‹ Vestigia flammae; poèmesChapitre 62 sur 95 · DECEMBRE · texte numérisé non relu

DECEMBRE

L'année a douze Fils qui portent au visag-e La nuance du ciel et la couleur du vent, Et tous, d'un pas égal, fidèle et vigilant, Ils font, de par le monde, un éternel voyage;

Tour à tour chacun vient et s'arrête au passage. Puis s'en va. Aucun n'est à l'autre ressemblant. Ils ont, selon leur nom, leur saison et leur rang, Le profil nu d'un Dieu ou la barbe d'un mage.

Ce sont les Mois. Salut, Frères ! Tu frappes ; j'ouvre, Décembre! Laisse au seuil le manteau qui te couvre. Que viens-tu, le dernier, m'apporter dans ma nuit ?

Eux, leurs espoirs menteurs ne sont plus que des Oinbrep, Mais toi ! Si j'allais voir se lever aujourd'hui L'étoile du bonheur au fond de les yeux sombres!

SONNETS lUU

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