‹ Versions latines commentées pour les classes de troisième, seconde et première. Livre du maître. Cinquième éditionChapitre 111 sur 133 · Une mutinerie militaire · texte numérisé non relu

Une mutinerie militaire

(Tacite, Annales I, xvi-xvii.)

Il y avait dans le camp un certain Peroennius, autrefois chef de claque au théâtre, simple soldat depuis, effronté dans son langage et que son métier d’histrion avait habitué à provoquer des désordres dans les foules. Il ee mit à exciter peu à peu ces hommes simples qui se demandaient ce que deviendrait le métier militaire après la mort d’Auguste. Il s’entretenait avec eux la nuit, ou groupait les plus pervers à la chute du jour, quand les meilleurs s’étaient retirés dans leurs tentes. Finalement, se sentant soutenu 1 par d’autres meneurs, il osait, comme dans un vrai discours, leur demander: « Pourquoi obéissez-vous comme des esclaves à quelques centurions, à des tribuns moins nombreux encore? Quand oserez-vous demander des réformes, si vous ne recourez pas avec des prières ou avec la menace de vos armes à un prince nouveau et encore mal affermi? On a assez péché par lâcheté durant tant d’années en laissant 2 des vieillards, dont beaucoup sont restés mutilés par suite de leurs blessures, supporter trente ou quarante années de présence aux armées. Et même le licenciement ne marque pas réellement le terme du service militaire, mais, campant encore auprès des étendards 3 , nous supportons sous un autre nom les mêmes travaux. Et s’il arrive à quelqu’un de survivre à tant de périls, on l’emmène encore dans des pays lointains où on lui donne, sous couleur de domaine à cultiver, des terrains humides dans ieâ marécages ou stériles dans les montagnes. Et pourtant certes, considéré en lui-même, le service militaire est dur et ne rapporte guère: dix as par jour, c’est à ce prix qu’on estime le risque de perdre la vie ou les membres. Et sur cette somme 4 il faut prendre de quoi payer les habits, les armes, les toiles de tentes, de quoi se racheter de la cruauté des tenturions et se procurer des exemptions de service.

Est-ce que les soldats des cohortes prétoriennes, auxquels ont été attribués deux deniers par jour, qui sont rendus à leur foyer au bout de seize ans, affrontent plus de dangers? Je ne veux pas dénigrer les services de garde qu’on fait à Borne 5 , mais il n’en est pas moins vrai que moi, parmi ces peuples barbares, du seuil de ma tente, je vois l’ennemi.

Notes. — 1. Promptus , prêt, à la disposition de. — 2. Quod , par ce fait que, en raison de ce fait que (pour expliquer en quoi a consisté la lâcheté). — 3. On les appelait vexillarii. — 4. f/inc, hinc, non pas d’un côté, de l’autre; mais avec cela : ex ea pecunia. Cf. unde au lieu de ex quo . — 5. On entend parfois : service efféminé, mais il est plus naturel d’entendre les nombreuses gardes qn on doit monter dans Rome.

