‹ Vestigia flammae; poèmesChapitre 39 sur 95 · L'ATTENTE · texte numérisé non relu

L'ATTENTE

(( Le soir vient. Je suis seul dans sa chambre. J'attcids.

Le feu chauffe mes mains qu'à la flamme je tends.

Comme s'il se pouvait qu'à sa chaleur renaisse

Quelque chose de vous, ô lointaine jeunesse,

J'attends ! Mon cœur tressaille en écoutant en bas

Passer l'auto rapide après le Bacre au pas.

S'il allait, celui-là, s'arrêter à la porte I

Mais non ! Et l'heure fuit et la flamme est moins forte

Et, dans la chambre vide où rôde le parfum

Qui dit si tristement l'absence de quoiqu'un

En l'évoquant avec désir à la pensée,

Je contemple la cendre et la flamme baissée,

Tandis que bat, dans l'ombre où nul pas ne survient,

Mélancoliquement mon cœur qui se souvient. »

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