‹ Versailles pendant l'occupation: recueil de documents pour servir à lChapitre 41 sur 62 · décembre · texte numérisé non relu

décembre

Cependant le brouillard qui couvrait Paris le 26 décembre retarda encore pendant vingt-quatre heures l'ouverture du feu ; on entendit bien pendant toute la journée une violente canonnade, mais elle venait des forts parisiens. Enfm, le lendemain 27, à 7 heures ii2, quoiqu'il y eût toujours beaucoup de brume, Tordre si attendu fut

donné, et aussitôt, 76 pièces de canons, se démasquant, lancèrent ensemble une pluie d'obus sur le mont Avron et le fort de Rosny, désignés pour être les premiers points d'attaque. Un télégramme au grand quartier général annonça à TAllemagne et à l'armée cette heureuse nouvelle, qui fui accueillie de tous les soldats avec des transports d'enthousiasme.

De tout autres soins, des pensées bien différentes occupaient alors la population et l'administration municipale de Versailles. A ce moment même où les Allemands ne songeaient, et avec tant de passion, qu'à organiser le massacre aveugle du bombardement, les habitants de Versailles complétaient l'organisation d'un système varié de secours destinés à soulager les misères et les souffrances de toute espèce que la guerre avait amenées et qui étaient signalées à l'attention publique. Le 27 décembre, le jour même du bombardement, la circulaire suivante était répandue dans la ville :

a Versailles, le 27 décembre 1870.

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