‹ Vestigia flammae; poèmesChapitre 30 sur 95 · LORSQUE L'ON AIME · texte numérisé non relu

LORSQUE L'ON AIME

« Lorsque l'on aime, on a le cœur tremblant. On est

Comme quclqu'iin qui marche ù travers la forût

Kt qui, tout en sachant que la source est prochaine

Et qu'elle est \h, parmi- la mousse, au pied du chône,

A peur, en s'approchant iPelle, de ne plus voir

S'y refléter les feux do 1 cloilo du soir.

Oh 1 si quelqu'un avait troublé son flot limpide !

Lorsque l'on aime, on est heureux. Le cœur rapide

Dat quand on se prononce à soi-même un cher nom.

La roule allègrement sonne sous le talon.

On voudrait s'arrôter au chemin de la vie

Et n'y pas devancer celle qu'on a suivie.

0 douceur, ù tourment ! Lorsque l'on aime on est

Tour à tour rassuré, triomphant, inquiet.

On attend, on espère, on craint, on désespère, Mais voici que bientôt chante la source claire Et, dans son flot mystérieux, on voit, miré, Le sourire certain du visage adoré ».

CK qu'ils m'ont UlT 85

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