‹ Victor Cherbuliez: Romancier, Publiciste, PhilosopheChapitre 164 sur 298 · Idem, p · texte numérisé non relu

Idem, p

« À une certaine hauteur tous les grands esprits se rencontrent... Il retrouvait dans les religions les plus étranges et secrètes harmonies avec sa foi. » (Un catholique parle.)

La vraie signification au delà du dogme? Un protestant nous la donnera : « Monsieur Bird n’est plus pasteur parce que Monsieur Bird ne croit plus tout à fait ce qu’il croyait dans sa jeunesse... Il estime que la première vertu est la sincérité... Il a vu à Genève sur un tombeau une inscription qu’il admire beaucoup : La vérité a un front d’airain et tous ceux qui l’auront connue seront effrontés comme elle. Dire hautement ce qu’on pense c’est agir... La lumière et l'amour ! la sincérité et la charité! Toute la religion est 1à...°?. »

Ayant ainsi défini la nature et les attributs de la religion, il restait à notre auteur à définir celui de ses serviteurs chargé du soin de sa glorieuse destinée; le grand entraîneur d'hommes, le vivant symbole de la pensée qu’elle représente, le saint :

« La véritable sainteté est un divin équilibre entre la glorification et le mépris de la vie, entre la sévérité et l’indulgence, entre la rigueur et l’amour. Je ne saurais trop vous répéter qu’il y a un peu de joie au fond de toutes les grandes et belles choses et que l'espérance est une vertu. » Ceci en réponse à un interlocuteur qui affirmait que : « la meilleure raison de croire à la divinité de l'Évangile, c’est que la foi chrétienne est un pessimisme réduit en dogme‘ ».

Cherbuliez a dit autre part que les grandes vertus sont joyeuses; c’est donc dans la joie que les grands chefs d'église répandront autour d’eux la Bonne Parole encore que ce soit par l’exemple du renoncement.

Mais la religion n'est pas réservée aux seuls croyants, à ceux dont il est presque dans la nature de croire et d’adorer.

Elle s'étend également à ceux qui font l’effort nécessaire, gage de leur sincérité, même à ceux qui confessent n’avoir pas la foi mais qui désireraient l’avoir : « Je me persuade qu’on arrive à la foi par la pratique, que nos actions et nos œuvres décident de nos croyances”. »

L'auteur n’est pas éloigné de penser que le scepticisme qui à

. La Vocalion du Comte Ghislain, p. 74.

. Paule Méré, p. 26.

. La Vocation du Comte Ghislain, p. 220.

. Idem, p. 220.

Page 1