ÉTABLISSEMENT THERMAL ET PARC
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Napoléon I er aurait fait plus encore pour Vichy s’il fût resté sur le trône. Les eaux de ces thermes convenaient à son tempérament Mieux, et le docteur Corvisart les lui avait recommandées; mais les événements de 1815 ne lui permirent pas de réaliser ce projet.
La Restauration fit quelque chose pour Vichy. La duchesse d’Angoulême y vint passer une saison, et sa présence y attira une société nombreuse. Elle fit achever les constructions de l’établissement thermal. Malheureusement, l’architecte chargé des travaux ne fit guère preuve de goût.
Janson avait construit la galerie du nord sur le modèle du cloître voisin des Capucins; quant à M. Rose-Beauvais, dont les plans furent choisis à la suite d’un concours, il a cru sans doute qu’il s’agissait d’une caserne ou d’un hôpital, et l’on peut appliquer à l’informe édifice dont il est l’auteur ces vers d’Alfred de Musset à propos du Cursall de Bade :
Cette maison se trouve être un gros bloc fossile,
Bâti de vive force à grands coups de moellon ;
C’est comme un temple grec tout recouvert en tuile,
Une espèce de grange avec un péristyle,
Je ne sais quoi d’informe et n’ayant pas de nom,
Comme un grenier à foin, bâtard du Parthénon.
J’ignore vers quel temps Belzébuth l’a construite ;
Peut-être est-ce un mammouth du règne minéral :
Je la prendrais plutôt pour quelque aérolithe Tombée un jour de pluie au temps du carnaval.
Il est temps, en effet, que cette masse informe, que cet édifice incommode fasse place à un élégant casino, car les aménagements de l’établissement, son double escalier plus pénible à gravir que celui de la Scala-Santa au baptistère de Saint-Jean de Latran, à Rome; son étroite galerie aboutissant à une rotonde sans issue; le salon rouge; les salles de billard, de jeu; le cabinet de lecture : toute cette distribution d’appartements mal disposés et mal éclairés manque essentiellement du confortable auquel ont droit les valétudinaires et les personnes qui les accompagnent, dans une ville d’eaux aussi importante que Vichy.
En 1819, une dame d’honneur de la Dauphine, la duchesse de Mouchy, ayant remarqué que la source de l’Hôpital, ci-devant du Gros-Boulet, était mal captée et formait sur la place un cloaque thermal, contribua à la faire niveler, recouvrir d’un toit, entourer d’une construction circulaire en maçonnerie et d’une grille, pour la mettre à l’abri des dégradations et des intempéries. La municipalité reconnaissante donna à la place de l’Hôpital le nom de place de Rosalie, qu’elle a conservé.
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La duchesse d’Angoulême fit une seconde saison à Vichy en 1830. Elle y fut accueillie avec le même respect qu’à son premier voyage. Les autorités du département l’accompagnèrent à partir de Moulins. Les villages avaient élevé sur son passage des arcs de triomphe de verdure et de fleurs. Le baron Lucas, intendant des.eaux et médecin de Son Altesse Royale, lui fit les honneurs des thermes améliorés sous son administration. Le 18 juillet, la duchesse assistai un Te Deum chanté dans l’église paroissiale pour célébrer la prise d’Alger par l’armée française; mais quelques jours après, la révolution de juillet éclatait à Paris et forçait la famille royale à reprendre une fois de plus la route de l’exil. Vichy, reconnaissant de tous les bienfaits, n’en a pas moins conservé le souvenir de la duchesse d’Angoulême, dont le portrait figure dans un des salons de l’établissement thermal.
Vichy espéra un moment, en 1831, une visite de la reine Hortense. Pendant le voyage qu’elle fit avec son fils, Louis-Napoléon, le conseil des ministres avait décidé que la princesse conserverait à Paris un strict incognito, qu’elle ferait une visite au roi et à la reine, et qu’elle partirait le lendemain pour Vichy. Madame Adélaïde d’Orléans fit dire à la princesse que son château de Randan était disposé pour la recevoir. Mais la fille adoptive de Napoléon I er ne voulut pas se soumettre à cet itinéraire forcé : elle refusa l’offre qui lui était faite et se rendit en Angleterre, où elle prit les eaux de Tunnebridge-Wels, dans le comté de Kent.
Le gouvernement de juillet continua aux thermes de Vichy la protection que lui avaient accordée les souverains qui l’avaient précédé. Les princes de la famille d’Orléans venaient chasser à Randan, et leur séjour dans ce domaine attirait de nombreux visiteurs. En 1845, le prince de Joinville fit une saison à Vichy. De cette époque date la prospérité toujours croissante de la cité thermale. Le ministre du commerce, M. Cunin- Gridaine, y venait presque tous les ans; c’est à lui que l’on doit la régularisation des abords du parc : aussi le conseil municipal, par une délibération spéciale, donna-t-il son nom à une des rues nouvelles de Vichy. Le comte Strogonoff, le comte d’Argout, M. de Vatry, M. de Chasseloup-Laubat, le général de Latour-Maubourg, MM. Thiers, de Cormenin, l’académicien Étienne, étaient au nombre des baigneurs de cette année.
