L'ATTENTE
(( Le soir vient. Je suis seul dans sa chambre. J'attcids.
Le feu chauffe mes mains qu'à la flamme je tends.
Comme s'il se pouvait qu'à sa chaleur renaisse
Quelque chose de vous, ô lointaine jeunesse,
J'attends ! Mon cœur tressaille en écoutant en bas
Passer l'auto rapide après le Bacre au pas.
S'il allait, celui-là, s'arrêter à la porte I
Mais non ! Et l'heure fuit et la flamme est moins forte
Et, dans la chambre vide où rôde le parfum
Qui dit si tristement l'absence de quoiqu'un
En l'évoquant avec désir à la pensée,
Je contemple la cendre et la flamme baissée,
Tandis que bat, dans l'ombre où nul pas ne survient,
Mélancoliquement mon cœur qui se souvient. »
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