‹ Victoire d'ameChapitre 3 sur 18 · DÉDICACE IX · texte numérisé non relu

DÉDICACE IX

le labeur paternel a retourné; notre jeune frère grandissant pour la Patrie et pour les Lettres, lui aussi, recevant de nous les enseignements virils qui donnent aux cœurs d'enfants une forte trempe d'honneur, de courage, de fierté... Oui, certes, cela eût été beau, et l'on eût dit : Voilà une famille de braves gens qui aiment passionnément la France et qui ont le culte des choses de l'esprit. Pourquoi faut-il que nous ne soyons plus que trois, et que tu sois parti, toi notre orgueil,. toi notre éternel regret!

Du mystérieux pays où tu t'en es aJlé rejoindre ceux que j'ai perdus avant toi, ô voyageur lointain, ma pensée te rappelle sans cesse : et c'est une très mélancolique, très douce chose aussi, que cette communion^ créée par le souvenir, entre les pauvres morts et les vivants. Mes yeux sont pleins de ton image, que j'ai multipliée autour de moi, reproduisant tes traits à toutes les époques de ta trop courte vie. Te voici, sur ma table de travail, brillant de force et de santé, tel

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