PRÉFACE. I
tinuelles allusions à ce qui a été dit ailleurs : d'un autre cûté, il est d'un usage commode pour le lecteur qui ne veut faire qu'une lecture partielle, qui ne cherche dans la Vie d'un saint qu'une édification, qu'un enseignement spirituel. Par exemple, dans une retraite, ecclésiastique ou autre, impossible de lire une Vie aussi étendue que celle de saint Vincent de Paul. Il en faut donc détacher les fragments les plus appropriés à la circonstance : or, lesquels choisir, sinon ceux quiracontent, qui enseignent les vertus qu'on se propose alors d'acquérir?
Eh bien, puisque, à ce point de vue, le livre des Vertus offre un avantage ; puisque c'est pour cela, quant à ce qui regarde saint Vincent de Paul, qu'on se croit encore obligé de recourir à Abelly, voici beaucoup mieux qu'Abelly. Que cherche-t-on dans Abelly, en effet? ce n'est pas l'historien, certes, qui n'a aucune valeur littéraire ; c'est la personnalité de Vincent, sa continuelle mise en scène, sa parole écrite ou orale. Or, dans ce livre des Vertus et delà Doctrine spirituelle à.e Vincent de Paul, plus qu'Abelly encore nous nous sommes effacé devant le Saint, plus qu' Abelly nous lui avons toujours cédé la parole, en sorte que Vincent sera ici le seul acteur et le seul maître, qu'on croira toujours le voir etl'entendre. Plusd'exorJes, plus de commentaires banals en tête et au milieu des chapitres : le fait seul, la doctrine seule! L'enseignement du saint est ici bien plus abondant que chez Abelly, car