LES DIFFERENTE
Sur un total de 167 ] Epaves '), Baudelaire a e
Le vers de 12 pieds seul . É .
— associé au
ISONS MÉTRIQUES
pris celle du recueil
Le vers de 10 pieds seul ..-.,......,..,.
— associé au vers de S syllabes. . . . ,
Le vers de 8 pieds seul
— avec un refrain en vçrs de 6 et de 4 syllabes «..,,, , ,
Le vers de 8 pieda associé au TfiTfc de S syllabes
Le vers de "pieds seul
— associé an vers de 5 syllabes
ib-
Tfi7
La très grande prédilection pour l'alexandrin (121 sur 167) manifestée par le poète, s'explique sans doute par la nature de son style poétique. Laj)hrase c[ujl aime et qu'il recherche, de préférence ample, ondulante, harmonieuse, continue, son rythme volontiers lent et berceur, sauf quand il le saccade ou le brise à dessein, s'accommodent mieux du cadre étendu de l'alexandrin que des vers plus courts.
i. Seules Us pièces 11, 12, 14, 15 des Épaves (édit. Lemerre), qui sont de très courtes boutades sans aucune importance, ont été négligées dans celte étude.
lia relativement peu employé le vers de * pieds (36 fuis), qui lui convenait déjà beaucoup moins. Dans son Étude sur l'h. Gautier 1 , il a Félicité celui qu'il considérait comme un de ses maîtres en poésie d'avoir « Introduit systématiquement et continuellement la majesté de l'alexandrin dans le vers ociosyllabîque ». C'est sans doute ce qu'il cherchait lui-même; mais il n'y a pas toujours réussi. Le mètre ne s'y prêtait pas très bien; souvent sa phrase poétique s'y trouve à L'étroit, comme comprimée ou étriquée. Th. Gautier trouve de son ■ côté que les octosyllabes de Baudelaire sont « brusques, violents, coupants comme les lanières du chat à neuf queues, et cinglent rudement les épaules de la mauvaise conscience et de l'hypocrite transaction- ». Ce jugement est surtout juste des octosyllabes que Baudelaire associe à l'alexandrin (cf. les pièces 30» 46,88).
Là l'octosyllabe introduit dans te rythme un élément heureux de variété et de vigueur :
Avei-vous donc pu croire, hypocrites surpris, tju'on se moque du maître, et qu'avec lui Ton triche, Ei qu'il soit naturel de recevoir deux prix,
b'flifcr an ciel et ft\Hcc riche ï 88
Mais c'est là un effet de relief lout à fait usuel et qui n'est naturellement pas spécial à Baudelaire, pas plus du reste que celui-ci, qui rappelle la forme des ïambes, rythme vigoureux où l'effet de contraste se produit à chaque vers par le changeaient de mètre ;
KL le ciel regardait la carcasse superbe
Comme Une fleur tf épanouir.
\& puanteur était si forte, que sur l'herbe
Vous, crûtes roux évanouir, 30
L'effet est analogie mais le relief moins marqué, dans l'association de l'octosyllabe au décasyllabe, le contraste