La Liste bleue qui, dans l’origine, était écrite à la main, puis fut imprimée avec des têtes de clous sur du papier à chandelle, devint ce livret élégant qui enregistre à chaque saison les noms des baigneurs, dont plusieurs figurent dans Y Almanach de Gotha.
A côté des plus grands noms de l’armorial européen, on remarque déjà les célébrités artistiques attirées à Vichy par la société élégante. Il y avait alors dans l’enclos des Capucins un débris de l’ancien couvent qui avait servi de club sous la révolution. Par une nouvelle transformation, il devint un cercle littéraire et musical, dont les fondateurs furent Louis Rlanc, Auguste Luchet, Richelmi le chanteur de romances, Triebert le hautbois, le violoncelliste Jancourt, Georges Hainl, chef d’orchestre du Grand-Théâtre.de Lyon, d’autres encore qui se sont fait depuis une réputation, et dont Vichy a contribué à étendre la renommée. On essaya aussi de jouer'la comédie dans l’ancien oratoire des Capucins, mais sans succès.
Lorsque Strauss, que M. Cunin-Gridaine enleva, en 1843, aux eaux d’Aix pour en faire Yimpresario de Vichy, donna ses premiers concerts, il présenta au public, en 1845, M me Damoreau-Cinti, alors la chanteuse en vogue, les frères Batta, Géraldy, Ponchard, et une artiste née à Busset, M lle Bertucat, harpiste célèbre~que la Russie a enlevée à la France, et qui a su quitter la harpe pour se faire cantatrice, avant que la vogue n’eût délaissé cet instrument. Une noble Milanaise, la comtesse Baniani, chanta, dans un concert au profit des pauvres, un air de la Somnambula et la cavatine de Norma.
L’année 1846 s’ouvrit par un concert donné dans la Rotonde, qui passait alors pour une merveille. On y entendit M me Damoreau, Tagliatico, Chaudesaignes et Bernardin. L’orchestre ne se composait que de douze musiciens : il-a été depuis très-augmenté et peut rivaliser aujourd’hui avec ceux des casinos d’Allemagne. En 1847, un buveur d’eau qui fréquentait la source d’Hippocrène rima sur l’air : Voici mon oncle la Jonchère, la liste des baigneurs de Vichy. On y trouve les noms de MM. de Cambyse, de Lavalette, de Castellane, de Dreux-Brézé, du vicomte d’Arlincourt, etc. Parmi les notoriétés littéraires, artistiques et politiques, on remarquait MM. Scribe, Arnaud et de Salvandy, membres de l’Académie française; Ligier, Potier, Brunet, comédiens illustres; l’abbé Bautain, M e Lachaud déjà célèbre, Ponsard, M lle Falcon, Alexis Dupont, etc. Cellarius avait établi une académie de danse et y enseignait les pas nouveaux.
L’année 1848 ne fut pas aussi funeste à Vichy qu’au reste de la France. Si les salons officiels ne s’ouvrirent pas, si l’établissement des bains resta fermé, des réunions particulières eurent lieu dans les salons des hôtels. M lle Miolhan sortait alors du Conservatoire : c’était une pâle et timide jeune fille, pleine de talent et de modestie. Elle se fit entendre dans plusieurs soirées, et, au retour de la saison, elle obtint un engagement à l’Opéra-Comique. M lle Douvry, aujourd’hui M me Barbot, a aussi fait à Vichy ses débuts comme chanteuse. Déjà préparée à l’étude du chant par Delsarte, elle reçut, pendant son séjour dans la ville thermale, des leçons de M me Unghr, devenue M me Sabathier. Dans la journée, des amateurs, réunis aux artistes, faisaient de la musique de chambre et exécutaient en petit comité des oeuvres classiques des maîtres allemands, français et italiens.
En 1849, on vit revenir les baigneurs : parmi les revenants se trouvaient le ministre de l’instruction publique, M. le comte de Falloux, et quelques personnages politiques qui fuyaient les clubs et le choléra.
Un bal d’enfants inaugura la saison de 1850. Les baigneuses et les buveurs d’eau répétaient à l’envi, sous les ombrages du parc, le refrain de Béranger :
Chers enfants, dansez, dansez :
Votre âge Echappe à l’orage.
