‹ Vétérinaires Victimes de la MorveChapitre 4 sur 17 · TRÈS · texte numérisé non relu

TRÈS

ë vent, dl: morve Himiaue offre. ‘une fréquence bien 2 “moindre. Les anciens auteurs semblent, toutefois,

Le Yavoir connue, puisqu'ils nous. ont transmis quel-

“ques observations (quoique sans grande valeur et

“d'une interprétation douteuse). Depuis, l'affection Se

rs resta méconnue ou ignorée pendant fort longtemps.

VAN. HELMONT crut trouver, dans la morve, l'or

gine de la syphilis. RicorD et BEAU crurent à une | source commune de ces deux affections et S "eftor- “he

cèrent de la déterminer. : Re

- L'année 1783. ‘marque le premier cas Srobant de + transmission de la morve-du cheval à l'homme; ci fut décrit par OSIANDER dans son travail sur le COW-pox. Un nouveau cas fut signalé par DeLaBèRE« ne en 1803. 2 s

Dès lors, affection et ses symptômes étant connus et l'attention prévenue, les observations'se mul- tiplient : WALDINGER (1810), HAMEAU (1811), LoRIN (810): Elles concernent des inoculations faites par

piqûres au cours du pansage des chevaux, ou lors

de la dissection d'animaux morveux. Mais la trans- -inission spécifique de la maladie n’y est pas tou- A reconnue et il s’agit surtout de panaris ou d’angioleucites sur la nature desquels il est permis, de rester, sans doute, un peu sceptique.

En 1817, Sibow, basant son opinion sur les manifestations morbides constatées sur des élèves vété-

-rinaires qui s'étaient piqués en travaillant sur. des

chevaux morveux, fut encore l’un des premiers à . parler de la transmission à l’homme.

La première observation de morve aiguë bumaine fut recueillie, en 1821, par SCHizcNG. Mais ont Jui contesta la spécificité des lésions mises en

À CROFT put noter encore deux autres cas de trans-

es évidence alors à son a apogée. | de ee pets re CWErH releva, peu. après, une | observation de | même. nature (1822). En cette même année, Mus-

mission de morve et de farcin du cheval à Thomme. Sr Ünze cas de lésions nasales sont signalés par me

POZZI (1821) ainsi qu un cas de morve aiguë non | suivi d’autopsie (SEDLER), en 182 SESRRE EN

“Mais il manquait Ja preuve formelle que re ae constatée chez l'homme était réellement Ja Hnême que celle du cheval. L'honneur de la démons- RCE tration revient à COLEMAN et TRAVERS. qui, en 1826, ER . réussirent à inoculer la morve humaine à l'âne. :

Fe

Deux nouveaux cas de transmission du cheval à l'homme se trouvent consignés dans les thèses de DE GruB et KRIEG soutenues à Berlin en 1829. FR En 1833, parût un remarquable. travail d'ELLIOT- : LE de SON, contenant quatre observations suivies FES V2: si ee re et d’un cas positif d’inoculation du pusèäun

âne. Des accidents de plus en plus nombreux prou- 4 vaient donc la transmissibilité à l'homme et permirent une description clinique de la maladie qui {ut surtout l’œuvre d'auteurs étrangers, parmi lesquels nous citerons : NUMAN (1830), HERTWIG (1834), VOGELI (1835), WoLr (1835), BRERA (836) GROVES (1836), William HARDWICKE (sx Albin GRas, (1837).

A l'époque, ces travaux a. à en ms ST connus en France. Mais, en 1837, RAYER fut témoin d’un cas de morve aiguë. Il en fit une observation à complète et, par du pus recueilli sur des pustules, iransporta la maladie sur un cheval. Devant ce ré-

en suitat, il culte. les hu connus, décrivit > -la maladie en détail, étudia son inoculabilité. Ses ee constatations, consignées dans un important CEA ss noire présenté à l'Académ.e de Médecine, ‘appor- < | iérent € des contributions inattaquables à la dociine de la contagion, au moment même où les idées .. - anticontagienistes régnaient . ‘presque sans partage Re les vétérinaires. .» (G PRIEUR).