Commentaire grammatical. — 1. Quisque avec le superlatif signifie « tous », fortissimus quisque , tous les plus braves (Gr. § 136). — 2. Et ne joignant pas deux termes signifie aussi ou même (Gr. § 98). Get emploi est particulièrement fréquent chez Tacite. — 3. Plerique , sous l’empire, tout en conservant d’ordinaire le sens de « la plupart », signifie souvent permulti , très nombreux, ou même simplement multi , nombreux. — 4. Ce sont des distributifs (Gr. § 34) ; ils sont employés ici parce que le nombre est répété : chacun trente, chacun quarante, etc. — 5. Le neutre inculta signifie ici : des lieux incultes ; mais ce sens rentre dans l’emploi général du neutre (Gr. § 46, note). Cet emploi avec un génitif partitif est une particularité de la langue de l’Empire. Le sens est peu différent de incuîtos montes. — 6. Il y a zeugma dans l’emploi de redimi, car le sens va bien avec saevitiam et vacationes : racheter = se racheter de; mais, avec les autres compléments, on attend simplement emere (Gr. § 848). — 7. L’as (en cuivre) valait environ 5 centimes et le denier (en argent) seize foiB plus. On sait d’ailleurs que ces équivalences ne donnent qu’une idée fort imparfaite des rapports de la monnaie avec les marchandises. On le devine aisément ici. — 8. Se est visiblement au singulier; c’est Percennius qui parle de lui : ego non obtrecto. Sibi pourrait être considéré comme un pluriel : nos aspicimus ; mais il est plus naturel de penser qu’il est au même nombre que se , et l’opposition apparaît plus vigoureuse avec le singulier : ego aspicio. — 9. Les propositions interrogatives qui seraient à l’ indicatif dans le style direct sont généralement mises à l’infinitif au style indirect, si l’interrogation est « oratoire », au subj. si l’interrogation est « réelle ». 1 er cas : quando ausuros = quando audebitis. L’interrogation est oratoire, car le sens est c vous n’osetçz

jamais si voue ne profitez pas d’une telle occasion ». Nous ne pensons pas qu’il soit nécessaire d’entendre : quando audebimus. Pour plus de détails, cf. Eiemann, § 228. — 2 e cas : cur obedirent=cur obeditis. Si l’on voulait considérer cette interrogation comme oratoire (vous avez tort d’obéir), la subjonctif s’expliquerait par l’emploi de la deuxième personne au style direct : Eiemann, § 228. L’interrogation an... suscipere se rattache au premier cas. An indique visiblement l’interrog. oratoire (Gr. § 92, note).

Commentaire littéraire. — 1. Nous voyons par ce passage que les principaux officiers qui forment les cadres de l’armée romaine, ceux du moins qui sont le plus habituellement en contact avec le simple légionnaire, sont les tribuns militaires et les centurions. Au-dessus d’eux est le legatus , lieutenant du général. L 'imper ator est le général en chef, mais sous l’empire, c’est ^empereur lui-même qui est le véritable imper ator de toutes les armées. Les six tribuns de la légion se relayent pour la commander. Les centurions commandent une centurie (environ 100 hommes), il y en a 60 par légion. Ils correspondaient pour le grade à peu près à nos lieutenants, mais leur rôle était plutôt celui de nos capitaines. Pourtant, à cause de leur origine, ils étaient considérés comme des sous-officiers. Leur importance est capitale dans l’organisation de l’armée romaine. — Une cohorte est la dixième partie de la légion, elle comprend 600 hommes et se divise en trois manipules de 200 hommes. — L’étendard de la légion est l’aigle ( aquila ) ; la cohorte a pour étendard l’enseigne ( signum ) de son premier manipule ; le vexillum est proprement l’étendard de la cavalerie, mais les troupes de vétérans hors cadre avaient aussi un vexillum. C’était un drapeau carré suspendu à la hampe par une traverse. — 2. On voit ici que sous l’Empire, l’armée, qui est permanente, se compose de soldats de carrière recrutés par engagement; que la durée du service, qui était au minimum de seize ans, pouvait être considérablement prolongée. Aussi, nous voyons les Boldats inquiets des nouveaux règlements toujours possibles et réclamant des réformes. La discipline est maintenus au besoin par les coups ( saevitia centurionum ) . Le soldat reçoit une solde ( stipendium : ce mot est employé dans le texte pour désigner les années de solde, c’està-dire de service). Lorsqu’on lui fournit le blé, qui est son principal aliment, on lui fait une retenue. x II aoit en outre acheter et entretenir lui-même ses vêtements et ses armes. Il a le butin ( praeda ) pour se dédommager. Mais ce butin est partagé avec ordre et l’Etat en garde une bonne part. Le soldat qui a fini son temps est en principe mis en congé ( dimissus ), mais on le conserve encore assez longtemps comme vétéran dans des corps spéciaux ( vexillarii ), où il jouit de certaines dispenses et de certaines faveurs; eosdem labores perferre est donc une exagération voulue de Percennius. Dans cette situation il attend la retraite, accordée aux soldats qui ogt dognÿ satisfaction. La retraita est payable en prig*