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Une tombola termina cette matinée dansante, à la grande joie des familles. Cellarius continuait ses cours de chorégraphie, et Grisier donnait aux jeunes gens des leçons d’escrime. Lcvassor égayait les réunions du soir par ses chansonnettes; des artistes d’un ordre plus élevé, M me Casimir et M mo Stoltz, faisaient le charme de la société admise à des concerts intimes. Un amateur distingué, devenu un des fidèles habitués de Vichy, M. le comte de Cessoles, et son compatriote M. Sasserno, y retrouvaient les personnages et les artistes qu’ils avaient quittés à Nice; le général Prim était aussi un des fidèles de Vichy : c’est là qu’il présenta sa jeune femme, M lle Agüero, devenue par son mariage comtesse de Reuss. C’est encore pendant la saison de 1850 que lady Stuart de Rothsay, le cardinal Dupont, archevêque de Bourges, la duchesse de Gontaut- Biron, le marquis et la marquise de Lavalette et l’amiral Ducrest de Villeneuve se rencontrèrent, dans les allées du parc, aux concerts de M Ue la Grua, de Tamburini, de Gardoni, et aux soirées de la Rotonde.
Puis vinrent les bals, où l’on brillait plus par l’élégance et la distinction que par le luxe et l’extravagance des toilettes contemporaines. C’était un charmant quadrille que celui où se trouvaient réunies M lles de Vaufreland, de Cessoles, de Tifîenbach et Lehon, ayant pour cavaliers MM. de Rothschild de Naples, Aguado et la fleur de la gentilhommerie européenne. M. Fiorentino était alors le chroniqueur de ces fêtes brillantes et ses spirituels feuilletons racontaient aux lecteurs du Constitutionnel les plaisirs de Vichy, et les causeries en plein air où le duc de Soto-Mayor, ambassadeur d’Espagne, la princesse Poniatowska, le duc Decazes, le marquis et la marquise de Pommereu, le comte de Rambuteau et M. Desmousseaux de Givré tenaient tour à tour le dé de la conversation.
Dans les salons des hôtels, le géùéral Regnauld Saint-Jean d’Angely s’entretenait avec M. Rouher, garde des sceaux, qui a remplacé M. Cunin- Gridaine comme bienfaiteur de Vichy.
En 1851, un bal fut donné dans les salons de l’établissement thermal par les baigneuses et les buveurs d’eau de l’hôtel de Paris. La galerie verte, où se tenaient les dames patronesses, offrait un magnifique coup d’œil. La bienfaisance n’était jamais oubliée dans les fêtes de Vichy : elle leur servait, au contraire, de prétexte. On faisait de la musique, on dansait, on chantait pour les pauvres. L’hospice de Chantelle a vu grossir son budget par une de ces élégantes réunions. Une inondation, un incendie, un accident quelconque, fournissaient l’occasion d’une quête, d’un bal ou d’un concert.
Les années suivantes furent encore plus prospères. Une nouvelle administration avait réalisé dans l’établissement thermal des améliorations qui depuis n’ont fait que progresser : aussi le nombre des baigneurs va-t-il toujours croissant, car ils trouvent à Vichy les deux conditions essentielles d’une saison thermale, la guérison et les distractions qui aident à la cure.
La harpe de Godefroid opérait sur les goutteux le même miracle que celle de David sur le paralytique Samuel. Les Siamois Lionnet exécutaient leurs chansonnettes, et le soprano de M me Lefébure-Vély rivalisait avec les fauvettes du parc. Le général de Saint-Arnaud, alors ministre de la guerre, vint faire une saison à Vichy avant de partir pour l’expédition de Crimée, où il devait glorieusement succomber.
On avait essayé d’établir un théâtre dans les halles, mais l’insuffisance du personnel dramatique, ainsi que du matériel et du local, fit échouer cette tentative. A Vichy, hors des salons, point de salut; il faut choisir entre le concert ou le café chantant. Du reste, les soirées musicales devenaient de plus en plus attrayantes. M. et M me Meillet commençaient déjà à chanter des duos et des opérettes; M me Colson, M. Vendenheuwel, complétaient le programme, et Sainville, qui ne pouvait déjà plus jouer la comédie, accompagnait au piano les artistes de la Rotonde.
A partir de l’année 1850, on remarque un nouvel accroissement dans le nombre des baigneurs : la clientèle aristocratique de Vichy lui reste fidèle. En vain les casinos d’Allemagne lui offrent les distractions du jeu : on préfère à ces émotions les paisibles loisirs delà villégiature thermale. Le duc de Soto-Mayor, ambassadeur d’Espagne, le duc Decazes, le comte de Rambuteau, le marquis et la marquise de Pommereu, M. Odilon Barrot, sont les habitués de Vichy et y prennent leurs quartiers d’été.
