‹ Vétérinaires Victimes de la MorveChapitre 7 sur 17 · SYMPTOMES · texte numérisé non relu

SYMPTOMES

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La morvé humaine, comme celle du cheval, se ima-

È se

nifeste sous deux formes He RSS SNL Morve aiguë ou subaiguë : \ type mor veux ment dit; - LT re Nr re Morve chronique correspondant au pe farcineux du cheval.

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a) De la Morve aiguë

‘La morve aiguë peut se présenter d'emblée, mais cle termine parfois ? une forme lente subitement à exacerbée.

On note, au début, des symptômes non caractérisques : le malade est atteint d’une fièvre augmenlant assez vite et qui présente une allure irrégulière. La confusion avec la malaria a pu être faite à ce: moment. L’appétit diminué ou nul, l'abattement, les cauchemars et insomnies pendant la nuit, les céphajalgies, ne manquent jamais au tableau clinique ini- bal. Des vomissements, de la constipation opiniâtre cu de la diarrhée s’y ajoutent parfois. Un sentiment de malaise étreint le patient dont les traits apparaissent tirés et terreux. |

Un peu plus tard, des douleurs arthritiques et mus-. culaires, souvent intolérables, constituent une des manifestations les plus constantes, MARCHANT cite un malade qui « ne cessa de crier pendant quinze jours,

HE Peine 27. ee PES la nuit < comme le jour » ». “Elles siègent de fe dnet 1) EUT des. membres (articulations, groupe musculaire) ; rc S accompagnent tantôt de gonflement, de rougeur,

tantôt d’aucun signe local appréciable. Pendant la . nuit, leur violence augmente. D’ ordinaire, elles sem- APR blent : sans retentissement cardiaque et réfractaires Len Le aux calmants, contrairement à ce que l'on constate RER & - dans le rhumatisme aigu. Ces manifestations, qui Es PE äurent quelques j jours seulement, ne sont donc point art pathognomoniques et $i aucune idée préconçue ne . - permet d'orienter les soupçons dans le sens voulu, le LEA diagnostic : s ’avère pratiquement impossible en ce mOore ment. ÉRR fe

S'il existe une porte d’entrée (lésion de muqueuse ou de peau), l'accident local apparaît bientôt sous, E aspect d’une pustule accompagnée d’une infiltration ï ‘générale | des tissus voisins. Plus tard, par ramollis-

sement, une ulcération: en résultera. Jai FA

… = Bientôt se montre alors l’infection générale de lor- Fe ganisme : on note une éruption de taches rouges Dm constituant « L’érysipèle morveux »C’est-une le- L rer sion en relief, à contours mal marqués, et qui se FE différencie aisément de l’érysipèle franc présentant au contraire un bourrelet limitatif périphérique. La face, d'ordinaire, subit Ja première atteinte : succes- Ds sivement, le nez, les joues, les paupières, le front, le cuir chevelu, sont envahis. Alors apparaissent, sur

ces points, des vésicules, des phlyctènes, d’où coule

une sérosité sanguinolente. Et, par place, il se pré-

sente des marbrures violacées produisant des pla-

ques de sphacèle. La marche est rapide. Bientôt la

face .est atteinte en totalité ou en partie et présente

un aspect hideux, Un écoulement puriforme se voit

sur les Dal picres races “Ce processus s'étend ; TE < aussi aux membres, mais là, la marche est Ps lente. Te De larges : escarres en sont l’aboutissant. me A D’ autres fois, en diverses régions du Corps, se cons- Re

