‹ Vestigia flammae; poèmesChapitre 65 sur 95 · ANTIQUES · texte numérisé non relu

ANTIQUES

C'est duns une île au nom hellénique et sonore, Ténédos, Anior^O, Naxos ou Sautorin, Un humble champ que dessèche le vent maria Amèrement hostile ù la fleur près d'éclore.

Les ouvriers sont là, travaillant dès l'aurore, Sueur au front, pieds nus et le haillon au rein. Parfois la pioche heurte un débris souterrain, Quelque éclat de colonne ou quelque flanc d'amphore.

La tranchée au soleil ouvre sa terre où dort

Mystérieusement tout un ^rand passé mort

De ville, de palais, de tombeaux ou de temple...

Un cri. Qu'est-ce? Soudain un homme s'est baissé. 0 merveille 1 Voici que son reg-ard contemple Quelque dieu souriant au fer qui l'a blessé.

202 VEStiaiA FLAMMJE

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