EDOUARD MANET
A UNE DABIE QUI CONNUT MANF.T
Madame, je vous ni connue Un peu lard el cellnqui n'est Dî'j^ plus la l)aijçncusc nue Qu'avait peinte jadis Manot
Entre des murs tondus de perso Sous la rosace du plafond El qui, dtf l'éponge, se verse Aux épaules l'eau du lub rond,
Mais vous g-nrdiez sur levisag-e Encore un peu de la clarté Que le peintre j mit en hommag-c A votre très blonde bea uté. . .
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Les deux portraits où, son modèle, Vous offrîtes à son pinceau Votre manière d'être belle Etaient la gloire du panneau :
L'un vous montrait avec la toque S'abaissant jusques aux sourcils, Sourire espièg-le où s'interloque Le reg'ard des gens ébahis,
Sur l'autre vous faisiez figure D'une élégante qui, du gant, Rajuste avec désinvolture La boucle de son catogan ;
Tous deux portaient au bas du cadre La plaque de cuivre où mes yeux; Epelaient en ses deux syllabes Le nom du peintre glorieux
MÉDAILLONS DE PEINTHES 235
Qui, fier d'une savante audace A qui l'art dut de beaux matins, Unissait la force & la grâce Sous le rire des philistins
Et qui, du môme pinceau juste Qucrion jamais ne dévia Quaud il peignit, maigre et robuste, La nudité d'Olympia,
Fit de vous, eu un jour deveive, La baigneuse où se reconnaît Pour l'ail ami qui vous observe La Dame qui connut Manct.
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