Riller, p. 3, Cit. Loguay
2. Revue politique : Cherbuliez, pp. 185-188, 1900, par Mw Van Amstel. 3. Revue politique, 24 décembre 1881, L. Ducros.
procurer »t. Cherbuliez avait-il eu une expérience quelconque du professorat? On a affirmé que non; qu'il avait refusé un préceptorat. « Diverses situations, des chaires de professeur et même un préceptorat princier, s’il faut en croire Montégut, lui furent offerts alors. Mais sa propre éducation n’était, lui semblait-il, achevée, ni dépensé tout l’argent du fameux héritage”. » Cependant nous relevons dans le Figaro ceci :
« Cherbuliez professa quelque temps à Genève puis accepta des préceptorats et ainsi visita l’Europe avec ses élèves, puis voyagea pour son propre compte, venant entre temps habiter la maison de sa famille à Champel, faubourg à l’est de la ville‘. »
La question d’une carrière dans l’enseignement ne s’était-elle pas posée pour lui? Il semblerait que oui. D'abord, il eut été assez naturel qu’issu d’une famille de professeurs, fils de professeur luimême, il eut été dirigé dans cette voie. Nous savons également qu’à cette époque il sollicita, sans l’obtenir, un poste de l’Académie de Genève. Il eût désiré y enseigner l’histoire.
Ce poste il l’ambitionna assez fortement, a-t-on affirmé, pour se tourner vers l’enseignement libre, étant dans l’espoir d’attirer sur lui de la sorte l’attention des pédagogues : « Le jeune « Causeur athénien », toujours les yeux fixés sur l’Académie de Genève, s’essaya à l’enseignement par un cours libre sur la Chevalerie en 1861. L'effet produit fut très grand, du moins sur les bons juges... M. Cherbuliez ne fut pour cela de l’Académie de Genève ° ». Mais nous reviendrons ultérieurement à ces conférences. Avant de les entreprendre il convenait qu’il fit ses premières armes, que son nom fût un peu mieux connu.
Dans ce but, il décida d'écrire des articles. En 1858, la Revue Germanique venait d’être fondée par Dollfus et Nefitzer. Cherbuliez envoya des essais qui furent acceptés. Nous relevons les indications suivantes : « Le premier article de Victor Cherbuliez figure sous cette signature dans la neuvième livraison de l’année 1859. IL a pour titre : Philosophie du Beau. Étude sur le système d'esthétique de M. Th. Vischer. Il occupe les pages 505 à 533. »
Le deuxième article à ce sujet est annoncé pour « une prochaine livraison ». Il paraît dans la cinquième livraison 1860 (mai) de la