Fu, tuent de petites tumeurs donnant lieu à des abcès Re s’ouvrant au dehors. Ou bien ce sont des pustules Je LA = ÿ remplies de ! liquide séro-purulent. Uné auréole 1 rouge, inflammatoire, entoure toujours ces diverses. Se

iésions. SA HR

En fin de compte, à suite de 4 rupture Fe ces

abcës, vésicules, pustules ou phlyctènes, des ulcéra- MS tions cratériformes font leur apparition. | En = De ces premières lésions partent, comme chez le RESTE cheval, des traînées lymphatiques en forme de corces dures, noueuses. Elles mènent aux ganglions afférents correspondants qui réagissent à leur tour. Au niveau des nouures, dés boutons se créent, s’abcèdent, puis crèvent, et il en coule un pus mal lié. Sur une même traînée, les chancres résultant peuvent confluer et finalement toute la corde est ainsi | quelquefois remplacée par une ornière. Cette évo-lution'se répète, plus ou moins marquée, sur chaque corde. On conçoit aisément les apparences monstrueuses, conséquence de tous ces phénomènes. Des photographies, publiées dans la thèse d'A. Deruy et dans beaucoup d’autres ouvrages, sont typiques à cet égard, os a reflétant encore très mal la réalité. |

De toute évidence, à ce stade, et à la suite des phénomènes inflammatoires, des ulcérations, des abcès ct des interventions chirurgicales qui peuvent en découler, la douleur est atroce et le pren endure un véritable martyre. LD TESTS

ie après 4 ae: successives +

dons apparaissent à nu dans certains as sur les points du corps les plus atteints.

A cette forme ‘cutanée s'ajoutent ordinairement,

ee + l'atteinte plus où moins profonde de l'appareil resae p atoire. On note, Suivant les malades, de l'épisà “taxis ét de l'irritation, des maux de gorge, de la dys-

Lhagie. Sur la muqueuse nasale se forment bientôt | des pustules, suivies d’ulcères comme dans la forme ms A cutanée, mais plus réduits, et qui, parfois, arrivent

nairement abondant, survient par une ou par les ire narines, se présente souvent jaunâtre et par fois sanguinolent, et peut gêner considérablement la

respiration qui, dès lors, se fera seulement par la bouche. Ï irrite les régions voisines : sillon nasal, Jèvres.. À a ER ÿ

re y éprouve une sensation de gêne et la voix devient nasonnée. Le pus formé dans cette région est souvent dégluti et les bacilles qu’il entraîne pourront être à l’origine de graves localisations sur d’autres É parties du tractus digestif. L’enrouement s’accroît nu jusqu’à Vaphonie complète. Les amygdales, le pha-

sanguinolente, avec des ulcérations, et une odeur infecte s’en dégage. Il arrive même que les glandes sahvaires participent au processus et s’hypertrophient.

Le poumon est frappé aussi : la percussion et l'auscultation décèlent des signes de pneumonie ou

ne de tissus, il advient que des os et des ten-

ss ire ne Vont pas précédée, des signes témoignant de

à perforer Ja! cloison médiane. Un écoulement, ordi- |

fre 4 ARS ES lésions frappent 2 aussi l'arrière-gorge : : le ma-

rynx et le larynx sont atteints à leur tour. La bouche elle-même montre souvent une muqueuse gingivale

de broncho-pneumonie (matité, Ate-rontlants sh. Ë =. “lents, etc..). La respiration est donc gênée, hale- ‘tante. ‘Le malade tousse et expectore des crachats quelquefois sanguinolents. un haleine écœure e par sa fétidité.

Des troubles fonctionnels bre peuvent uiénioee - rement attester l'atteinte. d’ autres viscères, tels que : le foie, la rate, les intestins. Il Ÿ a, en quelque sorte, septicémie morveuse et l'urine évacue “parfois des germes. Dans ce cas, Ja localisation rénale manque rarement. Tel est le cas communiqué par. BESNIER €f- rélatif. à un jeune homme de 25 ans qui mourut par lé rein après une atteinte pulmonaire. sers s'installe, accompagnée ce k hématurie, d’albuminurie, 2 et d’un dépôt de sédiments très abondants. Dans une. observation de LaFONGOUZI « leur couleur appro- | chaïit souvent celle de ‘a teinture diode >. RE Pendant toutes ces manifestations, les signes généraux du début s’aggravent : la fièvre s’intensifie, le pouls s accélère considérablement, des sueurs pre fuses, du coma ou du délire font leur apparition. Le’ patient maïigrit très vite et la mort survient à échéance plus ou moins brève. Avec une rapidité excessive, le cadavre exhale une odeur repoussante.

