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qu’il lui plaît le bonheur prend tous les visages'. » Il s’agit de savoir le reconnaître.
La joie compte pour beaucoup comme facteur stable de notre félicité. Cherbuliez ne la confond pas avec la simple gaieté. C’est là un de ses attributs divins : « Les anges, »dit-il, « ne sont pas gais, mais ils sont joyeux”. » On a l'impression d’un bonheur intérieur à regarder transparaître une belle âme : « L’âme a sa lumière qui transforme un visage*. » À certains indices on sait que le bonheur est là : « Le fond de son âme se trahissait par le pétillement de son regard; son bonheur s’échappait*. » C’est un secret qu’on ne sait pas garder.
Le bonheur réside aussi dans la plénitude de nos facultés et dans le rythme harmonieux de notre double nature qui veut tour à tour le calme et l’action : « Je mets le bonheur dans une certaine alternance de repos et de mouvement; assez de mouvement pour vivre, assez de repos pour regarder vivre*. » Également : « Les habitudes et les aventures... voilà selon les cas, le bonheur‘. » Ou, enfin, pour exprimer diversement la même idée : « Fatigue ton corps pour reposer ton âme’. » Grâce à « ces deux magiciennes que l’on appelle l'habitude et l’espérance*, » l’homme possède des auxiliaires puissantes dans sa recherche du bonheur. Les habitudes, surtout quand elles sont anciennes, on peut les compter comme favorables ; « des habitudes d’un siècle, de deux siècles !... Ce sont celles-là qui font le bonheur*. » IL est vrai que les habitudes engendrent fréquemment les préjugés et certes ces derniers peuvent empêcher l’homme d’être heureux : « Qui nous délivrera des préjugés ? Je frémis quand je songe à la somme énorme de bonheur qu’ils ont dérobé à notre pauvre humanité”. »
L’espérance, elle, engendre le rêve, mais malheureusement ce dernier se heurte aux contingences de [a vie civilisée : « Le moyen de rêver au bord de l'océan depuis que nous savons ce qu’il ya de
. Miss Rovel, p. 145.
. La Vocation du Comte Ghislain, p. 50.
. Le Grand Œuvre, p. 133.