HOPITAL MILITAIRE
Cet hôpital a été ouvert le 1» juillet 1847 pour y recevoir tous les malades militaires, et plus particulièrement ceux qui revenaient d’Afrique ou des colonies. Le monstre de la manne envoie egalement à cet hôpital les malades de son département, dont le nombre est presque aussi considérable que celui de l'armée de . par suite du séjour que les marms font dans les diverses régions des pays chauds, localités où naissent fréquemmentles maladies du fîie, de l'estomac Les intestins, pour lesquelles les eaux de Vichy sont si salutaires.
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d’i„ E d!™, M 'r U 'r b ”ô- intalda " 1 mililaire d£ 13 ***** réSidaDt J . ayant vu à Vich, un simple soldat prendre les eaux sous des habits
j. J ' immédiatement an ministre de la guerre pour réclamer, en faveur des sous-officiers et soldats, une position officielle convenable, et digne eu tout po,„ des hommes qui saenfient leur santé pour soutenir l’honneur de leur pays et défendre les intérêts de la nation. M. le ministre, secondé par M. le baron Martineau
da .k^ a .Ti , c- U J 3 .' S L e |^ e ^^^ ge t’tntnndant de ,a division, il fut décidé que les sous-officiers et soldats seraient envoyés officieHemenTù
Vichy dans un établissement militaire, et que ces derniers jouiraient des mêmes avantages que MM. les officiers.
Par suite de ce concours unanime, une commission fut organisée, composée d’un sous-intendant, M. Duplanlier, d’un capitaine du génie M Davoust et d’un
I.27 J ’ *"* t ! ^ S ’ élant ré “ nie à "» la % * h * 1818, et ayant reconnu que l’hôtel Cornil, qu’elle avait pour
mission examiner, convenait sons tous les rapports à la destination d’un établissement hospitalier, le marché fut conclu, moyennant la somme de 140 000 francs
M. le ministre du commerce, désirant de son côté concourir à cette œuvre de bienfaisance en faveur de notre armée, s’empressa de concéder le droit de puiser 2L OOO litres d’eau, 12 000 au puits Lucas et 12 000 au puits Carré, pour l’usage des malades de l’hôpital militaire.
L’hôtel Cornil, acheté et transformé en hôpital, ne possédait alors pour toute construction que le bâtiment A et quelques dépendances; il ne, pouvait recevoir en tout que trente officiers et soixante sous-officiers ou soldats. Depuis lors, grâce à la sollicitude incessante de l’Empereur pour venir au secours de toutes les institutions qui se rattachent au bien-être ou qui peuvent soulager toutes les classes de la société, cet hôpital, tout d’abord de modeste apparence, s’est successivement agrandi par de vastes et nombreuses constructions, et complété en 1861 sous la direction du génie militaire, d’après les indications fournies par Sa Majesté ellemême.
L’hôpital militaire, tel qu’il est aujourd’hui, se compose de sept corps de bâtiments disposés ainsi qu’il suit :
Le bâtiment A, que l’on trouve en entrant, formant à lui seul l’ancien hôtel Cornil, est consacré, au rez-de-chaussée, au logement du concierge, aux réfectoires des sous-officiers et soldats, à la pharmacie, à la dépense ainsi qu’aux magasins de l’administration; au premier, on trouve dix-sept chambres qui sont occupées par autant d’officiers, tandis que le second est consacré entièrement aux logements de soixante: sous-officiers ou soldats, ainsi que plusieurs chambres du troisième étage.
Le bâtiment B, auquel on arrive en traversant celui dont nous venons de parler, a été livré aux malades par le génie militaire en 1856. Il renferme au rez-dechaussée le cabinet du médecin en chef et la chambre du médecin de garde, la salle à manger de MM. les officiers, le salon, le fumoir et la salle de jeu, ainsi que la cuisine avec ses dépendances. Le premier étage de ce bâtiment est divisé en vingt-quatre chambres; chaque chambre est occupée par un seul malade. Le second et le troisième sont distribués dans le même ordre que le premier; de telle sorte que ce bâtiment peut recevoir soixante-douze malades. L’ameublement, pour tous les officiers, ne manque pas de confortable : il se compose d’un lit de fer avec sommier élastique, un matelas, oreillers de plume et autres accessoires d’un lit convenablement garni; d’une commode, d’un fauteuil élastique, de deux chaises, d’une table; glaces et cabinet de toilette. Une grande partie de ces chambres sont pourvues, en outre, de cheminées de marbre.