b) De la Morve chronique

Cette forme est la suite quelquefois d’une morve aiguë à laquelle le malade à pu résister. Mais, habituellement, elle survient d'emblée quand l’orgarisme se défend vigoureusement contre l'envahissement d’un petit nombre de germes. EN

= Après la souillure d’une piqûre ou d’une blessure

Fe

U quelconque (doigt, main, bras...), Re sujet éprouve Gans cette régon une douleur violente accompagnée

de troubles généraux : DANCE membre s ’engorge et des “abcès apparaissent. Mais ce type de début n’est pas constant, Bien souvent, en effet, les premiers signes se manifestent d’une façon bien plus insidieusé

malaise général, avec hyperthermie et quelquefois

Pt ce vagues douleurs siégeant au niveau des muscles

De de la cage thoracique. On note même un ou plusieurs abcès dans certains cas. Malgré une courba- ture et. une fatigabilité anormales, un amaigrissement continu et un appétit déficient, le sujet vaque un eertain temps à ses occupations journalières sans soupçonnér la gravité de Ta: malad, e qui le menace. Les articu! ations se gonflent alors, deviennent raides

el douloureuses et font songer à un rhumatisme sub-

aigu. Des douléurs très vives se manifestent dans les régions du dos et des lombes. Et puis, un certain nombre d’abcès apparaissent enfin. Ils se situent en

des points du corps très variés, mais avec une élec-

tivité pour les membres. Ils se manifestent d’ordi-

naire par poussées successives, et leur nombre est

D sénéralement élevé. C’est ainsi qu'Henry BouULEY, | professeur à l'Ecole Vétérinaire d’Alfort, ayant con-

tracté une morve dont il eut la chance de guérir, En

compta plus de dix-huit au cours de sa maladie. Et - beaucoup d’autres malades en ont présenté un nom-

bre nettement plus élevé. Leur volume varie et quel-

ques-uns atteignent la grosseur d’un œuf de poule. : TARDIEU rappelle un cas où, d’un seul abcès, il retira

500 grammes de matière. La plupart du temps le contenu est du pus liquide, huïleux, correspondant donc PARIARENNPEN à « l'huile de farcin » des équi-

dés.

pe ce. | processus nlteo de ulcères, pathogno- pe moniques au moins au début : bords découpés avec : netteté, comme à l'emporte-pièce, fond jaunâtre et: ï bourgeonnant. Il en suinte un pus analogue à celui. 0 32 nous venons de décrire. (TER HN DES ulcères peuvent rester localisés. Ils persistent | très longtemps : : Henri BOULEY en eut un qui dura

; vendant huit mois sans aucune amélioration. FR

. Souvent, à la suite de la formation de nouveaux RE - abcès, les cordons lymphatiques apparus S ouvrent Are Rs et une confluence’ se produit. HE se forme alors es EE ornières identiques à à celles qui nous avons déjà DEA rencontrées dans la forme aiguë, mais ici leur ge. : La - nèse traîne en longueur. Et par l'élimination succes- DS : sive de tissus, morts, d’une coloration noirâtre, des É os et. des tendons ou finalement être découverts. PUCES AS Ter RCE CE cs

À part des cas exceptionne! S,. la douleur éprouvée . par le malade est considérable; cela ne saurait surprendre, vu la durée, Pampleur et la gravité du ProE : cessus. es à -

La morve chronique des muqueuses succède sou- … vent à la morve cutanée en Ja compliquant. Le Mma- ‘ lade tousse, souffre de maux de gorge qui s’atténuent et s’exacerbent tour à tour; sa voix se modifie peu à peu. Il éprouve une tension douloureuse à la racine du nez. Il se mouche souvent, car des mucosités s’opposent au passage de l'air dans les premières voies respiratoires. Selon G. PRIEUR, la gêne serait plus marquée dans la narine gauche. Par l'irritation… des ulcérations creusées sur la pituitaire, des stries de sang salissent quelquefois le mouchoir. Et Bes- NIER rapporte même un: cas où la morve nasale rap-

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