‹ Vichy sous Napoléon IIIChapitre 20 sur 23 · CHATEAU DE RANDAN · texte numérisé non relu

CHATEAU DE RANDAN

Charles de la Rochefoucauld, comte de Randan, fit, en 1555, la campagne d’Italie sous le maréchal de Montlue; il commandait une compagnie dans la campagne qui fut entreprise, en 1562, contre les huguenots du Rouergue. Un de ses compatriotes, Jean d’Escars, seigneur de la Vauguyon, faisait aussi partie de l’expédition. Ces deux gentilshommes bourbonnais firent ensuite la campagne de Guyenne et de Périgord, et prirent part à plusieurs combats dont Biaise de Montlue parle dans ses Commentaires. A la suite d’une de ces rencontres, dit-il, « le capitaine Peyralongue et les gens de pied dont il estoit maistre de camp avoyent prins un archer de la compagnie de M. de Randan, et le menèrent prisonnier tout auprès d’un arbre et luy donnèrent deux pistollades de sang-froid : n’estant point encore mort, le capitaine Peyralongue luy demanda qui estoit en nostre camp et qui commandoit; alors il luy dit que j’estois arrivé et que je commandois, sçaehant bien qu’ils en seroient en frayeur. »

Nous aimons à croire que ce loyal gentilhomme n’était pas celui dont parle Pierre de l’Estoile : « En ce mois de may (1578), Lavardin à Lucey en Yandomois tua de sang-froid et de guet-apens le jeune Randan (sous ombre de ce que le dit Randan) s’ingéroit de faire l’amour à la jeune dame de Lucey, riche veufve que Lavardin aimoit pour l’épouser. Ce meurtre fust trouvé fort cruel et estrangement barbare, et envoia le roy un prevost des mareschaux avec forces, pour prendre au corps Lavardin, lequel se retira en Gascongne vers le roy de Navarre son maistre, où il fust le bien venu. Chose grandement déplorable en ce malheureux siècle de voir les maisons des roys et des princes servir d’asyle et de retraicte aux meurtriers et assassins. »

Un autre comte de Randan figure dans les guerres qui, sous la Ligue, agitèrent l’Auvergne et le Bourbonnais. Il s’était emparé d’Issoire en 1589; mais les royalistes de Clermont parvinrent à reprendre cette ville qui, commandant le cours du haut Allier, était d’une grande importance pour la sécurité de la Limagne. Cette fertile vallée était alors dévouée à la Sainte-Union, qu’elle considérait comme l’appui du catholicisme. Les partisans de la Ligue s’étaient retranchés dans la citadelle d’Issoire, et les royalistes appelèrent à leur secours toute la noblesse de l’Auvergne et du Bourbonnais. D’Effiat, gouverneur de la basse Auvergne, et de Chazeron, gouverneur du Bourbonnais, se rendirent à leur appel, suivis d’une partie de la noblesse.

De son côté, le comte de Randan demanda du secours au seigneur de Neuvy, qui était le chef de la Ligue en Bourbonnais, et au seigneur de Saint-Marc, qui était à la tête des ligueurs de la Marche. « Ainsi, dit le chroniqueur Palma-Cayet, les royaux et les ligueurs se mettent tous à la campagne* chacun pour rendre fort son party. »

Le comte de Randan étant parvenu à secourir la citadelle d’Issoire assiégée, et ayant reçu les renforts que lui amenait le seigneur de Neuvy, avec cent hommes d’armes, essaya de chasser les royalistes de la ville; le seigneur de Neuvy, apprenant qu’une troupe royaliste venait ravitailler les assiégeants, se porta à leur rencontre; mais il tomba dans une embuscade et fut obligé de se replier avec ses troupes vers le Bourbonnais.

Le comte de Randan eut aussi à lutter contre les royalistes de Clermont, qui, prenant la route de la montagne, avaient tenté de surprendre

le château de Neschers; il les repoussa, et, avec l’aide des renforts d’artillerie venus de la Marche, il vint battre en brèche les murs d’Issoire. Il était sur le point de se rendre maître de la ville, lorsqu’il apprit que l’armée royale, commandée par le marquis de Curton, avait remonté l’Ailier jusqu’à Coudes. Il se porta à sa rencontre et posta ses soldats près du mont de la Croix-Roland, à une demi-lieue d’Issoire. Un combat sanglant s’engagea entre les deux troupes, et les royalistes furent vainqueurs. Le comte de Randan, blessé dans la mêlée, fut fait prisonnier et mourut à Issoire des suites de sa blessure.

