LA ROSE ET L'ÉPÉE
Damas ! Gomme on respire à des ro^es coupées Leur odeur déjà morte et (jui est douce eijcor, J'aime le souvenir mystérieux et fort Qu'évoque ton beau nom dans un écltiir d'épées.
Eq lui vibre l'écho des enclumes frappées Où le métal rougit, étincelle et se tord, Et murmure le long- frisson de soie et d'or Des étoffes, d'azur et de pourpre trempées.
Car, savante à forger l'acier souple des lames. Tu sus faire courir en arabesque aux trames Les innombrables fleurs de tes riches jardins;
Et si les marteaux lourds et tes métiers inertes Se sont tus, ô Damas, de tes rosiers divins S'exhale le parfum de tes roses ouvertes.
•ONNETS 201