En 1851, nous voyons arriver le baron Macdonald, chef d’un clan d’Écosse; le prince Butera; le comte Branicki; le comte de Pillet-Wild, un des régents de la Banque de France; M. Furtado, banquier; le prince Marcelin Lubomirski; M. Rives, ambassadeur des États-Unis; l’amiral Bruat; M. et M me Troplong; le général Cavaignac, frère du dictateur provisoire de 1848; M gr de Dreux-Brézé, évêque de Moulins, et la marquise de Dreux-Brézé; la comtesse de Swetchine, dont le comte de Falloux s’est fait le biographe; la princesse Lubomirska; les comtesses Branicka et Potocka, l’élite de la noblesse polonaise.
Pour distraire cette élégante société, les salons de la Rotonde multipliaient les bals et les concerts. On entendit dans une soirée M lle Siona Lévy, jeune étoile qui a disparu presque aussitôt du firmament dramatique.
En 1852, les illustrations militaires affluent à Vichy. Le général Jacqueminot, l’amiral anglais sir Pellew, le général comte de Saint-Arnaud et. sa famille, la comtesse Féray, née d’Isly, fille du maréchal Bugeaud, s’y rencontrent avecM. Ganneron le banquier, M. Narcisse Lafond, régent de la Banque, le comte et la comtesse de Nieuwerkerque et la comtesse Duchâtel. La colonie étrangère a pour représentants le prince Gagarin, le comte Joseph Potocki et la princesse Mathilde Poniatowska. L’année suivante, la Russie est.représentée à Vichy par le prince Basile Mestchersky, chambellan de l’empereur Nicolas, et la comtesse de Benkendofï, dame d’honneur de l’impératrice; l’art dramatique, par M. Bouchardy; le petit théâtre des halles, desservi par une troupe nomade, continue à être peu amusant; la vogue reste acquise aux soirées de la Rotonde et aux concerts du parc. Les sœurs Ferai, ces jumelles violonistes qui ont une villa sur les bords du lac de Côme, sont venues charmer par leur beau talent les rives du Sichon.
De même qu’il y a chaque année un roi de la fève dans les familles, il y avait à Vichy une reine de la saison; l’illustration, l’esprit, la beauté, étaient les seuls titres à cette souveraineté élective. La couronne était quelquefois partagée entre plusieurs reines ; mais loin de se faire la guerre, elles ne donnaient que plus de charme à la cour thermale. La vicomtesse de Rougé, la comtesse Sweykowska, la comtesse de Chabrillan
mère, la comtesse de Roys et la baronne Duquesne ses sœurs, la duchesse de Gontaut, les dames de Bourbon-Busset, la comtesse Walewska, la comtesse Lehon, la comtesse Litta, d’autres encore, ont porté le sceptre du goût, de l’élégance et de la distinction.
Parmi les étoiles musicales qui ont brillé à Vichy, il en est une qui s’est éteinte trop tôt : je veux parler de M me Cambardi. Née à Lyon, où elle eut, au Grand-Théâtre, de grands succès, elle parut à Paris sur la scène des Italiens, et fut engagée comme prima-doma au théâtre de la Scala, à Milan. Par son mariage elle avait trouvé à Vichy une patrie adoptive. Son remarquable talent l’avait fait apprécier; son caractère 1 avait fait aimer. Sa mort prématurée à causé d’universels regrets, et les habitués de la Rotonde ont conservé le souvenir de cette artiste qui était appelée au plus brillant avenir.
L inauguration de l’hôpital militaire, qui eut lieu en 1854, fut une fête pour Vichy. Un banquet fut offert à cette occasion aux nouveaux administrateurs de 1 établissement thermal, MM. Lebobe et Callou. La saison fut brillante, et l’épaulette française, qui venait de s’illustrer sur les champs de bataille de Crimée, trouva un sympathique accueil. Vichy aura sa place dans nos annales militaires. C’est là que le général Cousin-Montauban est venu rendre compte à l’Empereur de la campagne de Chine; c’est là aussi que le général Forey est venu prendre les ordres de Sa Majesté avant de prendre le commandement en chef de l’expédition du Mexique.
En 1855, les concerts de la Rotonde furent très-suivis. Une chanteuse légère, M Ue Feitlinger, un chanteur comique, M. Caillat, préludaient aux grands airs que deux cantatrices distinguées faisaient ensuite entendre à un auditoire d’élite. M me Anna Bertini, qui joint au type accompli de la beauté hollandaise le charme d’un soprano italien, fut très-goûtée des dilettanti. M lle Ventaldi avait une belle voix de contralto, et ces deux cantatrices étaient fort applaudies dans les duos de Tancredi et de la Gazza ladra.
L année suivante, Accursi, un des meilleurs élèves d’Alard, Thalberg et Roger, eurent leurs triomphes; Berthelier et M Ue Schneider, leurs ovations. La grande et la petite musique sont également appréciées à Vichy. M. et M me Gueymard et M. Claudius Jacquand ont été aussi en même temps parmi les notoriétés artistiques de Vichy. En 1858, on inaugura le nouvel établissement des bains construit par M. Badger, architecte, sur le terrain des Capucins. Une cérémonie religieuse suivie d’un banquet, des discours et des toasts, marquèrent cette solennité thermale. Le prince Gortschakoff et M. Scribe figuraient, pendant cette saison, parmi les notabilités de la Liste bleue.
