Th. GauLiur. Kotîet h ti'tudaimre, p
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meut, la oonslrîction P enne l , •
Baudelaire a certainement voulu, obscurément, confusément, comme il sied à un précurseur, des effets de Il a pense que le rythme continu était un peu comme l'éloquence continue, ennuyeux. Cela peut contribuer a expliquer s.i grande influence sur lee jeunet poètes.
mèmet effets se retrouvent dans le décasyllabe el dans
l'octosyllabe. Comme Kaudelaire les emploie beaucoup moins fréquemment que ! 'alexandrin, et pour éviter les répétitions, il .suffira de les signaler en passant, el de * Uer un ou deux exemples de rythmes brisés et volontairement prônes.
Le décasyllabe s'y prêtait forl bien par son rytlime naturellement inégal :
If 6 me on &ûl dit pai foi> qu'elifi ci i Que tout voulait ' aimer; elle Dorait....
ao»'
in seul exemple aussi pour l'octosyllabe : le récit de l'ivrogne meurtrier racontant ion crime avec la simplicité de i inconscience s'accommoderait mal de cadences emphatiques; le rythme prosaïque apparaît :
Elle .im-i encore jolie, Qaoiqua bien fotlguée! et mol
Je 1 1 ■!■ ' voiu pourquoi
Je lui dis : e Surs de ■ ette Mal h |,m
L'effei Bfil obtenu par remploi de l'enjambement, et par le jeu des césures qui dans ces î vers changent 3 foie de place (3 + S; 6 4-2; 4 -f- 4; 3 -j- 5); les deux vers de même scansion étant de plus chacun à une extrémité de la strophe.
I, st. Mallarmé, dans J, Jluret. Enquête sur l'évolution littéraire t p. 58, 50.
Tout le monde a remarqué la prédilection de Baudelaire pour les longs mots l .
Au poin! de vue du sens, leur rôle dans le vers paraît assez clair : par le temps plus long qu exige leur lecture, Us maintiennent l'attention plus longtemps sur Vhiée ou l'image qu'ils expriment; d'où un relief particulier donné à cette idée ou à cette image.
Mais quelle est leur influence sur le rythme du vers?
Là-dessus les métrîciens ne sont pas d'accord. — Plus les mots sont longs, disent les uns, moins il y a d'accents dans le vers, ei plus le mouvement x'aecéièrè*.
Pour Becq île Fouquières et M. Maurice Grammout : * Quel que soit le nombre des syllabes d'une des 4 mesures du vers alexandrin, sa durée est égale au quart du temps total a n. Il doit s'ensuivre que les mots qui dépassent 3 syllabes constitueront des mesures accélérées, puisqu'un mot de 4 syllabes, par exemple, bien que représentant à lui seul un tiers du nombre total des syllabes du vers, ne devrait avoir d'après cela qu'une durée égale à un quart du temps total.
Au contraire, pour M. Braunscbwig, le vers sera plus Tipide s'il renferme un plus grand nombre d'accents. Les mots longs par conséquent le ratentîsswtt.
I, Th. Gautier, S'olive, p, 40 : - Ltî* mots polysyllabiques et. amples plaident à Baudelaire -.
t. Cf. CUlr Tisseur, Madtsleê ofaerjMUftuu, p. \\2. Exemple cité:
La baleil Qgraii.'' ■ ta tuer....
Le second hémistiche, ayant trois annula, serai! plus Ibrl que le prunier i[iiï n'en a que deux.
Hernte des Langues romanes t 1803, p. t03* i, Esthétique du vers frHVty
14 vioitsiKH.vJ w.\ ET UETRIQI K
Qoieherai est de ce! avis 1 . Il estime ijue Remploi des grands mots est avantageux pour rendre an bruit qui se prolonge, une longue durée, et une action qui se continue.
C'esl lui, le vieux Quîelierat, qui est le plus près Je la vérité. — Chez Baudelaire notamment, les longs mots me donnent non pas une Impression de rapidité, mais une impression (yoïaîne, il est vrai) de fluidité ci de continuité i 1 en ce sens que, comme ils ont moins d'accents toniques, ht prononciation glisse sur eux avec une aisance supérieure. Ils figurent bien dans les vers qui expriment une action qui s'exécute aver Facilité, sans heurts ou efforts, d'une façon aisée et continue :
Glorifiait fa mort avec simplicité.... [fi mots.] '.i
Jouissaient sans mensunL' <i s,iu, anxiété..,, i mdtt, ri
L'irrésistible nuit établit son empii ntota | hhi
[Lfl cloofae]
Ji'Mm fîdi'lrun'ur son cri rcli^ux». 7<i
(Ainsi que des esprits errants et sans patrie i
Qui se mettent à geindre oçïmàUemenl *.... [fi moto.] W
1. Traite de versification, p. îlil, Qmeliernt elle ces deux vers de J.-B. Rous* seau ■
Lfl Loa|»i eotta miago mobile De l'iumiothilu éternité....
i i rail remarquer avee raison le contraste entre la rapidité du premier el la lenteur du deuxième.
± CX Hugo :
Sffif le cpir Gotgollm saigne rient*! !?••'• <><t. ...
{Châtiment*, I,
3. Dans ir dernier wersj iJ y h l^îdêe d'un effort, mais cette idée est flans le mot opisddtrsmenL Par le rythme, le second hémistiche, q se mot constitue à lui seul, exprime In continuité'
De même ici, dans le second de ces 3 vers :
Ton œil mystérieux (eal-il lilen, grifl ou -, .
Àiti .■■ i ordre. iV-venr. end;
Ut'ilL'i.'Ijit ]'jiii1u1.-ih-i,' tf la p&Jaur du dt I 51
le rythme coupé du second hémistiche marque la succession ries étals qui se remplacent, le long mot du premier hémistiche marque la continuité de FalLemance, le caractère ininterrompu de lo succession.