LA ROSE
Pour sentir la beauté de cette belle rose li faut que saigne au cœur un souvenir blessé Fa que, dans l'air divin où sa forme est éclose, Son arôme se mêle au parfum du passé.
Il faut avoir pleuré dans la nuit solitaire De déiresse, d'amour, d'attente et de reg-ret Et vu jadis sa sœur de pourpre et de mystère Effeuiller lourdement son pétale secret,
Car, seuls, ceux dont la vie a respiré dans l'ombre La chaleureuse odeur d'un beau sein trop aimé, Tandis que s'exaltait ta pourpre ardente et sombre, O Rose, comprendront ton langage embaumé,
Et seuls ils salueront on U splemleur vivante Que le sHn(j du passé colore de ses feux Le brûlant souvenir qui, depuis, les tourmente Et dont rayonne encor la flamme dans leurs yeux !
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