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La morve, maladie contagieuse, est due à la pullu- à: lation d’un bacille spécifique : Actinobacillus Mal-
leï ou Pfeifférelia Mallet, plus connu encore sous re RSA
nom de Bacillus Malleï, DA RE ete | Bacillus Mallei apparaît sous la taste d’un petit * bâtonnet assez. grêle, droit ou légèrement incurvé, à extrémités un. peu arrondies, mesurant en moyenne 8 à 5x de long sur 0, 3 à 06. # de large. N'ayant ; pas de Fi il est immobile. I ne forme pas de spores.
Dans le pus: ces bacilles apparaissent en général RU
peu nombreux, associés par deux où “broupés en à amas de quéques éléments. ne La coloration présente quelques difficultés, rs ‘a l'épaisseur de la membrane. La méthode de Gram “’a pas d'action. L'emploi des solutions aqueuses de couleurs basiques d’aniline donne d'assez mauvais résultats. On préfèrera les solutions à mordant, tellcs que la thionine phéniquée. On constate alors que le colorant ne couvre pas uniformément le bacille ct laisse des espaces incolores. Ce fait avait conduit BAUMGARTEN et ROSENTHAL à admettre la possibilité de spores, d'autant plus que LŒFFLER avait observé. la conservation de la virulence jusqu’à 3 mois dans les matières desséchées (et ceci plaidait en faveur de la sporulation). Mais les travaux ultérieurs de Lœr- FLER lui-même, de BŒr, de WLADIMIROFF, de Scaur?! et de tous ceux encore qui se sont occupés
des spores morveuses. | ne
Les “cultures ont été réalisées sur Ja plupart des.
nier. usuels. I suffit que la température soit de
+ 33 à 37° et que ! l'oxygène. ait accès en quantité suf- fisante, puisque D: malleï est aérobie strict. La. pomme de terre, d’après Le PANISSET, est le meilleur è
à : milieu : ex La culture est caractéristique . : enduit”
> Æ pais, visqueux, humide, de coloration ambrée da-
bord, qui fonce ensuite pour arriver à une teinte chocolat ar rer D ER j — Sur boui!lon on “obtient abord un ble uni- . forme, puis les colonies sédimentent et le milieu
redevient clair. d ne ue
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Jose : plus. abondant et plus rapide si elle est préparée avec du bouillon de pomme de terre.
F Les sérums de cheval et de mouton permettent aussi la- réalisation de ces cultures. Le Sérum. de.
es bœuf est moins favorable. k De Cl Dans tous les cas, le germe cultive mieux si les mi-
lieux sont glycérinés.
Sur gélose glycérinée à 4 p. 100 (PH de 6 à 65)
on distingue des coloniés des 3 phases du bacille
-morveux : forme lisse S. Forme rugueuse R. Forme plissée intermédiaire.
Bacillus malleï est fragile aux causes de on tion : : lumière solaire; dessiccation en l'absence de matières organiques. (L’agent pathogène est nette- - ment plus résistant s’il se trouve dans du pus). Le
sublimé à 1 p. 1000, le phénol à 3 p. 100, le lysol, :
tuent le bacille morveux. Pour la désinfection, on recommande particulièrement les hypochlorites et
Un enduit blanchâtre, visqueux, se ne sur gé-
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l’anhydride sulfureux. Mais l’eau oxygénée serait sans action. | | Au cours de la stérilisation par la chaleur, le ba-. cille meurt :
En 120 minutes à 60°:
En 60 minutes à 70°; En 2 à 5 minutes à 1002.
Tels sont les principaux caractères morphologi- - ques et biologiques du bacille de la morve.
RP connaissance de l'agent rl de la maladie
| nous amène à rechercher les matières virulentes
pour l'homme. Celui-ci, bien que la contamination
, par des congénères se constate parfois, contracte la | maladie, dans la plupart des cas, au contact d’équi- dés mor veux. Une simple remarque corrobore ce fait : la maladie humaine a diminué considérablement depuis l'application stricte des prescriptions
- relatives à l’abatage des chevaux morveux. :
On a pu noter la virulence du ne dans quelques - rares.cas de morve aiguë. © | . Dans la forme chronique, le danger réside dans les glandes de morve et les lésions spécifiques, dans tous les produits de sécrétion et d’excrétion qui auront pu être souillés à leur contact. La salive, le inucus intestinal, les excréments, pourront donc être virulents dans un certain nombre de cas, car ils peuvent aisément se trouver mélangés à des mucosités naso-pharyngiennes léchées ou dégluties et contenant Bacillus malleï. Au cours des autopsies on n’oubliera pas que des germes encore vivants ont été
retrouvés dans des lésions pulmonaires paraissant
complètement cicatrisées chez des animaux cliniquement guéris depuis fort longtemps.
Remarquons enfin que les cultures du microbe
présentent une virulence excessive et nécessitent de grandes précautions pour leur manipulation. En elles réside la source de la contamination de nom- breux savants et chercheurs.