3ii

cipe en argent, mais on la donne anssi en terres à cultiver,

d’ordinaire dans le9 provinces ( diverses in terras). — 3. Tandis que les légionnaires sont toujours occupés sur les frontières à guerroyer ou à exécuter des travaux, les prétoriens ( praetoriae cohortes ) forment la garde de l’empereur. Comme les « cohortes urbaines >, auxquelles il est sans doute fait allusion dans excubias urbanas , ils sont casernés à Borne ou aux environs. Ces troupes veillent à la sécurité de l’empereur et de la ville. Elles jouissent de toutes sortes de privilèges, qu'envient les légionnaires. Dans la révolte dont il s’agit ici, ce furent précisément ces troupes d'élite, envoyées de Borne par Tibère, qui firent, par la force, rentrer dans l’ordre les plus dangereux mutins. — 4. Les historiens anciens, formés à l'art d'écrire par la rhétorique, aiment à faire parler leurs personnages. Les discours sont d’ailleurs un aspect important de la vie antique. Tacite, comme les autres historiens romains, ignore en cette matière les scrupules d’exactitude des modernes. Même quand il a sous les yeux le texte authentique, il refait le discours. La vraisemblance lui suffit et le souci de l’art prime le scrupule scientifique. Ici, c’est lui qui trouve les arguments « qu’a dû employer » Percennius. Ce système a au moins l'avantage de nous donner une vue d’ensemble de l’auteur sur une situation donnée. Nous saisissons nettement ici les motifs de mécontentement qui pouvaient travailler une armée romaine au début du premier siècle. Un moderne, pour expliquer la sédition, aurait fait la même chose, mais autrement : il aurait parlé en son propre nom. — 4. Ces sortes de discours, même brefs comme celui-ci, sont composés selon toutes les règles de la rhétorique. Tacite d’ailleurs avait parmi ses contemporains la renommée d’un grand orateur. S’il est vrai que les morceaux écrits en style indirect sont d’ordinaire plus simples, celui que nous avons ici n’en est pas moins fort habile et digne a’un excellent avocat. Il est fort bien fait pour exciter les passions d’une multitude. L’appel à la jalousie, par exemple, que provoque le dernier argument et qui laisse le venin dans la plaie déjà irritée, est une habileté de premier ordre. Toutefois, et pour obéir en cela même aux préceptes de la rhétorique, l’auteur a adapté les paroles au caractère de son personnage. Percennius a le langage audacieux ( procax Ungua ), il sait comment on agit sur une foule : aussi procède-t-il par des interrogations provocantes, qui appellent des réponses immédiates: quando ausuros ; par ironie : in modum servorum , uligines paludum , inculta montium ; il a recours aux hyperboles qui frappent l’imagination et ne craint pas les affirmations contestables : eosdem labores , diversas in terras. En somme, ce discours par sa familiarité un peu brusque est vraisemblable dans la bouche d’un soldat, mais non pas d'une vraisemblance étroite qui ne serait après tout qu’un mauvaia réalisme.

107* Mélius prétend à la royauté (Tite-Live, iv, 14.)

