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ions le feuillage abrités par un refuge grossier contre, etc.
— 9. Des lambris ciselés ne pendaient pas au-dessus d’eux.
— 4. A tout bruit de vos maisons. — 6. Liber perflatua . us, m. circulation libre de l’air. — 6. Opus se dit bien des travaux de terrassement.
Commentaire grammatical. — 1. On trouve en latin surtout à partir de Tite-Live des expressions adverbiales avec in et l’accusatif : in communs, in ma jus, in immensum, in
?uantum , ou ex et l’ablatif : ex aequo , ex improviso. — 2. n avec l’accusatif peut marquer le but au sens figuré • larga in usus , généreuse pour les besoins. — - 3. Les propositions relatives indéfinies sont à l’indicatif (Gr. § 327), quand aucune règle plus générale ne demande le subjonctif (Gr. § 341, H). Quidquid se traduit commodément car « tout ce qui, tout ce que ». — 4. Il faut entendre inter eos. qui concordes erant : entre eux qui, et non pas entre ceux qui (Gr. § 139). — 6. Dans valentior imposuerat infirmiori , on considère deux hommes à part : un plus fort, un plus faible (Gr. § 133). — 6. Quoa sibi jaceret : une chose qui fût mise en réserve pour lui-même, c’est-à-dire pour qu’elle fut en réserve (Gr. § 329, 2°) 7. Quoque est souvent
employé au lieu de etiam à l’époque impériale; à cette épo que aussi le neutre de l’adjectif est employé comme nom très librement même aux cas obliques (génitif, datif, ablatif) Cf. Gr. § 46). — 8. On peut traduire ac par et ; le souci d’un autre et de soi-même était aussi grand ; mais
il faut se rappeler que ac finit, avec les adjectifs marquant ressemblance ou différence, par avoir le sens de « que » : idem ac, aeque ac, alius ac (Gr. § 182). — 9. L’ablatif avec ab, marque séparation, éloignement, par conséquent : pro tection contre, tutus ab, protegere ab (Gr. § 123, note et
176). — 10. C’est quam qu’il faut employer pour signifier combien devant les adjectifs (Gr. § 91, 2*). — 11. Sous l’empire le neutre singulier au pluriel s’emploie beaucoup pour marquer le lieu : in aperto , dans un lieu découvert; inter aperta, parmi des lieux découverts. — - 12. Silentio est un ablatif de manière (Gr. § 188). — 13. Ad marque souvent la circonstance : en présence, à l’occasion de tel ou tel fait, comme nous disons : au moindre bruit, à cette vue, au signal donné. — 14. Quis remplace aîiquis après si, nisi, ne num, * cum , etc. (Gr. § 151 et note). — 15. Instar ,
nom neutre indéclinable, signifie « équivalent »; il ne faut
pas le prendre pour une sorte d’adverbe signifiant « à l’instar de ». # — 16. Les verbes composés de facio ont le passif en fio, si facio n’a pas subi ae modification : obsolefio, obstupefio; mais le passif est régulier dans les autres cas* eonficio , eonficior , tec. — 17. Haec erat domus , pour hoc état domus, c’était la maison (Gr. § 103). — 18. Tbnentem •e rapporte an sujet indéterminé de habitars (Gr. § 259, 3’).
Commentaire littéraire. — 1. Sénèque est une) sorte d’apôtre. Voulant inspirer le goût d’une vie plus innoncente et
lu
plus simple, il accumule ici les traits les plus séduisants
d*e la poésie de la nature : la beauté d’une terre spontanément fertile, la chasse, les grands bois pleins de fraîcheur, l’ombre légère d’un arbre, des rochers, des fontaines, des ruisseaux, des prés, une cabane rustique, et surtout le spectacle des nuits étoilées, solennellement silencieuses. — 2. Sénèque, qui parle pourtant ailleurs avec sympathie du progrès scientifique, est ici tout entier à son évocation dhine vie paradisiaque. Pour peindre cet Eden plus librement, il s’embarrasse peu des objections qu’il aurait pu trouver dans le cinquième livre de Lucrèce (Voir n* 61) et qui surgissent ici à chaque ligne. A plus forte raison ne peutil songer aux découvertes qui ont plus tard jeté quelque lumière sur la vie de l’homme aux temps préhistoriques. Il se contente donc de rééditer ici un lieu commun sédui sant, mais vingt fois traité déjà danB la littérature latine antérieure : la légende de l’âge d’or. — 3. Rendons pour tant justice à l’intention de Sénèque. Il se rapproche ici du christianisme. C’est, projeté dans le passé, le souhait d’une humanité meilleure, simple, innocente, charitable, affectueusement soumise à la Providence. Ce souhait, que le christianisme garde toujours en lui, devient parfois le rêve, un peu trop platonique, de certaines époques, lasses des raffinements de la civilisation. C’est le cas pour le siècle de Sénèque et pour lui-même. Au temps de sa jeunesse, dans son ardeur philosophique, il avait couché sur un gra bat, s’était abstenu de vin et de viande. Puis, installé
S rès de Néron, il avait connu les inquiétudes ( sollicitudo ) e la grandeur. Il pouvait craindre sa propre maison ( ipsam domum timentem ), pleine d’esclaves parmi lesquels se cachait peut-être un assassin. Néron pouvait être jaloux, un délateur pouvait désirer ses biens (pro ipsa timentem). Quoi qu’il en soit, cette évocation d’un « état de nature » fort problématique, fait songer aux théories de J. -J. Rousseau, 8urgies elles aussi au milieu d’un siècle raffiné. Seulement Rousseau, obligé à plus de précautions, a Soin de rendre moins idylliques ces origines de l’humanité. — 4. Le style de Sénèque déploie ici toutes ses ressources : négligences nonchalantes ou grâces maniérées. C’est l’allure de la conversation qui touche par moment au laisser-aller. La phrase : non habebant domos , sed spiritus , est une véritable anacoluthe. Cette conversation s’anime parfois jufequ’à la tirade éloquente comme dans la large opposition : illi ( quos alu quod * nemus, etc.)... ( sollicitudo ) nos , etc.. Cette ampleur oratoire en se colorant de poésie touche au lyrisme : quand il écrit non impendebant caelata laquaria , etc., il est tout plein du souvenir de Lucrèce et de Virgile. Plus souvent, le style, très coupé, saccadé présente des antithèses successives, des rapprochements de mots et des images qui brillent un instant pour renaître sous une autre forme (style à facettes) : fertilis-illaboratus ; superare-deesst ; valenttor-infirmiot ; alterius-sui ; sollicitudo -purpura; mollem-dura; im pendere-superlabi ; agrestis-rusticus ; ipsarrupro ipsa ; parfois
LTVBB DU MA1TEB
^expression est d’une extrême hardiesse et d’un goût douteux : manus incruentae verterant odium . Ce style, que Quintilien blâme sévèrement, enchantait la jeunesse des écoles.