‹ Vespuce et son premier voyageChapitre 2 sur 4 · De cette pointe, il doit avoir navigué dans le · texte numérisé non relu

De cette pointe, il doit avoir navigué dans le

(1) Humboldt, IV, 262; Bartolozzi, p. 75 et suiv., p. 103, note.

(2) Ce ne pourrait être le cap Catoche comme l'a cru Bartolozzi (p. 71).

(3) Ces 870 lieues ont beaucoup tourmenté le savant Bartolozzi, qui n'a pu réussir à s'en rendre compte.

canal de Bahama et continué à longer encore toute la côte des États-Unis pendant plus de trente jours jusqu'à ce que, après une navigation de treize mois, au mois de juin par conséquent, on se trouva non loin d'un port que Vespuce dit le meilleur du monde. Ce port ne pouvait être que dans l'intérieur du golfe de Saint-Laurent. Les vaisseaux y entrèrent pour cause de réparations ; on y construisit un petit navire, et les indigènes, qui y étaient en grand nombre, montrèrent des dispositions très favorables.

iâ. — Après 37 jours on se décida à partir ; mais les indigènes s' étant plaints de certains voisins qui habitaient une île située à une centaine de lieues de là, on se crut obligé à prendre parti pour eux en signe de reconnaissance. Après une navigation de 7 jours vers l' est-nord-est, on arriva à une île appelée Iti. On fit quelques prisonniers, dont une partie fut remise aux mains des mêmes indigènes qui reprirent le chemin de leur pays. Malgré la ressemblance des noms, il faut bien se garder de confondre, comme on l'a fait, cette île d'Iti, entourée d'autres îles, habitées ou désertes, avec celle de Haïti ou Espanola (1). L'expédition ne revient à

(1) Voyez Humboldt, IV, 292. Herrera (Dec. I, liv. IV, ch. n) ne croyait pas non plus que cette île fût celle d'Haïti. — On pourrait bien imaginer que cet atterrage fut dans la baie des Iles, à l'ouest de Terre-Neuve; mais nous penchons plutôt à croire qu'il eut lieu dans l'archipel près du cap Whittle, à la côte de Labrador auquel appartiennent les tles Matha-Itik, Uataga-Itik (Iti de Vespuce?), non loin du détroit de Belle-Isle, par lequel, dans cette hypothèse, seraient sortis les vaisseaux sans passer sur le fameux banc. Comme on se trouvait en été, on ne doit pas s'étonner que Vespuce n'ait pas parlé des neiges et des grands glaçons de ces mers.

( 16 ) Cadix qu'au mois d'octobre 1498, après un voyage de dix-huit mois.

15. — Nous savons combien ce que nous venons de dire se trouve en opposition avec tout ce qu'on lit dans les histoires de la découverte du nouveau monde. Mais nous ne devons pas nous en étonner quand il est certain que, même à propos de la vie de Colomb, il y a encore des passages à éclaircir (1), et quand le texte de Vespuce peut être justifié par des preuves d'une grande force, et de sources bien différentes et bien étrangères les unes aux autres. Ces preuves les voici :

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