Le lendemain, après avoir placé à divers endroits des postes de soldats, Cincinnatus descend sur le forum. Le peuplé, étonné de ces précautions insolites 1 , le regardait curieusement. Les partisans de Mélius et leur chef lui-même comprenaient que toute l'autorité de cette magistrature suprême était dirigée contre eux; quant à ceux qui n'étaient pour rien dans ces projets d'usurpation, ils demandaient à tout venant quelle sédition, quelle guerre soudaine avait rendu nécessaire l’autorité dictatoriale et le choix de Quinctius, plus qu'octogénaire, pour gouverner l'Etat. Cependant Servilius, maître de la cavalerie, député à Mélius par le dictateur, lui dit : « Le dictateur te demande. » Tout effrayé, Mélius s'enquit de ce qu'il lui voulait. Servilius lui déclara qu'il avait & se défendre 3 et à réfuter l'accusation portée contre lui au Sénat par Minucius. Alors Mélius se retirant parmi la foule de ses complices et regardant autour de lui, parut hésiter. Mais comme, sur l'ordre du maître de la cavalerie, un licteur tentait de l'entraîner, il fut délivré par la foule et s'en fuit en faisant appel à la protection du peuple romain. Il disait que les sénateurs avaient comploté* sa perte parce qu’il avait été le bienfaiteur du peuple; il suppliait les assistants de le secourir dans ce mortel danger et de ne pas le laisser massacrer sous leurs yeux. Tandis qu'il parlait ainsi, Servilius le rejoignit et l'égorgea. Tout couvert de sang et entouré d'un groupe de jeunes patriciens, Servilius retourne annoncer au dictateur que Mélius, mandé auprès de lui, a repoussé le licteur, a cherché à ameuter la multitude et a reçu le châtiment mérité. Alors, le dictateur lui dit: « J'applaudis à ta bravoure, Servilius ; tu as sauvé la liberté de l'Etat. » Comme la foule s'agitait, dans l'ignorance où elle était des raisons de ce meurtre, Cincinnatus fît réu-

nir une assemblée et déclara que Mélius avait été tué à bon droit, même s’il n'avait pas aspiré à ia royauté 4 , parce que, mandé auprès du dictateur par le maître de la cavalerie, il avait refusé de venir.

Notes. — 1. Le peuple était tourné vers lui (avait son attention attirés sur lui) par le caractère insolite et l’étrangeté de la chose. — 2. Dicere eau sam , plaider sa cause, se défendre. — 3. Consensus , non pas consentement, mais « entente, complot ». — 4. Même s’il était innocent de l’accusation de royauté (de vouloir régner).

Commentaibb GBAMMATicAL. — 1. Expert est construit avec le génitif comme les adjectifs qui signifient que l’on possède ou que l’on sait (ou les idées cornières), Gr. § 118. — 2. Redorera est attribut : réclamer Qumçtius comme dirigeant (Gr. § 101, note 4*), Le subjonctif tient à l’interrogation indirecte. — 8. Dans quid vellet le subjonctif tient * aussi à l’interrogation indirecte (Gr. § 254). — 4. Recipe’re se, tergiversari, dicere , orare sont des infinitifs de narration; le sujet est alors au nominatif (Gr. § 222). — 5. Quod benigne Ucisset est au subjonctif du style indirect (Gr. g 340). — 6. Tandis que neque est régulièrement pour et non (rarement et ne), neve est pour et ne : et ne sinerent; ve en pareil cas n’a donc pas le sens de « ou bien ». — 7. Eum tocijerantem est à la fois le complément de adsecutus et de obtruncat (Gr. § 155). — 8. Le mot mactus se rattache à la racine mag (grandir) comme magie et magnus ; il signifie « grandi, honoré ». Il s’employait dans la langue des sacrifices au vocatif macte. C*est ce qui a sans doute contr ** à faire conserver le vocatif au lieu du nominatif du^o macte esto . L’ablatif qui accompagne macte indique la cause : sois honoré à cause de ton courage. Le mot mactus a donné mac tare , tuer en l’honneur d’un dieu; l’espagnol matar , tuer, s donné le dérivé matamore, tueur de Maures oh nous retrouvons la racine mactus. — 9. Liberata Republtca peut s’explique! comme un ablatif absolu; mais il équivaut à une proposition causale : quia Rempubiicam liberavieti (Gr § 227). — 10. Le vocatif est en i ( Servili ) dans les noms propres latins en - ius , auxquels il faut ajouter filius et meus (Gr. § 15) ; mais Darius fera Darie, parce que ce n’est pas un nom d’origine latine. — 11. La concordance des temps fGr. § 250) n’est pas observée dans etiamsi fuerit . Les historiens y manquent parfois dans le style indirect en vue de la variété; il s’agit ici d’éviter la consonnance fuies et, ve nisset. — 12. Les adjectifs insons, ou* innocent peuvent être rattachés aux adjectifs qui indiquent absence de participation et se construire avec le génitif (Gr. § 118) : insons consilii (Salluste), comme plus haut expers consiliorum ; ma 's ils signifient aussi « être exempt ou éloigné de »; aussi 1rs trouve-t-on avec l’ablatif (Gr. g 123). — 13. Cum est construit dans ce passage avec le subjonctif parce qu’il indique

