ÉTÉ
La Ville brûle avec de grandes places d'ombre Où luisent des fontaines d'eau ;
L'on dirait que sous ces arbres à vodte sombre L'heure eng'ourdie a sou tombeau.
Alentour, le soleil étreint l'air immobile Dans le filet de ses rayons
Dont les mailles de feu, vers le ciel qui rutile, Laissent passer des papillons.
Leurs ailes mollement volent vers la lumière
Où du silence s'est mêlé Et leur riche couleur s'éparpille en poussière.
Tout rêve et somnole, accablé ;
Lo port avec ses quais, les jardins et les rues Gisent sous ce pesnnt midi
Et, dans chaque ninison, on devine, étendues, Des femmes moites sur den lits...
Salut, Èiè I Salut, Prince k la robe ardente, Toi dont le geste flamboyant
A su, de la Cité que ton sceptre régente, Faire une ville d'Orient !
20 VKSTIGIA FLAMMiE