Du latin imbecillis, faible
3.—Le manuscrit porte : JIs souflent dans la manche, ce qui n’a aucun sens,
Mais de tous ces exploits brillants Quelle est l'âme secrète ?
On la connaît par ses talents £ Faut-il d'autre interprète ?
Oui, c'est Bigot qui des vainqueurs Soutient le bras terrible
Et fait circuler dans les cœurs Cette force invincible, 1
Voilà qui est bien. calm tour à tour sont glorifiés, et âme de tous nos triomphes sur pas attendu à celle-là, Or, pas , à celle de l'Hôtel-Dieu comme à
on lit distinctemen
ncore moins averti au se faire l’“ interprète ” du public en
Oui, c'est Bigot qui des vainqueurs Soutient le bras terrible
Et fait circuler dans les cœurs Cette force invincible.
Or, au-dessus de Vaudreuil, au-dessus de Montcalm, au-dessus de... Bigot (que l'on me pardonne d'accoler ce nom à ceux qui précèdent, et à celui surtout que je vais dire), au-dessus de tous les
1.—M. Chapais qui dans son Marquis de Montcalm, PP. 144-145, publie cette chanson, en omet les deux dernières strophes, 2.—Cité par M. Chapais. Le Marquis de Montcalm, p. 348.
défenseurs de la colonie, c’est encore à la Sainte Vierge, protectrice attitrée du Canada, que l'on attribua le brillant fait d'armes de Chouaguen. Et ici du moins, les admirations et la reconnaissance se rencontraient sur un terrain supérieur, où les préférences particulières soit pour Vaudeuil, soit pour Montcalm, soit pour... l'autre, n'avaient plus de lieu, chacun, les chefs eux-mêmes, pouvant sans amoindrir leur gloire faire taire leurs rivalités devant la triomphatrice divine, sans rival humain,
Le général dont la haute sagesse
Remplit ces lieux de joie et d’allégresse
N'a jamais oublié dans ses nobles travaux
Que c'est à vous qu'est dû l'honneur de ses drapeaux,
Et tout le monde pouvait mêler au versets du Te Deum, sous les voûtes de l’église paroissiale de Montréal au retour de l’expédition de Chouaguen, les strophes suivantes du cantique à Marie,
Air : Adorons tous,
Auguste Reine, au jour de votre fête,
De Chouaguen nous faisons la conquête ;
Ce jour trois fois heureux de votre Assomption Assure à ce pays votre protection. [bis]
Depuis longtemps l'Anglais avec audace Avait sur nous usurpé cette place,
Mais ne savait-il pas qu’en s’attaquant à nous Il pourrait attirer votre courroux ? [bis]
De nos soldats le belliqueux cortège
Sous votre nom en commence le siège ;
Vous diriges leurs bras, leurs canons, leurs mortiers, N'est-ce pas à vous que sont dûs les lauriers ? [bis]
SG
Les murs tombent sous l'effort de la foudre,
Le fer, le feu réduisent tout en poudre,
Tu ne subsistes plus, orgueilleuse cité,
Tes soldats sont heureux d’être en captivité, [bis]
Dre tqs re
Montcalm, Rigaud et toute leur armée
Inviteront la prompte Renommée
A publier partout que c’est à votre doigt
Qu'ils doivent le succès de ce brillant exploit, [bis]
Le général dont la haute sagesse UE Remplit ees lieux de joie et d’allégresse [4 N'a jamais oublié dans ses nobles travaux | Que c’est à vous qu’est dû l'honneur de ses à [drapeaux, [bis] }
Nous nous joignons au doux concert des anges Pour annoncer votre nom, vos louanges ;
De vos divins bienfaits le présent, l’avenir, Graveront dans nos cœurs un constant souvenir, [bis]