DÉDICACE XIII
nombre de jeunes -filles ou de femnies, qui ont, caché dans quelque coin, un livre à fermoir où elles consignent au jour le jour Thistoire de leur vie sentimentale, — comme la malheureuse créature dont j'ai imaginé d'écrire les mémoires intimes.
J'ai longtemps hésité sur le choix du titre.
On m'a fait peur de : Conjux dolorosa^ que j'avais pris d'abord et qui me plaisait. Je me suis décidé pour : Victoire d'âme^ qui est prétentieux, mais qui a du moins l'avantage d'exprimer bien l'idée initiale de ce petit roman.
Je me suis efforcé de serrer mon sujet d'aussi près que possible, de noter et de rendre fidèlement chacune des nuances de sentiment qu'il comportait, de marquer avec soin toutes les étapes faites par mon héroïne sur la voie douloureuse où je l'ai conduite.
Maintenant que j'ai fini, je procède à mou examen de conscience, et je me demande, non sans inquiétude, si c'est bien de la « psychologie » que j'ai fait.