‹ Vestigia flammae; poèmesChapitre 10 sur 95 · LES PRÉSENTS · texte numérisé non relu

LES PRÉSENTS

« Redoute, ô jeune cœur, mes présents, — dit l'Amour.

Tu ne la connais pas encore, mais, un jour,

Elle viendra vers loi qui l'atlendais. Ta vie

D'une lumière d'or sera soudain emplie;

Tu frémiras d'org-cieil en regardant ses yeux

Et tu te sentiras presque pareil aux Dieux,

Parce que les secrets de son beau corps farouche

Seront à toi et que tu sauras que sa bouche

A le g"oût d'un fruit doux et que ses tendres seins

Accouplent leur rondeur en des contours divins;

Et ceux qui te verront passer, grave, auprès d'elle,

La maudiront tout bas qu'elle te soit si belle

Et pleureront de haine et g-rincercnt des dents

Sans se ressouvenir de leurs anciens tourments,

POÈMES Divuns 29

El, tandis quo leurs yeux suivront avec envie Le couple liaruionieux qui marcliopar la vie, .Moi, je torturerai ton cœur, car, chaque jour, On paye la rançon des présents de l'Amour. »

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