En 1860, le théâtre de la Rotonde complète par des comédies, des proverbes, des vaudevilles et des opérettes les concerts quotidiens. Deux actrices de talent, M me Paer dans les rôles de genre, et M lle Lovely dans les jeunes coquettes, se partagent les applaudissements du public. M. Paer, jeune premier distingué ; M. Gaudy, comique amusant, et M. Touzé, qui est appelé à remplacer un jour son quasi homonyme Tousez, complétaient la troupe dramatique et concouraient à l’ensemble des soirées, alors très-suivies. Vichy était enfin digne de recevoir l’hôte auguste qui devait le placer au premier rang parmi les cités thermales.
es excursions aux environs de Vichy, longtemps négligées, alors que le manque ou la difficulté des voies de communication les rendait trop pénibles, offrent aujourd’hui un nouvel attrait aux baigneuses et aux buveurs d’eau, et remplissent agréablement pour eux les intermèdes de la cure. La première promenade est ordinairement consacrée à l’Ardoisière et à la vallée du Sichon. On peut, pendant que la voiture parcourt la route poudreuse de Cussetj prendre l’allée de Mesdames, dont les peupliers commencent à donner un peu d’ombre. On remonte le cours du Sichon, dont les prés fleuris auraient consolé M me Deshoulières de ceux qu’arrose la Seine. La source de Cyolant, cette poétique naïade qui fut disputée si longtemps entre Vichy et Cusset, est maintenant captée et coule dans les conduits souterrains qui l’amènent à la fontaine des Trois-Cornets. La source Pajot, abritée sous un chalet élégant, est conduite à l’extrémité de la galerie Nord de l’établissement thermal de Vichy, où elle reparaît sous le nom de source de Mesdames. Le moulin de Presles égaye le paysage par sa physionomie agreste et les passants par son joyeux tic tac. L’usine à gaz, dont l’obélisque-cheminée dépasse les arbres de la route, personnifie le contraste de la civilisation et de la nature ; mais cette dernière l’emporte, et l’odeur balsamique des prés et des bois combat les fétides émanations de la houille aussi victorieusement que la lumière du soleil l’emporte sur celle du schiste et de l’hydrogène, ces deux antagonistes de l’éclairage. La
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route décrit une courbe avant d’arriver à Cusset, pour épargner aux voyageurs de voir trop tôt l’affreuse construction des bains Sainte-Marie vilain tableau dans un joli cadre
Cusset fut, au moyen âge, une cité abbatiale et féodale. Sous Louis le Débonnaire, l’abbaye de Saint-Martin de Nevers y possédait une métairie. Mabillon nous apprend que l’évêque de ce diocèse, Eumène, y fonda une maison de religieuses, et que le couvent lui payait chaque année, e jour de la Saint-Martin, une livre d’argent pour toute redevance, moyennant quoi il était exempt de toutes dîmes ou censives. Cette charte est atee d Attigny, le 16 des calendes de septembre, l’an de l’incarnation 886. Il n’était pas encore question du calendrier grégorien et l’on supputait les mois et les années en chiffres romains. En 1236, Hugues, évêque de Clermont, érige le couvent de Cusset en abbaye de filles nob es . les plus grandes familles du pays aspirent à l’honneur d’y faire entrer leurs enfants. L’abbesse, entre autres immunités et privilèges avai es droits de justice et d’asile. Un criminel poursuivi par le bras séculier devenait inviolable et sacré dès qu’il avait pu franchir le seuil de la maison abbatiale. C’était aussi l’abbesse qui nommait les douze chanoines formant le chapitre des filles nobles de Cusset. Cette suprématie eminine montre que 1 Eglise du moyen âge avait oublié le précepte de saint Paul qui excluait les femmes du sacerdoce : Mulieres in ecclesiis acean es vrai e ire que de tres-grandes dames, de nobles châtelaines, gouvernaient alors l’abbaye de Cusset. On trouve, dans la liste des abbesses, des Bourbon-Montluçon, des dames de Vichy, de la Fayette, de la Palisse et de la Guiche.
« F l é t Ch ! e 7 aSSa Z CUSS6t ’ 6n 1665 : 86 rendant de Vichy à Glermont ’ rabba *' e était régentée par Diane-Thérèse de Linars.