La terre comtale de Randan fut érigée en duché pour Catherine de la Rochefoucauld, gouvernante de Louis XIV et dame d’honneur d’Anne d’Autriche. Elle passa ensuite aux maisons de Foix, de Bauffremont, de Durfort, de Lorge et de Choiseul-Praslin, et fut acquise, en 1821, par la princesse Adélaïde d’Orléans, qui l’habita pendant la belle saison. Les princes ses neveux y venaient faire des parties de chasse, et y invitaient les veneurs les plus renommés de l’époque. Le château fut restauré. Des anciennes constructions, qui dataient de la renaissance, on ne conserva que la grosse tour de l’ouest, désignée sous le nom de Logis du Roi. Les appartements intérieurs furent meublés avec une élégante simplicité. On y voit encore les tableaux et les objets d’art qui rappelaient aux châtelains de Randan les pérégrinations de l’exil et le souvenir des artistes dont ils étaient les Mécènes. Les cuisines, situées dans le sous-sol, sont monumentales. On dirait qu’elles ont été construites pour des festins de Gargantua. Il est vrai que la famille était nombreuse, surtout quand les invités venaient y fêter la Saint-Hubert; mais, sauf ces repas dont le duc de Montpensier faisait ordinairement les honneurs, on vivait très-simplement dans le domaine de Madame Adélaïde. Le parc de Randan est admirablement entretenu, grâce aux soins incessants de M. le duc de Galiera. Il offre une agréable promenade aux touristes de Vichy.

Le château d’Effiat n’offre plus d’intérêt depuis qu’on lui a enlevé son mobilier historique, et les personnages de la famille Coiffier d’Effiat, à l’exception de la romanesque figure de Cinq-Mars, sont de piètres sires. Le touriste fera donc bien de revenir à Vichy par la rive gauche de l’Ailier, et de jeter en passant un coup d’œil sur la silhouette féodale du manoir de la Poivrière, avant d’arriver à Hauterive. Les eaux d Hauterive appartiennent à la Compagnie thermale de Vichy. Elles ont pour inspecteur M. Durand-Fardel, le consul designatus de 1 inspection générale, c està-dire le successeur probable des Lucas, des Prunelle et des Petit, dont il a perpétué les traditions, en y ajoutant son talent propre et sa vaste érudition.

ien que le chemin de fer conduise de Vichy à Saint-Germain-des-Fossés et de là à la Palisse, on fera bien de faire en voiture cette excursion, pour visiter le château de Billy, les coteaux de Creuzier-le-Vieux et de Creuzierle-Neuf, Saint-Germain-des-Fossés, et les sites agréables des vallées du Mourgon et de la Bèbre-, Billy-sur-Allier était une des châtellenies les plus importantes du Bourbonnais. Le duc de Montmorency en était seigneur en 1789. L’ancien château, aujourd’hui en ruines, était de forme ronde et flanqué de dix tours; au-dessus de l’enceinte principale s’élevait le donjon, flanqué de cinq tours, et qui servait de résidence aux ducs de Bourbon pendant leur séjour à Billy. La ville, qui a l’air d’être un peu ruinée elle-même, n’a guère que cinq à six cents habitants. Le château de Billy domine la route. Il est situé sur une hauteur qui fait mieux ressortir la masse imposante de celte construction féodale. On a réédité, à propos de Billy, une vieille plaisanterie qui s’applique à un village de Picardie appelé Bulles :

A Bulles en Bullois,

Femme accouche à cinq mois Pour la première fois.

VICHY

Il y a cent pays en France qui revendiquent ce triste privilège, que nous répudions pour l’honneur des dames du Bourbonnais.

Bessay était une des châtellenies du Bourbonnais. Il fut l’apanage d’un des fils cadets d’Archambault VII, sire de Bourbon. Guillaume I er , un de ses descendants, et sa seconde femme, Isabeau de Courtenai, ont été enterrés dans l’église de Bessay; mais on n’a pu découvrir leur sépulture.

Saint-Germain-des-Fossés a été longtemps ville close, avant d’être ouverte aux railways qui se dirigent de sa gare centrale vers Clermont, Lyon, Paris et Vichy. Aussi elle a changé d’aspect. Ses fortifications, ses fossés même, alimentés par les eaux du Mourgon, et auxquels le bourg doit son nom, ont disparu, ainsi que son couvent, dont Robert de Vichy était prieur au quatorzième siècle. Une dame de Saint- Germain-des-Fossés, digne émule de ces châtelaines dont Fléchier raconte les prouesses dans les Mémoires des grands-jours d’Auvergne, se rendit coupable, au siècle dernier, d’un crime atroce.

Ayant aperçu un malheureux paysan qui pêchait dans une pièce d’eau voisine du château, elle tira sur lui, de sa voiture, un coup de fusil qui le tua roide. Les villageois accourent et poursuivent la meurtrière, qui se barricade dans une chapelle en ruines et parvient à se soustraire à la vindicte populaire. Les parents de la victime poursuivirent devant les tribunaux la dame de Saint-Germain, qui fut condamnée à mort par contumace et pendue en effigie.

