‹ Victor Cherbuliez: Romancier, Publiciste, PhilosopheChapitre 251 sur 298 · F TP TT PRET MAT · texte numérisé non relu

F TP TT PRET MAT

« Le cœur sensible. »

« La sensitive et l’homme de bonne compagnie. » « L'amant de la nature. »

« La belle âme. »

« Les égotistes. »

On y voit tantôt le caractère, tantôt la sensibilité l'emporter selon la mode. « La littérature, a-t-on dit depuis longtemps, est l’expression de la société. Et comment en serait-il autrement? Tout se tient dans l’esprit humain et il n’est rien à quoi la civilisation ou la barbarie d'une époque n’imprime sa marque. » (L'Idéal Rornanesque, p. 3, introduction). L'’idéalisme comporte un enseignement, avonsnous dit. Cherbuliez pense qu’on peut le trouver dans la littérature. Sans être réaliste il croit lui aussi au « document humain » : « Je m'empresse d'ajouter que la lecture des romans peut être autre chose qu’un plaisir; elle devient une occupation intéressante et instructive, s’ils’agit, non de ces productions éphémères qui naissent aujourd'hui pour mourir demain, mais de l’un des chefs-d'œuvre que le passé nous a légués... Ces vieux romans... ces vieillards de la lettre moulée, sont bons à entendre causer, car ils ont des choses à nous apprendre sur l’histoire des esprits, des mœurs et des idées. » (L’Idéal Romanesque, pp. 2-3.) Vivent donc les héros de roman, puisque grâce à eux, à leur âme forte, à leur idéal caractérisé ils parviennent à faire renaître sous nos yeux une époque que le temps avait selon toute apparence abolie! Toutefois : «ces héros de roman ont bien si on le veut une grandeur idéale, mais ils représentent l’idéal propre à leur époque» (i6id., p.10). II est bon de noter ici que Cherbuliez esquisse fort nettement la théorie que Taine mit ultérieurement en vogue, celle du « personnage représentatif ». « Le langage et les gestes de la passion », a-t-il dit ailleurs, changent selon les âges. » Le rôle du roman idéaliste consistera donc à faire ressortir sa vérité éternelle mais rajeunie au goût du siècle, et nous avons unité et harmonie, les deux attributs de l’art classique. Ainsi se maintient la tradition. Continuité et évolution en sont les modes. Cherbuliez a tenté de montrer que le roman tel qu'il le conçoit les a suivis : « La poésie est née de l’enthousiasme, la prose de la réflexion ; la poésie chante, la prose parle ; et qu'est-ce que le roman? c’est l'épopée qui cesse de chanter et qui se met à parler. Le roman moderne ne fut à son origine qu'une transformation, une métamorphose de la chanson de geste (Jbid., p. 6)... « La première ébauche du vrai roman (Les Amadis) n'est pas autre chose que la poésie conciliée avec l’ana-

lyse » (L'Idéal Romanesque, p.71). Le Romantisme a été accaparé par les poètes. Dans leurs romans la poésie a donc dominé l’analyse. Les réalistes au contraire ont donné à cette dernière la place prépondérante. Ni les uns ni les autres n’ont en conséquence écrit de vrais romans, au sens que leur donne Cherbuliez. L'école idéaliste, sielle a réussi, a seule su concilier les deux tendances, conserver à la fiction son caractère distinctif. On ne peut vraiment dire que le Romantisme exclue l’Idéalisme. Il serait absurde et foncièrement injuste de ne pas reconnaître à Lamartine, à Musset, à Vigny, à Hugo des titres à l’Idéal. Mais il s’est trouvé que la tradition idéaliste instaurée par les Anciens a été par eux détournée vers l'Homme sublimisé. Le Romantisme a voulu la « poésie complète ». De là la scission. La nature en termes de l’homme ou l’homme dans la nature, voilà le grand schisme du Romantisme. Nous avons vu que Cherbuliez s’est rallié à la première interprétation ; tous ses romans sont des études de caractères, la sensibilité tout en restant présente y joue un rôle de comparse.