Le bâtiment C, à gauche en entrant par la grille de l’hôpital, qui était occupé depuis 1861 par les bains, a été transformé, au rez-de-chaussée, en dix chambres pour dix officiers. Le premier de ce petit bâtiment est destiné au logement des divers officiers de santé ou d’administration attachés au service de l'hôpital pendant la saison; le troisième sert de casernement aux infirmiers.
La construction qui fait face au bâtiment G, à droite.en entrant à l’hôpital, portant la lettre D, est occupée, au rez-de-chaussée, par les bureaux de l’administration et le casernement des soldats valides qui composent le détachement pour la garde de l’hôpital. Au premier se trouve le logement destiné à l’officier comptable.
Sous la lettre G, à gauche avant d’arriver à l’escalier qui conduit à la terrasse du jardin, se trouve un bâtiment carré dans lequel on a placé la machine à vapeur, la buanderie, un séchoir à air chaud, et les divers réservoirs de distribution d’eau minérale, d’eau douce chaude et froide.
Après avoir monté les quelques marches qui se trouvent à côté du bâtiment de la machine, on trouve le jardin, planté d’une belle allée de tilleuls; à droite, on
VICHY
remarque un pavillon contenant vingt-quatre chambres d’officiers séparées les unes des autres et meublées comme les chambres des autres bâtiments; à la gauche, on aperçoit l’établissement des bains, qui se compose, dans le sous-sol, de galeries circulaires à hauteur d’homme, renfermant tous les tuyaux d’adduction et de distribution des eaux, avec des caniveaux pour donner passage aux eaux de vidange; au rez-de-chaussée se trouvent deux séries de cabinets de bains séparées par une grande et belle galerie centrale, servant de promenoir, parfaitement aérée et éclairée. Ce bâtiment renferme cinquante baignoires, quatre cabinets de douches de toutes espèces, et un cabinet'de bains de vapeur avec son sudatorium.
L’hôpital, d’après les dispositions actuelles, peut recevoir cent quatre-vingts malades par saison; mais comme Sa Majesté, pour donner plus d’étendue à la saison et venir au secours d’un plus grand nombre de malades, a ordonné, sur les diverses propositions qui lui ont été adressées par le service de santé, que l’ouverture de l’hôpital aurait lieu, à partir de 1862, le 1 er mai de chaque année pour finir le 1 er octobre, de telle sorte que chaque série de malades puisse avoir une durée de traitement de trente-huit jours, en divisant, comme cela a lieu, ces cinq mois en quatre saisons, six cent quarante malades au moins, d’après ces dispositions, pourront être reçus tous les ans dans cet hôpital.
L’entrée dans cet établissement n’est pas seulement réservée à l’armée de terre et de mer, soit en activité de service, soit en retraite; elle s’étend également, par assimilation, aux employés du ministère de la guerre, de l’administration de la douane, ainsi qu’aux services civils de l’Algérie.
L’installation du service des bains dans l’intérieur de l’hôpital, qui n’existe que depuis 1861, a été très-profitable aux malades, en leur permettant de prendre leurs bains et leurs douches à des heures convenables, sans sortir de l’hôpital ni être exposés aux mille inconvénients de la toilette à laquelle sont condamnés les baigneurs de la ville, qui sont forcés de quitter leurs hôtels pour se rendre à l’établissement des bains.
Une alimentation variée, de bonne nature, appropriée à l’état général des malades et suffisamment abondante, vient seconder l’action thérapeutique des eaux. La position particulière de l’auteur de cette notice ne lui permet pas, par un sentiment de convenance, d’écrire lui-même ni de rapporter les éloges que divers auteurs ont cru devoir exprimer sur cet hôpital, et que l’on trouve consignés soit dans la Semaine de Cusset, soit dans le Nouvelliste de Vichy; toutefois il ne saurait se dispenser de citer, d’après le Nouvelliste du 21 août, l’opinion de M. Béchet, qui dit : « Il demeure évident que dans les conditions où l’Empereur a voulu placer l’hôpital.militaire, cet établissement se trouve établi de la manière .la plus judicieuse, et suffira à tous les besoins pour un long avenir. Ici comme partout, les choses ont été ordonnées avec celte entente des besoins et cette prévoyance de l’avenir qui caractérisent les entreprises sanctionnées par le chef de l’État. »