‹ Vestigia flammae; poèmesChapitre 17 sur 95 · LE SALON ROUGE · texte numérisé non relu

LE SALON ROUGE

Ma pendule est de laque roug-e.

Qu'ornementent des Chinois d'or Et, sous l'aiguille qui ne bouge, Le cadran avec l'heure dort ;

Ma haute chaise de Venise Où personne ne vient s'asseoir Est peinte aussi de pourpre vive Comme le cadre du miroir

Qui reflète dans son eau morte La pagode et le papillon Que sur ses tiroirs ventrus porte Ma commode de vermillon.

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Parmi toutes ces vieilles choses J'aime à reg^arder so mourir Un bouquet d'écarlates roses Odorantes de souvenir

Que sournoisement considère, Dans la sanguine de Boucher, L'œil mi-clos, Vénus de Cythère Nue en son beau corps écorché.

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