La

+ Le 10 février 1840, RAYER présenta ares avec © BRESCHET. à l'Académie des Sciences, un nouveau mémoire sur « ‘La Morve chez l'Homme, chez les Solipèdes et quelques autres. Mammifères, » Les auteurs signalaient que « l'homme, dans certaines te, est apte à absorber ces poisons morbides Ge la morve), à à en ressentir tous leurs effets et dans loute leur intensité ». Ils montrent comment, à par- Lr de l’homme, ils ont pu aussi infecter le cheval et âne, En outre, ‘is: expliquent fort judicieusement que si. Je rapprochement n'a pas été fait entre la

; Fee morve humaine et équine, cela peut tenir aux dif- Le Re férences assez prononcées existant quelquefois dans Re = les symptômes présentés par ces deux espèces : des | __ signes tels que le jetage, l’adénite sous-maxillaire et les ulcérations de la pituitaire sont souvent peu

marqués chez l’homme (cela tient, sans doute, très souvent à la rapidité de l'évolution dans cette espèce).. on + re Ra

. La discussion qui suivit fut enent. orageuse, Le grand MAGENDE prit la parole pour clouer au pilori les auteurs de la communication : : « Quand vous ‘dites que la morve du cheval se transmet à l'homme par voie de contagion, vous exprimez une cpinion que rien ne prouve et qui, si elle se propa-

geait sur. noue de vs Struts: pourrait avoir

ics conséquences les. plus fâcheuses ». Et plus -

lcin : «Il (R: AYÉR) soutient que Ja prétendue morve de l homme, nouvelle auj jourd” hui, a toujours existé,

a coup un GALILÉE de la morve de l'homme, je ne ferai qu’une simple remarque : Pour découvrir 4e

mouvement de rotation et de translation de la 4 erre. ‘autour du Soleil, de fal'ait le génie d’un grane

homme; mais pour s apercevoir qu’en habitant avée:-

et que, pour le savoir, il n’a manqué que des obser- 2 vateurs. La Terre tournait, vous a-t-il dit, avant que GALILÉE l’apprit au monde. À ce brillant, mais. un. peu étrange rapprochement, où nous. apparaît tout

des. chevaux morveux. on gagne leur mal, que le nez coule et qu’ on meurt avec la figure mutilée, il fau- ë

à drait tout juste l'esprit du plus innocent palefrenier. Et certes, un tel fait, tout à la fois si simple et

gi effrayant, n'eut passé inaperçu ni dans les régiments, ni dans les campagnes, et encore bien moins dans les infirmeries des Ecoles Vétérinaires où

tant d’hommes instruits et zélés eee les ani- |

maux >.

Re MAGENDIE, le baron LARREY à son tour « fait

remarquer que, pendant la guerre que la France a

eue à soutenir, pendant plus d’un quart de siècle, :

dans les différents climats, avec les puissances de

l'Europe, il na jamais vu, ni entendu dire. qu’un seul des cavaliers ayant soigné des chevaux morveux ou affectés de la morve eut contracté cette maladie ». De plus, il pense « sans contester les faits rapportés en faveur de la contagion, qu’on ne peut encore se prononcer, d’une manière positive, sur l'existence réelle de cette contagion (du cheval à l’homme) et

- qu’une telle idée, d'ailleurs, répandue | dans Pariée, La Len

. pourrait produire sur les COrpS : de cavalerie une im- î HSM ue extrêmement fâcheuse ». = De Ps M2

Cependant, après l'exemple: de RAYER, des travaux LUE sû “multiplièrent dans notre pays. L> étude de la mala- Re ‘die fut complétée par les thèses de VIGLA (1839), de. PRE TP = dr TARDIEU (1843), ainsi que par “les travaux de LESUEUR nes | LS CETRRET. MONNERET (1843), SÉDILLOT (1847), “GUBLER LÉ TEN . (1848), BOLLINGER (1874), BOULE et. BROUARDEL , Sn (1876), MARTINEAU (1877). Signalons, plus Der den La FRS . HOus, HALLOPEAU et JEANSELME, BESNIER, et aussi de eo a . mémoire de RoBINs (1906). où sont rassemblés LOGE. : de morve humaine (dont RE parmi. des Pin Ne | vétérinaires). PA TE I T1 æ re + ss :— WiRcHOW, Connu, KELSCH, RENAULT, LEREDDE, | ES * Es s’attachèrent, à leur tour, à J'étude anatomo- patho- | ve FE

logique. NO PO RAS so on TES

L'agent causal fut enfin mis en évidence et seré Ce Yéla réellement le PRemIe que celui des équidés.

Les travaux modernes ont porté sur des points RS de détail ou sur des essais, toujours vains hélas, TNT M traitement ou de vaccination préventive! . |

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