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des hommes comme dans celui des divinités la lutte entre les deux principes se termine d'habitude par la victoire du bien, que Typhon finit par se laisser désarmer et qu'Horus, dieu bienfaisant, prend en main le gouvernement des affaires de l'univers*.»
D'ailleurs, le mal, qu'est-ce que cela prouve? Que le bien existe et qu’il peut être déformé : « La laideur de nos vices, disait Castiglione aux censeurs moroses de son époque, témoigne de la beauté de nos vertus; car ce qu’il y a de pire au monde c’est la corruption du bien”. »
Et retournant pour son propre compte la phrase révélatrice de toute l’œuvre du très illustre ettrès désabusé moralisie des Maximes, Cherbuliez affirme sa foi dans le Bien et dans ses zélateurs les plus dignes : « Les cœurs purs vont au bien, comme les eaux des fleuves à la mer°. »
De même que le Mal est étroitement apparenté au Bien, de même le vice et la vertu semblent avoir une origine commune ou tout au moins une étrange ressemblance. Cette ressemblance, c’est l’excès ou l’outrance : le manque de modération dans le désir ou dans sa négation, voilà ce qu’à l'ordinaire on dénomme Vice et Vertu: « Mylitta, j'ai pénétré le secret de ta double nature... Tu es la déesse de la licence et de la retenue, la déesse des abandons et des refus... Si nous n'avions pas de désirs le monde périrait ; il périrait si nous n'avions pas de vertus‘. » Et encore : « Les choses sont ainsi faites que tout sentiment vif est nécessairement outré*. »
Vices et vertus paraissent donc découler de nos fortestendances, de nos passions, donc de notre nature même ; et « par malheur la plus forte tendance de notre nature est d’abuser‘. » Cependant vertus et vices sont compliqués de raisonnement. Cherbuliez du moins l’admet pour la vertu qu’il appelle « une force gouvernée par la raison’. »
Dans la vertu entre une part de renoncement, car : « 1l n’y a d’actions vraiment bonnes que celles qui coûtent*. » Sans doute la Religion qui a eu pendant de longs siècles en quelque sorte le mono-