Oublions ces tristes souvenirs en franchissant le seuil d’un château dont la devise est : Honneur et Loyauté.

Suivant les traditions locales, la Palisse devrait son origine à un établissement romain; toutefois les documents authentiques qui font mention de cette ville ne remontent qu’au commencement du treizième siècle. L’orthographe de son nom a varié : on le trouve indifféremment écrit la Palioga, la Palice et la Palisse. Cette dernière manière de l’écrire se rapporte aux armes parlantes de la ville, qui sont de gueules à cinq pals aiguisés d'argent.

Le château et la seigneurie de la Palisse appartenaient en 1230 à Roger de la Palice, damoiseau. Un autre seigneur de la même famille, Guillaume de la Palice, les possédait en 1257. Il avait épousé Arembord.de Chazeul. Pierre de la Palice étant mort à la fin du treizième siècle, Sa veuve épousa Philippe de Mallevai, qui, en 1300, rendit hommage à Robert de France, comte de Clermont et seigneur du Bourbonnais, pour le château de la Palisse et la haute et petite justice de cette seigneurie, qui s’étendait alors sur les paroisses de Lubier, Bussolles, Barais, Frezelles, Varennes-sur-Tèche, Lodde, Ande-la-Roche, Droiturier, Saint-Prix, Breüil et Billezois, au nom de sa femme Isabelle de Ternaut, dame de la Palice.

11 fut la souche de cette ancienne et illustre maison, qui se perpétua jusqu’au milieu du quinzième siècle dans le Forez et le Bourbonnais. Elle portait d’argent à trois lionceaux d’azur.

Après la veuve de Pierre de la Palice, la seigneurie et le château passèrent à Marguerite de l’Espinasse, qui les apporta successivement en dot à Jean de Griffier et à Jean de Chastillon. La fille de ce dernier, Jeanne de Chastillon, épousa en premières noces Gaucher de Passât, seigneur

de la Creusettë, chambellan du roi Charles VI, mort en 1409. Son second mari, Louis de Cuiant, amiral de France, Fautorisa à vendre la seigneurie de la Palisse à Charles de Bourbon, comte de Clermont, en 1429. Celui-ci la revendit l’année suivante à Jacques de Chabannes, chevalier, seigneur de Charluz, moyennant six mille écus d’or. Jacques de Chabannes acquit plus tarddes seigneuries de Montaigu-le-Blin et de Châtel-Perron, dont il agrandit son domaine.

Dès cette époque, la maison de Chabannes, originaire de l’Angoumois, se fixa dans le Bourbonnais. Les propriétés qu’elle y acheta furent payées avec les rançons des seigneurs anglais que Jacques de Chabannes avait faits prisonniers pendant la guerre de Cent ans.

Tous les membres de la famille de Chabannes se rendirent illustres par leur valeur militaire. Outre les nombreux domaines qu il possédait en Limousin, en Auvergne et en Bourbonnais, Jacques de Chabannes avait reçu de Charles VII la seigneurie de Curton en Guyenne, en récompense de ses bons et loyaux services contre les Anglais. Il mourut en 1453, au siège de Castillon.

Geoffroy de Chabannes, son fils aîné, hérita des terres du Limousin et du Bourbonnais. Il épousa Charlotte de Prie, demoiselle d honneur de la reine Marie d’Anjou, cousine germaine du cardinal d’Amboise. C’est lui qui fit ériger, en l’honneur de son père, le tombeau qui existe encore dans la chapelle de la Palisse. Cette chapelle était alors isolée de l’ancien château. Elle faisait partie des fortifications et était défendue à l’extérieur par une tour et un chemin de ronde crénelé. Elle avait été autrefois l’église paroissiale de la ville sous 1 invocation de saint Léger, évêque d’Autun. En 1461, elle n’était plus que la chapelle particulière du château. Enrichie par les donations de Jacques et de Geoffroy de Chabannes, elle fut restaurée par ce dernier et devint mie des plus riches prébendes du Bourbonnais

Antoine, frère de Geoffroy de Chabannes, fut un des fidèles serviteurs de Charles VII, qui visita le château de la Palisse au mois d octobie 1456. Il fut injustement impliqué dans les intrigues qu’Antoinette de Maignelais, favorite de Charles VII, qu’elle avait quitté pour le duc de Bretagne, avait ourdies contre le roi de France. Mais la confiance de Charles VII repoussa ces odieuses calomnies, et c’est au sire de Chabannes que le roi, en mourant, confia les chagrins que lui avait causés le Dauphin Louis. Sa fidélité à Charles VII lui valut une honorable disgrâce lorsque le Dauphin devint le roi Louis XI.

