‹ Vestigia flammae; poèmesChapitre 85 sur 95 · INGRES ET LE SPHINX · texte numérisé non relu

INGRES ET LE SPHINX

Cet Œdipe — debout au flanc du dur rocher — Dont le talon hardi sur l'os blanchi se pose Et dont l'esprit résout l'énig-me que lui pose Le Sphinx cruel qui lui fit signe d'approcher,

Cet Œdipe attentif, et proche aie toucher

Du monstre aux yeux aig-us et changeants dont nul n'ose

Deviner sans frémir le secret qu'il propose

Et qu'il faut, au delà de son regard, chercher,

Cet Œdipe, n'est-ce pas toi qu'il symbolise,

0 maître souverain de la forme précise,

Toi dont l'art immortel sait le secret des dieux,

Et n'est-ce pas ainsi que ta claire prunelle Apprit, en regardant le Sphinx au fond des yeux. Que la couleur n'est rien sans la ligne éternelle ?

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