Cf. Hugo (Hiadotion
Il lin t.- ■•;■-, i! fin i.i':ant. il L'nr GKMK,
Marchât* àjatm, marcher vaiscu, tuareber MAL Ail E.
Wrlnine (Insistance) :
Lefl i ' ■ h ûAOfrâax noms, M 1< L vfltfHfra NOIR
Vont c(Miir:ist;i]ii parmi l'nr Sunj[iii«-'iiv tL'ttn .■jnir.
!• Sala m., Ces. Borgia.)
DE CH. U.U'IïKLAInE.
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Mais le pl us souvent Baude laire fait «lu tnmètrc l'usage qui est ausi le plus fréquent chez V. H u^q. 11 s'en sert, et tort hien, pour mettr e en ^rand relief un ou deux mots do valeur détachés entre La tonique de l'hémistiche et la 2 B ^cesure~ rythmique :
Pour qui? — C'était hier | Fêté; — voici l'automne..., Lors^uViLiitt -- il mettra | le pied — sur notre échine,... 454 Je db : — Que chon ueot-iis | au ciet, — luus ces i l IG
Souvent — k ta i tarte I rowoe — d'uo réverbère-^ . 128
El partout — colorant ; en rovtçs — la nature....- L38
Hle — t'i se détache | en noir — sur le soleil. 65
Ha marchent, — eesdivrasl frères, — gui sont mes Vos prieras — *-\ vus vt&ux | mimes — sont clés forfaits! lit ton rfte — trempé i de pleurs — ini T on ne voit p;is„.. 8
Crime — qui nu pas fait | cfûmeeUr te soleil! I fcQ
........ Et ce tndeus tourmeai
De tire — lu secrète | hetreur — du dénouement.,.. US
Pourvut - sous la tutelle | invisible -- d'un ange-,,.. 1
Pfaus rîmes — tpie c'était ; tnq j/&<ri - a trois branches ... 141 U> sombre unit — les prend t à fa gorge, — Il> finissent.., i Mi saint Antoine — a wi , surgir — comme «les fc&vea Les seins dus -'t pourprés de ses tentations.,.. 136
is êtes - un beau ciel | d'automne^ - ri, tir el maol B6 Ils traversent ainsi le noir jllimih'-, C !'r- '■!■■ — du silence | èlcrnd. — Û cita.... ilB
Aux effets précédents on peut saouler ceux-ci :
le rentrât, — je fermai | ma porte, — épouvanté.... 114
tu,.,.
Le poète — buter | du front — sur son travail? ill
où le claquement de la porto, 1c heurt du front sont marqués fortement, à la fois par U Légère suspension de la voix sur la Ionique médiane, détachant Battement les mots qui suivent immédiatement, — et par l'accent rythmique qui vienl frapper ces mûmes mots.
Presque tous les effets étudiés précédemment, et notamment
VERSIFICATION ET i
[es derniers oités, sonl obtenus au moyen d'un rythme mixte, par une sorte de coïncidence, d*interfé ronce, du rythme binaire et du rythme ternaire. Il est facile de lincre
qu'une récitation qui supprimerai! Lotalemeat l'accent Je l'hémistiche, dans les vers- en question y forait disparaîtra tout effet.
Mais Baudelaire, esprit chercheur et curieux de nouveauté, a essayé de se dérober quelquefois à cette toi rythmique 4e l'alexandrin binaire, dont rempile (certains «lisent : la tyrannie) s T étend jusqu'au vers ternaire. Il y voyait une forme trop symétrique, trop rigide, d'nulunl plus qu'il n'avait pas pour
en tirer parti la maîtrise d'un Y. Hugi la souplesse
d'un Th. île Banville, II pensait, cela est à supposer, que le rythme el la symétrie sont deux choses distinctes que t'influence de ta tradition et l'oreille pliée depuis longtemps aux cadences classiques tendent malheureusement à confondre. 11 rêvait de formes métriques plus flexibles, susceptibles de réaliser un accord [dus parfait entre le rythme et les nuances infinies de l'idée et du sentiment. D'aulre part» en même temps qu'un chercheur, c'était une personnalité fort éprise d'indépendance, Indocile foncièrement, malgré sa soumission apparente aux règles de la poétique romantique {à la règle de
la rîme riche nolan .ni, qui devint, pourtant lui coûter); un
poète qui aspirait à des formes de moins en nmin.s rigoureuses et astreignantes.
C'est pour cela sans doute qu'il pensait avec envie a ta liberté, à la variété infinie des rythmes de la prose, auxquels il ne manquait qu'une cadence [dus sensible : * Quel est celui de nous, écrit-il, qui n'a pas, dans ses jours d'ambition, rêvé le miracle d'une prose poétique, musicale sans rythme et sans rime t assez souple et assez heurtée pour s'adapter aux mouvements lyriques de l'âme, aux ondulations de la rêverie, aux soubresauts de la conscience 1 * »
i Pp Petits poème* en pwse,