Jacques II de Chabannes, fils de Geoffroy, maréchal de France, fut un des plus vaillants capitaines de son temps. Il est connu dans l’histoire sous le nom de sire de la Palisse. Il augmenta le château domanial en le reliant du côté de la ville à la chapelle. Les magnifiques plafonds à caissons dorés et les poutrelles peintes de fines arabesques qu’on y remarque encore témoignent de son goût pour les arts. L’aile du nord, comprenant la salle d’armes et les grandes pièces de réception, a disparu depuis cette époque, aussi bien que l’enceinte fortifiée, mais la partie qui est encore debout témoigne de la magnificence dé l’ancien château seigneurial.

C’est du château de la Palisse que le connétable de Bourbon s’enfuit, en 1523, pour rejoindre Charles-Quint et servir contre son pays. La maison de Chabannes était unie au connétable par les liens du sang et de l’amitié, On sait comment çe vaillant capitaine, poursuivi par 1 amour

iütf VICHY

changé en haine de Louise de Savoie, mère de François I er , refusa de suivre le roi dans la campagne d’Italie. Surveillé à Moulins par le seigneur de Warty, chambellan de François I er , il quitta cette ville sur le conseil de cet émissaire. Il parut se décider à rejoindre le roi, qui était alors à Lyon; mais, arrivé au château de la Palisse, il se plaignit d’un violent mal de tête, et passa toute une journée couché sur son lit. La nuit suivante, il y eut grand bruit d’allants et venants demandant en toute hâte médecins et apothicaires, comme si le connétable eût été gravement malade. Les médecins déclarèrent qu’il était hors d’état de se mettre en route, et Warty se hâta d’aller prévenir le roi. Mais pendant qu il se rendait-à Lyon en chaise de poste, le connétable montait à cheval, traversait l’Ailier à Gayette et se réfugiait dans son château fortifié de Ghantelle. Il y fut rejoint par plusieurs seigneurs de l’Auvergne et du Bourbonnais qui le suivirent en Italie. L’un d’eux, le seigneur de la Mothe des Noyers, allié à la maison de la Palisse, lui succéda comme gouverneur de Rome après sa mort, arrivée en 1529, au siège de cette ville. Ses biens furent confisqués comme ceux du connétable, et son château de la Mothe des Noyers, donné à des créatures du roi, fut vendu au dixseptième siècle à la famille de Guiche, qui possédait la seigneurie de Saint-Gérand. Il fut légué en 1690 à l’hôpital de la Palisse. Sur les fondations de ce manoir, un des plus anciens du Bourbonnais, l’industrie moderne a élevé un moulin monumental.

Le maréchal de Chabannes, bien qu’ami du connétable, était resté fidèle au roi. Il mourut en 1524, à la bataille de Pavie, à la tête de 1 avant-garde qu il commandait. Son corps fut transporté à la Palisse, où on lui fit de magnifiques funérailles. Un de ses frères, Jean de Chabannes, avait été tué l’année précédente en Italie, aux côtés du chevalier Bayard. Un autre, Antoine de Chabannes, était emprisonné à Loches comme suspect de complicité dans la trahison du connétable. Marie de Chabannes, veuve du maréchal, lui fit ériger un magnifique mausolée en marbre blanc, sur lequel les deux époux étaient représentés à genoux, lui en armure et elle en habits de deuil. Ce beau monument demeura intact jusqu’à la révolution. Pendant la Terreur, une bande de Marseillais qui se rendait à Paris ravagea le domaine, pilla le château et n’épargna pas davantage la chapelle. Tous les objets d’art ou de valeur furent dérobés ou brisés. Une partie des bas-reliefs du tombeau du maréchal se trouvent aujourd’hui au Musée d’Avignon; d’autres fragments sont en Angleterre. Seul, le tombeau de l’ancêtre de la famille, Jacques de Chabannes, put être arraché au vandalisme de l’époque. Il a été recouvré depuis par la famille et replacé dans la chapelle de la Palisse, dont la restauration vient d’être commencée.

Le maréchal de Chabannes, que ses exploits avaient rendu populaire sous le nom de la Palisse, a été cité avec honneur par les historiens contemporains. Un poète du temps très-estimé, bien qu’il eût nom Crétin, lui a consacré un dialogue en vers. Des complaintes et des stances ont .été écrites, sur ses hauts faits et sa mort, en style naïf et touchant. Elles ont malheureusement été oubliées, et la postérité ingrate n’a conserve que le souvenir d’une parodie ridicule composée sous le règne de Louis XIII par un médiocre écrivain appelé la Monnoye.

Charles de Chabannes, fils du maréchal, épousa en 1536 Marie de Mendoze, dame de la reine Éléonore d’Autriche, puis en secondes noces Catherine de la Rochefoucauld. Il reçut en 1548, au château de la Palisse, le roi Henri II, la reine Catherine de Médicis sa femme, le cardinal

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BOUGAREL FILS ÉDITEUR.

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