STANCES A MORÉAS
La Parque, indifférenle au fil qu'elle dévide, Le coupe, qu'il soit d'or ou de chanvre tordu ; Sous le manteau de pourpre ou le haillon sordide Il n'est pas un mortel que la mort n'ait vaincu.
Mais, si les uns s'en vont vers l'ombre et le silence, Sans que rien d'eux survive à ce qu'ils ont été, D'autres, vers l'avenir où leur nom les devance, D'un pas victorieux montent dans la clarté...
Toi, Moréas, si cher aux Filles de Mémoire, Qui capturas Pég-ase au nœud d'un beau lien. Le divin A})ollon orne, en sig-ne de gloire. D'un fier laurier français ton front athénien.
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