‹ Versailles pendant l'occupation: recueil de documents pour servir à lChapitre 9 sur 62 · MM · texte numérisé non relu

MM

Pesty-Rémont.

De Montfleury Mainguct. . . .

Bersot

Housay ....

Jeandel . . • •

Ange

Albert Joly . .

Délerot

Scherer ....

Lefebvre. . . .

Lebourdais . .

Verlhac . • • .

Debains ....

Magnier. . . .

Toiz

Ces élus du 25 septembre devaient conserver leurs fonctions pendant toute Ja durée de l'occupation.

A la séance du Conseil, qui eut lieu même le jour des élections, le maire annonça une nouvelle précaution que l'autorité militaire croyait dei7oir prendre vis-à-vis de la po-

f>ulation versaillaise. Déjà on avait ordonné e dépôt des fusils de gardes nationaux (fusils à piston qui, en face du fusil à aiguille, semblaient destinés à figurerdans un musée d'archéologie plutôt que dans un arsenal); cette précaution déjà excessive ne parut pas suffisante. Le commandant de place ordonnait aujourd'hui que toute arme à feu, de Quelque nature que ce fût^ possédée par un des habitants, fut déposée « avant le lendemain 26, à 1 heure de relevée. »

De plus, il exigeait de l'administration municipale ef du Conseil une déclaration signée de tous les membres, attestant qu'il n'existait à la mairie ou dans les bâtiments publics aucun dépôt d'armes, de pondre ou de munitions de guerre.

Conformément à cette volonté, l'avis suivant du commandant de place fut lu le jour même, à son de caisse, dans la ville :

«AVIS

« L'autorité militaire allemande prévient les personnes qui sont détenteurs des objets ci-après désignés, savoir :

« Poudre de guerre et cartouches,

(f Carabines de tir,

« Fusils de guerre et de chasse,

a Carabines de guerre,

« Revolvers,

« Et toutes autres armes à feu,

« Qu'elles sont tenues de les déposer im*

avalent donné des preuves de dévouement aux Intérêts de la ville. Parmi ces hommes, nous citerons au premier rang MM. Talbot et Gullloteaux-Vatel.

médiatemeot en Tbôtel de la Mairie. Ge dépôt devra être complètement effectué avant le lundi 26 septembre courant, à une heure après midi.

CI Faute de quoi il pourra être fait parla force militaire allemande des perquisitions qui auraient pour conséquence contre les nabitants trouvés détenteurs d'un ou de plusieurs des objets ci-dessus désignés d'être arrêtés et transférés en Prusse et subir, même après la paix, une détention de 15 années dans une forteresse; le tout conformément aux lois prussiennes. »

De leur côté, les Conseillers firent rédiger par le secrétaire de la Mairie la pièce suivante, composée à desseinavec un luxe ironique de détails, et qui dut calmer pleinement toutes les appréhensions de l'autorité militaire. Malgré l'exactitude exagérée de cette pièce, les conseillers la signèrent sans trop savoir s'ils ne s'exposaient pas aux quinze années de détention qui punissait toute fausse déclaration, car on avait trouvé dans la caserne de la gendarmerie des poudres restées là à l'insu de la municipalité, et rien ne pouvait assurer que d'autres dépôts n'existassent pas ailleurs.

Plus tard, en effet, on retrouva un autre dépôt dans un édifice public où Ton n'en soupçonnait pas, ce qui prouve combien la déclaration exigée par le commandant de place était abusive. En cette circonstance comme dans tant d'autres, les responsabilités les plus étranges étaient imposées à la municipalité, qui, étant seule présente, devait, d'après la justice prussienne, payer pour tous et pour tout.

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