Nous passâmes, dit-il dans ses Mémoires sur les grands-jours d’Auvergne, par une abbaye de Saint-Benoît où nous fûmes fort bien reçus de
pHp rnTl n qm GS Un6 n ame de grande VertU ’ qUi a été dUrant quarante ans coad i utrice de la précédente. Elle a de beaux droits seigneuriaux,
dVquo^ s étonner de TirTf nT ^ ^ ptaM ° ft dmnt elle * Elle tient de ^ons pensionnaires dans l’abbaye, et il y a
ae quoi s etonner de voir de fort belles images vivantes dans leur clôture. »
Un^lnTens 7“" 7' 7 rabbeSSe aVaitle droit d '<>“"P w 13 l» a “ d'honneur dans le chœur des chanoines,
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, Empereur Napoléon III, dont la solhcitude s’étend à tout ce qui entoure Vichy, a accordé des fonds pour les reconstruire.
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« La forme de la ville est carrée, ayant quatre bonnes portes nommées Doyac, la Mère, la Barge et Saint-Antoine; entre lesquelles il y a
quatre grosses tours fortes, bien percées et flanquées, savoir : la tour Prisonnière, la tour Saint-Jean, la tour du Bateau et la tour Notre-Dame, appelée la grosse tour, laquelle a de diamètre, au haut, trente toises, et d’épaisseur de murs, à fleur de terre, vingt pieds de roi. Cette tour est une des plus belles et des mieux bâties qu’il se voie, car, au dedans, elle est propre à loger un roi ou un prince; outre cela, plusieurs belles et industrieuses casemates et canonnières; mais le logis est demeuré imparfait.
» La ville est toute enceinte de grosses et hautes murailles, en dedans, de douze pieds de roi d’épaisseur, .et, par derrière, tout à l’entour sont garnies de canonnières et casemates souterraines par lesquelles on va près de l’eau; et est flanquée ladite ville de toutes parts, tant par le moyen des porteaux que des tours, qui sont distantes l’une de l’autre par égale portion, et les fossés, qui sont profonds et larges, sont à fond de cuve et tous pleins d’eau.
» Dans ladite ville passe la rivière de Sichon, par le moyen de deux canaux mis à travers sur les fossés, sur pilotis de bois, l’un à l’endroit de la tour Saint-Jean et l’autre à la tour du Bateau, et par le moyen de ladite eau tournent en la ville huit roues à moulin à blé.
» Les fortifications de la ville, laquelle est bien accommodée d’eau tant de puits que de fontaines, ne se peuvent si bien décrire qu’il n’y manque encore quelque chose, étant si bien composées et si superbes qu’il faut inférer que toutes lesdites fortifications n’ont pas été faites sans raisons : la cause est la guerre du Bien public. »
C’est à Cosse* que se dénoua cette guerre des seigneurs révoltés contre l’autorité de Charles VIL Elle fut fomentée par le Dauphin Louis, et est désignée par les historiens sous le nom de Praguerie. Le Dauphin était à Moulins, où le duc de Bourbon lui avait donné asile : le roi marcha contre les révoltés, prit d’assaut les places de Chambon et d’Évaux, s’empara d’Ébreuil, d’Écurolles et de Charroux, et força le duc de Bourbon, qui s’était réfugié à Saint-Pourçain, de demander la paix. Ce dernier traînant en longueur les négociations, Charles VII passe l’Ailier, s’empare de Vichy où il met une garnison, occupe Varennes, et oblige le Dauphin, qui se trouvait à Cusset, de venir faire sa soumission :
« Loys, lui dit son père, soyez le bienvenu, vous avez moult longuement demouré; allez-vous-en reposer en votre hostel pour aujourd’huy, et demain nous parlerons à vous. »
On désigne une maison de la place de Cusset comme ayant servi d’entrevue au père et au fds, qui se réconcilièrent tout à fait le lendemain. Voici les paroles qu’un chroniqueur prête à cette occasion au débonnaire Charles VII : « Loys, les portes de la ville sont ouvertes, et si elles ne vous sont assez grandes, je ferai abattre seize ou vingt toises de murs pour vous faire passer où mieux vous semblera. Vous êtes mon fils et ne pouvez vous engager à quelque personne que ce soit sans mon congé ou consentement; mais s’il vous plaît vous en aller, eh bien, allez! car, au plaisir de Dieu, nous trouverons aucuns de notre sang qui nous aideront mieux à maintenir notre honneur et seigneurie que vous n’avez fait jusque-là. »
Ainsi se termina cette comédie politique où se révèlent l’astuce du fds et la faiblesse du père.
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Plus tard, oubliant cette scene humiliante et à l’instigation d’un de ces favoris de bas étage dont il aimait à s’entourer, Louis XI déclara Cusset ville royale, y transféra le bailliage de Saint-Pierre-le-Moutier, et y établit un bailli d’épée et un bailli de justice.
En 1480, le roi chargea Jean Doyat de traduire devant le Parlement plusieurs officiers du duc de Bourbon, entre autres son chancelier, son procureur général et son capitaine des gardes. On les accusait de conspirer contre le roi; mais le but véritable de ce procès était de contrarier le duc, que le roi n osait attaquer en face à cause de sa qualité de prince du sang. Jean Doyat, qui était, comme Olivier le Daim, un des affidés de Louis XI, se prêta avec zèle à ces poursuites, comme bailli royal de Cusset.
