‹ Vétérinaires Victimes de la MorveChapitre 8 sur 17 · LAS · texte numérisé non relu

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éres danse à une Nr du nez, Hu

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de a face ». Sp UE ci Les segments successifs -de arbre respiratoire d

7 sont “envahis. La. Voix devient -de plus en plus CUS | rouée. ‘Aa: suite d’une toux fréquente et profonde, SE Re À 7 | patient rejette des’ crachats épais, grisâtres, et même | sanguinolents. A ce stade, Je pharynx, le larynx, pré-

| “sentent des ulcérations. Et ces lésions correspondent

Fe à da a morve d’ Abadie » bien connue des vétérinaix res, car elle n'est pas rare chez les chevaux.

Le poumon aussi est frappé par ce processus chro- # “nique. On constate alors, à l'examen du malade, de A pleurésie sèche, des râles, une respiration pénible . - st même discordante; une toux Es et sèche, de la ss dyspnée. AN EU

/ ne

Quand à. l’adénopathie morveuse, si fréquente Der chez les équidés, nous avons trouvée signalée dans RARE s sr quelques relations au cours de nos recherches bi- RU | biographiques, et. nous ne saurions admettre avec RM. __ A, Dupuy qu elle est exceptionnelle. ares LINE |

4 ae à À la longue, d’autres organes, Datriios viscères,

Se . peuvent être atteints à Jeur tour.

: L'évolution traînant en. longueur, les forces du

malade s ’atténuent insensiblement, tandis que des

douleurs articulaires ou musculaires, continues ou

intermittentes, fixes ou mobiles, spontanées ou pro-

-voquées, le tourmentent toujours. Les cauchemars,

les insomnies, les sueurs profuses, ne manquent en

général jamais. | AD ; Le patient maigrit. Des pressentiments sinistres

ee à 5 ; C ; 8

1h assaillent comme s il se dont qu L ne e pourra et en ne eucune façon échapper à l'issue fatale. Et, pour le ee 1 ; vétérinaire qui connaît la vraie nature de son mal, : ce cela est encore plus affreux. Quel courage et ET, % - volonté lui faut-il pour ne pas. alarmer son entourage. qui, ere tout. et malgré tous, veut. encore | espérer! : Re AP ru en à e

Quelquefois, cependant, les accidents s ’atténuentei le malade se félicite de la guérison qui lui semble . enfin acquise. Mais souvent, après cette accalmie de “durée variable, une nouve! He poussée se produit et : . tout est remis en “question. Et: même le. processus Fe À | revêt alors, chez certains, une forme aiguë qui auta - ss de funestes conséquences. Dans quelques. cas, néan- » : & 1wo:ns, la cicatrisation est vraiment complète et le. Poe malade” ne présentera plus d'accidents. On connaît, “HOnSeriet; quelques cas, rares il est vrai, où la guéri es OL définitive est survenue après un temps variable, A

: mais toujours long. er £

Pendant une maladie aussi longue et aussi grave,

1ES divers émonctoires subissent, à coup sûr, dé sé- F5

rieuses atteintes. Le foie et le rein ont éliminé d'énormes quantités de produits et de déchets toxiques

«pui les lèsent. Ainsi s expliquent des troubles secon-

daires et tardifs, tels que les dyspepsies. Ainsi, la:

mort qui survient finalement peut être dué à ces. causes secondaires : urémie, néphrite chronique...

ei, d’une façon générale, à des insuffisances Re tionnelles diverses.

Si, par hasard, la guérison Sur IEUL, on ne OR

lera qu'avec réserves, surtout à son début, car les récidives sont fréquentes et aboutissent très souvent,

hélas, à une rechute avec tous les symptômes et

toute la gravité d’une forme aiguë.

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#, à Fa Er fs é Re

On ne saurait fixer dés: Lite. à ia he “e la

maladie sous sa forme chronique. Le vétérinaire

- anglais “GAIGER | présenta des symptômes pendant

one -huit mois environ. Certains auteurs signalent

même des durées de six ans (HALLOPEAU et JEAN-

SELME), “de onze ans (BOLLINGER) et même > de quinze ENS (BERAEZ).

NE

Pour effacer Fe séquelles dite Htections si i pé- |

ei mible, si longue et si grave, il est certain que la con- : valescence traînera en longueur et nécessitera de

Ings mois avant d'aboutir à un état général satis- *

faisant. Et beaucoup de victimes garderont même, : pour le restant de leurs jours, des traces profondes

ct indélébi!es du: mal affreux qui les frappa un jour. or: elles sont, d’une façon générale, les manifesta-

ane ‘diverses de la morve humaine, -Nous nous som-

mes surtout efforcés de mettre en relief la souf-

xrance physique du malade. ne \

Les souffrances morales. ne peuvent être décrites;

mais il suffit d’i imaginer combien doivent être péni-

ie Jes pensées qui torturent la victime quand elle “aie pressentiment ou même la certitude d’une mort

5 névitabre et quand, à la vue de son aspect hideux,

elle conçoit la répugnance qu’elle inspire fatalément à tous ceux qui l'approchent.

Nous allons évoquer maintenant la vie et les œuvres de quelques-uns de ceux qui sont tombés, victimes de ce mal, dans leur dévouement à la science ou à leur métier.

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