‹ Vestigia flammae; poèmesChapitre 91 sur 95 · ODILON REDON · texte numérisé non relu

ODILON REDON

La ténèbre pour toi fut pleine d'épouvante (!ar son oinl»re livide a pris forme à tes veux, IIedon ! Tu la peuplas d'ôlrcs mystérieux Tels que ceux que la fièvre en son délire invente ;

Noir royaume qui va de Piraiîèse h Dante, Tout un monde raôlé de larves cl do Dieux, Tu l'évoquas de ton crayon prestigieux Par qui le cauchemar devient chose vivante ;

Mais soudain le caveau s'cntr'ouvro et s'illumine ; L'oiseau chante et voici la lumière divine — La sombre Sycorax est mère d'Ariel, —

iU soudain, sur le seuil où rampe la Furie,

Tu parais en tenant une çcrbc fleurie

De toutes les couleurs de la terre et du ciel.

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