‹ Vestigia flammae; poèmesChapitre 53 sur 95 · ANNIVERSAIRE · texte numérisé non relu

ANNIVERSAIRE

J'ai passé, l'an dernier, le jour des morts, à Parme. . L'air était langoureux et le ciel était pur ; Les cloches y sonnaient, graves et sans vacarme, D'un beau bronze assourdi, pesant comme un fruit mûr.

Les arbres s'efTeuiilaient dans les jardins Farnèse... Et j'ai vu, sur la herse où la main le planta, Plus d'un cierge briller pour l'âme qu'il apaise Devant l'autel du Dôme et de la Steccala.

Mais moi que rien n'attache à ceux que cette terre Maternellement garde en la paix du tombeau, Je t'évoquais, parmi la ville solitaire, Jeune homme de Stendhal, Fabrice del Dongo!

184 VESTIGIA FLAMMEE

Car c'est pour toi, héros lég-er dont tout me charme : Les espoirs, les amours, les haines, les revers. Que j'ai voulu passer ce jour d'automne à Parme, Près de loi, plus vivant que nos morts les plus chers !

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