Ces faveurs étaient dues à la complaisance servile de Jean Doyat, député de Cusset aux assemblées provinciales, qui devint ensuite gouverneur de 1 Auvergne. Il fit relever les fortifications de la ville, dont Louis XI ne cessait de vanter la magnificence et la perfection : « Ce sont, disait-il, les plus belles murailles et clôtures de notre royaume. » Mais Doyat finit par tomber en disgrâce, et tous les privilèges dont il avait doté sa ville natale disparurent avec lui.
Cusset s est relevé de nos jours par l’agriculture et l’industrie. Placé dans une plaine fertile, il produit plus qu’il ne consomme et exporte à Vichy une partie de ses productions. Pendant son séjour de 1861, l’Empereur, accompagné du général Dubosc, des colonels comte Lepic et Favé et du capitaine comte de Clermont-Tonnerre, a visité en détail la papeterie de Darcin, à Cusset. Cette usine, exploitée par MM. Auzoux, Meyer et C ie , et dirigée par M. Fauveau, ingénieur, est située dans l’île de Sainte-Hélène, au confluent du Jolan et du Sichon, à un kilomètre environ de Cusset.
L Empereur a visité dans une des salles de la fabrique une série d’échantillons de matières premières, de pâtes et de papiers fabriqués ; du foin brut avarie, puis lessivé et blanchi au chlore gazeux ou au chlore liquide; des algues marines traitées par les mêmes procédés. On fait dans cette usine des papiers d’excellente qualité. La machine sur laquelle s’enroule le papier sans fin a aussi attiré l’attention de l’Empereur, qui a ensuite examine les échantillons fabriqués avec divers mélanges variant entre 25 pour 100 et 75 pour 100, jusqu’à entier emploi de pâtes entièrement textiles. M. H. Plon, imprimeur de l’Empereur, etM. Albéric Second, assistaient à cette visite industrielle.
Aujourd hui Cusset est une ville ouverte, et ne conserve que quelques vestiges de ses anciennes fortifications. Elle est dominée par les coteaux fertiles des Creuziers, couverts d’arbres fruitiers et de vignes ; par la montagne Verte et la colline de Sainte-Hélène, qui l’enferment dans une sorte de cirque naturel. C’est sans doute ce qui a donné lieu à l’étymologie celtique qu’on a trouvée à Cusset : on le fait venir de cussey, qui veut dire angle fermé. De son ancien bailliage, il ne reste plus que le souvenir du gibet qui se dressait sur la hauteur des Justices, et un tribunal ou l’on juge paisiblement les méfaits correctionnels de l’arrondissement de la Palisse.
Sur l’emplacement de l’ancien gibet on a élevé un casino qui a répudié ce nom patibulaire, et dont les frais ombrages, les beaux salons, la vue magnifique et l’excellent buffet font de la villa du Belvédère un agréable lieu de rendez-vous. Un service attelé en poste y conduit et en ramène les baigneurs : on s’y rend aussi en voiture, à âne ou à pied, au choix des pèlerins qui font cette ascension.
Lés Malavaux rappellent aussi de sombres souvenirs. D’où a pu venir à ces ravins pittoresques ce. nom dé vaillêe maudite? Est-ce à quelque tradition séculaire, au souvenir d’un massacre ou d’un crime? Est-ce à une de ces révolutions du globe qui ont ouvert les cratères béants des montagnes d’Auvergne, .et soulevé les cimes dentelées de la chaîne du mont Dore et des monts du Forez? Quelques ruines ayant, dit-on, appartenu à une commanderie de Templiers, sont-elles un vestige de cette proscription sanglante de Philippe le Bel qui n’a de pendant dans l’histoire qiie l’odieux guet-apens de la Saint-Barthélemy?
Où l’histoire se tait, la légende parle. Les paysans d’alentour ont appelé le puits du Diable une profonde excavation où le vent gronde pendant les nuits d’orage. Est-ce un puits de mine creusé par la cupidité d’anciens chercheurs d’or? Peu importe; on jette un regard en passant sur les vallons maudits, et l’on continue à gravir la route qui contourne les bords du Sichon, au bruit du torrent qui gronde sur un lit de rochers et mêle sa note grave aux notes aiguës des grelots de l’attelage.
