II. Vertige optique
Anatomie. — Chaque bandelette optique, qui constitue en réalité, nous l'avons vu plus haut, le véritable nerf optique mettant chaque hémisphère en rapport avec la moitié opposée du champ visuel, va se diviser en un certain nombre de faisceaux que nous devons suivre isolément.
LES VERTIGES
Les fibres qui, de la rétine au chiasma, forment les deux demi-nerfs optiques, ont été interceptées une seule fois, au niveau de la couche des grosses cellules ganglionnaires de la rétine, large ganglion étalé que nous pouvons rapprocher du ganglion diffus de Scarpa et du ganglion spiral qui interceptent les fibres du nerf labyrinthique. Deux sortes de fibres, comme pour le nerf labyrinthique, d'ailleurs, vont aboutir aux formations corticales sans nouvelle interruption.
1° Le faisceau Cérébral direct qui, de la bandelette optique, s'infléchit pour entrer dans la partie postérieure de la capsule interne, et par le faisceau sensitif général se dirige vers le cunéus et la démi-circonvolution placée sous lui. Ce faisceau est de tous points comparable au faisceau cérébral de la racine postérieure du nerf labyrinthique, qui remonte sans interruption par le même faisceau sensitif général vers les circonvolutions temporales.
2° Le faisceau cérébelleux direct, dont nous avons déjà fait mention, qui, sorti de la bandelette en arrière des corps genouillés par la racine descendante de Stilling, gagne le pédoncule cérébelleux supérieur et aboutit au noyau denté. Nous pourrons le comparer aux faisceaux cérébelleux directs du labyrinthe et de la moelle.
Viennent ensuite :
3° Un faisceau oculomoteur, qui par les mêmes racines se dirige vers le noyau du moteur oculaire commun, et, par lui et le faisceau longitudinal postérieur, communique avec tout le système de l'oculomotricité réflexe.
4° Un faisceau genouillé externe. Une grande partie des fibres de la bandelette est interceptée par le noyau de ce nom, qui est en rapports commissuraux avec :
a) les tubercules quadrijumeaux antérieurs;
b) les lobes occipitaux par le segment postérieur de la capsule interne.
5° Un faisceau des tubercules quadrijumeaux antérieurs, vers ces noyaux, d'où part un gros faisceau qui, comme le
VERTIGE OPTIQUE
précédent, aboutit à l'écorce du lobe occipital. Un autre faisceau (Meynert) va aux noyaux oculomoteurs.
6° Un faisceau olivaire, vers l'olive inférieure du bulbe, qui émet à son tour un faisceau (f. central de la calotte, Bechterew) qui remonte dans la protubérance, se place près du faisceau longitudinal postérieur, au côté interne du noyau rouge, et disparaît au niveau de la substance grise du troisième ventricule (Bechterew). De ces mêmes olives partent des fibres soit vers le corps denté, ou olive cérébelleuse, soit vers l'écorce du cervelet, par les pédoncules inférieurs.
7° Un faisceau prohiber antiel, CeluiTci aboutit aux noyaux de la protubérance. Or, ces derniers communiquent avec :
a) les noyaux réticulés,
b) le cervelet,
c) les lobes occipitaux,
d) le noyau caudé,
é) le corps lenticulaire.
Le noyau réticulé établit à son tour la correspondance avec les tubercules quadrijumeaux postérieurs, les ganglions cérébraux (Bechterew), le noyau postéro-basilaire de la couche optique.
La rétine est donc en rapports avec :
1° Le cerveau : — Cuneus et lobe sous-jacent, par un faisceau direct;
— lobe occipital, par le faisceau sensitif de la capsule interne, provenant soit du corps genouillé interne, soit des tubercules quadrijumeaux antérieurs, soit enfin par les noyaux de la protubérance;
— -la substance grise du troisième ventricule, par l'intermédiaire de l'olive inférieure;
— le noyau caudé, le corps lenticulaire, le noyau postéro-basilaire de la couche optique, par les noyaux de la protubérance.
2° Le cervelet, par le faisceau cérébelleux direct, par l'olive inférieure, par les noyaux de la protubérance.