‹ Versification et métrique de Ch. BaudelaireChapitre 6 sur 47 · Pleurs du Mal, u\. U Solrtl, Cf. Boîleau · texte numérisé non relu

Pleurs du Mal, u\. U Solrtl, Cf. Boîleau

Tantôt, cherchant la fin d'un vers que jp consirni, iJq trouve au mol qui kT«vj

(Ép. vj.)

de chances de se terminer de même et qu'il est le plus facile de faire rimer ensemble, s'ajirjelh'iil inévitable ment à la rime. S'il fallait prendre à la lettre l'axiome de Th. de Banville, pour qui « l'imagination de la rime est entre toutes la qualité qui constitue le poète », Baudelaire ne serait qu'un bien médiocre poète. En tout cas il est un exemple du prix qu'un vrai poète (car il est cependant un vrai poète) doit payer la richesse des rimes partout et à tout prix, quand il est très moyennement doué au point de vue verbal. Au prix d'efforts constants, il a nUouu la richess e de la rini» encore relative -, mais il ne l'a obtenue quYiux dépens de la g axiété. Son cas est bien fait pour donner raison à ceux qui pensent que la règle de la rime riche a soumis la poésie romantique à une tyrannie tout aussi oppressive que celle des règles classiques.

2, Voir les quelques réserves faites plus haut, Baudelaire seraiL, d'après Clair Tisseur (Modestes observations, p. 20IJ, un des poètes de son temps qui ont le moins saçrifiô à la rime riche-

Page 1