On s’arrêtait autrefois à l’un des tournants de la route pour entendre raconter par une bonne femme la légende du Saut de la Chèvre. Elle est digne de Florian et de Berquin. Un méchant , loup, sorti des clairières du Montoncelle, poursuivait une chèvre surprise au moment où elie broutait paisiblement la chétive verdure qui croît dans les anfractuosités des ravins. Elle arrive au bord d’un abîme, et, comptant sur sa légèreté proverbiale, elle saute et retombe sur un buisson où elle se blottit, espérant échapper au cruel animal qui veut la dévorer. Le loup saute à son tour, mais il se casse les os sur les rochers aigus. C’est bien fait. Ce simple récit a inspiré bien des ballades en prose et en vers aux touristes de Vichy. Vilain loup ! pauvre chèvre ! que la poésie vous soit légère !...
Le hameau des Grivats, situé dans une éclaircie de bois, sur un talus en pente qui descend vers la rivière, doit son nom à une fabrique fondée par M. Rose-Beauvais, utile industriel, mais mauvais architecte :
Soyez plutôt tisseur, si c’est votre métier.
Le grivat est une étoffe de coton solide et peu coûteuse. La robe d’uniforme des naïades de Vichy est en grivat rayé, et dessine quelquefois de fines tailles surmontées d’un agréable minois. Le prix courant du grivat est de 1 fr. 25 cent, le mètre, quels que soient la couleur ou le dessin. Cette industrie est aujourd’hui très-répandue dans tout l’arrondissement de la Palisse.
L’Ardoisière est le Tibur de Vichy. La cascade du Gour-Saillant rappelle les cascatelles de l’Anio, et les bords du Sichon, éclairés par le soleil de juillet, ont quelque ressemblance avec les environs de Tivoli. Aussi cette vallée est-elle une des promenades favorites des baigneuses et des buveurs d’eau. L’Empereur Napoléon III est venu plusieurs fois à l’Ardoisière ; mais la visite qu’il a faite à ce casino rustique, pendant la saison de 1861, mérite une mention spéciale. Sa Majesté avait ménagé à ses invités la surprise d’un concert en plein air.
VICHY
;. Le ‘ emps ““ magnffliïu<î ' La Mse du soir truissait dans 'es “Ares et agitait la flamme des bougies éclairant le feuillage : on eût dit un décor d opéra. On voyat, circuler sur .les pelouses les dames invitées, en éiégantes toilettes d’été. Après le thé, qui ta, servi sous les
fit retentir les échos des accents de son cor magique. On eût dit que les fées de la grotte voisine préludaient à ce concert impérial La deliceuse romance de «ml : A p« au sortir de l'enfance, retentissait au loin, puis se répétai, en sourdine avec une excelle a reproduire sur le cor les doubles et les triples sons don, il a seul le secret. A lui seul i, est tout un orchestre. Son^ Ztoire é" inépuisable, et sa musique ne ressemble pas à celle des autres.
anlfftarl detr ““k” 1 ™ 1 * Premier d6S in8lramenlistes ; c ' est a » ssi ™ compositeur distingué : il a fait jouer, en 18 60, à Bade, devant un auditoire de tetes couronnées, un opéra-comique en un acte, la Comète, qui est un petit chef-d’œuvre de mélodie et d’originalité C’est à ce titre que l’Empereur l'a décoré de sa main, à Vichy, et l'honore de son auguste bienveillance.
Vivier s’est surpassé dans la soirée de l’Ardoisière. Son violon tour à tour endiablé ou sentimental, ses chansonnettes désopilantes ses taspiro arilic Ue " ‘ ‘ a fl " eSSe 6 ‘ 16 b0 " t0n ’ ™ là 565 à ‘’ aCC,leil 5Ue lDi “ 168 S0UTCTains et a ''enthousiasme qu’il
La grotte de ItArdoisiére n’a rien de curieux. Elle es, humide et sombre, e, bornée par une excavation profonde où les grenouilles prennent eurs ebats. Au-dessus du coteau qui la surplombe on aperçoit, sur une hauteur appelée le mont Peyron, les ruines d’une maison de Templiers
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Si nous continuons de remonter les bords du Sichon, nous arriverons, à un détour delà route, à l’angle d’un chemin nouvellement réparé et qui conduit au village de Busset, un des plus anciens fiels du Bourbonnais. nouvellement repare et
11 appartenait avant le quatorzième siècle aux châtelains de Vichy, seigneurs d'Abrest, et occupait une position importante sur un point “rS nom patronymique * “ ‘ ‘ ~ ^
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de^“^ r “ rem “ n,e ^ L ° UiS dC B ° Url)0 "’ a ’ S d “ d “ C Char ‘ eS ** qUi “ é,eïé “ Fla " dre P” •« “tas de son aïeul Jean duc ourgogne. Il ta nomme prince-eveque de Liège à dix-huit ans, en 1455 ; mais comme, avant le concile de Trente, le célibat n’était pas de g absolue dans le haut cierge, il épousa, en 1466, Catherine d’Egmont, duchesse de Gueldres, dont il eut trois fils : Pierre de Bourbon qui
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Imp.Lemercier .r.deSeine 57 Paris