presque partout que les événements ont réagi l’un sur l'autre (Gr. § 319) ; mais même en dehors de ce cas ( cum expertes rogitarent ) l'imparfait du subjonctif peut s'employer (Gr. $ 318, note).

Cohmentaibb LiTTÉBAiEB. — 1. Depuis 1’expulsion des Tarquins le nom de roi était haï chez les Bomains. Ils continuaient à honorer Romulus, mais exécraient le régime monarchique. Ils considéraient comme des esclaves les peuples gouvernés par des rois. « L’aristocratie romaine avait adroitement nourri dans le peuple l’horreur pour le nom de roi. Avec ce mot, elle s’était débarrassée de op. Cassius, de Manlius, de Mélius, et du premier des Gracques; avec lui encore, elle réussit à se délivrer de César : c’est toi, s’écriait Cicéron dans une de ses Philippiques contre Antoine, c’est toi qui as tué César, quand tu lui as offert le bandeau royal » (Duruy). — 2. Tite-Live vit sous Auguste. A la vérité, l'Empire est un gouvernement monarchique, mais les Bomains feignent de ne pas s’en apercevoir, sous prétexte que les formes extérieures du régime républicain sont maintenues. Ils continuent à honnir la royauté. Tite-Live en particulier, quand il parle de liberté, se fait une âme de vieux Bomain de la République : cela ne l’empêche pas d’être un familier d’Auguste. L'empereur s’amusait à rappeler « le Pompéien », Bachant bien que ses préférences pour Pompée et pour la république étaient surtout littéraires et ne tiraient pas à conséquence. — 3. Tite-Live essaie de nous faire assister par l’imagination à cette scène. Il nous y prépare d’abord en créant une sorte d’atmosphère particulière qui résulte de l’attitude inquiète du peuple et deTa curiosité générale. Puis il met en présence les deux protagonistes. L’un bref et impérieux, décidé à recourir immédiatement à la violence, l’autre aussitôt décontenancé, implorant en vain l’aide du peuple et succombant sous les coups d’un adversaire plus résolu. Enfin la foule apaisée par le dictateur qui couvre du prestige de sa dignité le meurtre commis. Le drame est rapide; on sent planer sur cette scène non pas tant l’image de la liberté sauvée que le spectre redoutable de l’autorité dictatoriale qui en imposa toujours à ce peuple discipliné. — 4. La première phrase nous montre la richesse de la période chez Tite-Live. Deux ablatifs, l’un de date, l’autre absolu, indiquent deux circonstances essentielles. Puis viennent plusieurs propositions subordonnées avec cum qui nous font connaître l’attitude des divers éléments de la foule en présence des mesures prises par le dictateur. Alors seulement est indiquée, dans la proposition principale l'action essentielle qui va déclancher le drame : vocat te, inquit, dietator. Obligé de diviser en plusieurs phrases cette période, le français détruit l’unité d’impression en plaçant sur le même pied que l’action principale des circonstances qui, dans la réalité, en dépendent et ne sont mentionnées que pour lui donner tout son relief (Gr. § 845 ).

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