ESTAMPE
Filles du vaste amour qui vous posséda toutes, Elvire aux yeux baissés, Lucinde au corps divin, Du fond du souvenir, ô lointaines, j'écoute L'écho de voire voix qui s'exalte ou se plaint.
Julie en qui pleura la honte d'être heureuse, Et toi, Pauline, et vous, Coryse, Aline, et vous, Alberte, qui chacune, en estampe amoureuse, Charmâtes tour à tour mon désir à g-enoux,
Vous dont j'ai célébré jadis le cher visag^e Et le reg-ard avide, hypocrite ou charmant, Accueillez cette sœur dont je mêle l'image A celles que de vous trace un trait différent,
POàMBS DIVBRS 17
Car, 81 l'amour nn songe a fait trembler sa bouche El palpiter son cœur do se sentir a\mé. Elle est plus purement et temirement farouche Ou'une fontaine close on un jardin fermé.
C'est pourquoi laissez-la, lumineuse colombe, Traverser d'un vol doux vos lourds soirs orajyceux El rêver longuement à la feuille qui tombe Loin de la rose ardente où s'acharnent vos jeux ;
Laissez-la s'éloigner et, le doigt h In tempe, S'asseoir, silencieuse cl pudique Psyché Pour qui no luirn pas la flamme de la lampe, Près do la source sombre où le Dieu s'est penché.
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