Le réalisme non plus n’est pas forcément écarté de sa définition. Et pourquoi le serait-il? Les brutales équations et inégalités n’ont pas cours en littérature. Rien n'est le contraire de rien et rien ne ressemble à autre chose absolument. Il serait trop commode et trop simpliste de pouvoir donner avec H. Houssaye cette définition des deux écoles : « Idéaliste voulant dire qui voit tout en beau, réaliste signifiant qui voit tout en laid » (Hommes et Idées). Non, l’Idéaliste ne voit pas tout en beau, mais sa tendance est à voir l’ordre et l'harmonie et la raison, et c’est là en effet une conception de la beauté. Non, le Réaliste ne voit pas tout en laid, mais il regarde de trop près et l’ « harmonie des ensembles », qui est selon Paul Claudel le but de l’art, lui échappe parfois. L’idéalisme de Cherbuliez ne se reconnaît pas aux noms aristocratiques de ses personnages, bien qu’il y en ait beaucoup dans son œuvre, convenons-en. Il ne plane pas dans une atmosphère raréfiée à souhait, tant s’en faut : « Pour nous plaire », a-t-il déclaré lui-même à Coppée, historien de la petite vérité terre à terre, peintre des humbles, « il faut que la poésie s’accommode à nos faiblesses, à nos curiosités profanes et qu’elle soit profondément humaine... » « ... Vous n'avez jamais pensé qu’il n’y eût de beau que le rare, et vous avez découvert de bonne heure que les choses les plus communes ont une grâce de nouveauté pour qui sait les voir... » « ..… Plus d’un poète, plus d’un romancier, professent un souverain mépris pour les bourgeois et ne s'occupent de lui que pour célébrer ses ridicules. » « ... Hommes

de génie, confessez que le fond de l’homme est le bourgeois! Vous l'avez pensé, Monsieur, et votre muse compatissante ouvrant ses bras, s’est écriée : Laissez venir à moi les petits marchands, les petits rentiers'. »

Cherbuliez n’a d'ailleurs pas été un « pur ». Avec Feuillet l’Idéalisme avait acquis de bonnes manières; mais notre auteur par espièglerie sans doute a fréquemment baissé de ton. Que dire par exemple de cette phrase, écho d’une lecture du Père Goriot « Faudra-t-il changer les draps de la seconde pensionnaire ? Y penses-tu ? Elle part dans huit jours... » (La Ferme du Choquard, p. 99). Nous renvoyons au chapitre Sé#yle pour nombre d’autres exemples de crudités réalistes condamnables chez un Idéaliste mondain mais permises sans doute au romancier moyen qu'était Cherbuliez. Sa tendance vers la beauté parfaite n’en existe pas moins et nous savons qu'il a déploré l’entêtement matérialiste du siècle. Comme il l’a dit lui-même : « On ne voit plus aujourd’hui que les taches du soleil » (L’Idée de Jean Téterol, p. 127).

À quoi reconnaît-on le Beau Idéal? A ce qu'il sait plaire : « On peut dire que le premier point de l’esthétique idéaliste, c’est que l'art est fait pour plaire...

QIl n’y a pas d’art quelque sujet que l’on traite s’il n’y a pas de charme,.. et le charme nulle part ne se dégage de la seule imita tion de la nature ou de la vie », affirme Brunetière*. C’est là prinei palement l'affaire de l’Esthétique et c’est ce qui explique pourquoi celle-ci s’est de bonne heure emparée de l’Idéalisme. Or, Cherbuliez est un esthéticien de profession, un spécialiste de l’Idéal. Nous avons vu ailleurs sa théorie de la conception et du rôle de l'Art. Marc Monnier parlant, à propos des Causeries Athéniennes, des personnages porte-parole d'idées que l’auteur tâche de concilier, nous dit : « L'idéal est leur fait, et cet idéal que M. Cherbuliez hésite si fort à définir, peut-être pour ne pas répéter le mot trop connu de Hegel, est tout simplement l’accord parfait entre la pensée et la forme... Il s’agit de l’art tenant uniquement à rendre son idée, et ne copiant que dans cette intention la réalité‘. »

Ceci, Monnier l’écrivait en 1860 au moment où son camarade

4. Réponse de M. Cherbuliez au discours de réception de M. F. Coppée à l'Académie française, le 18 décembre 1884.

2. F. Brunetière. Revue des Deux Mondes. L'idéalisme dans le roman, mai 1885. 3. Chapitres : L'esthéticien, Le crilique d'art.

4. Marc Monnier. Bibliothèque universelle, revue suisse et élrangère. Tome neuvième,

Cherbuliez en était encore à sa première œuvre. Ayant fait ressortir le côté artiste de sa « dissertation esthétique encadrée dans un roman », qui lui permet d’« arranger la nature à son gré » et avec artifice, il montre que le jeune écrivain est bien dans la tradition classique, qui dispose, apprête et modifie la réalité pour l’asservir à une idée : « Tel était l’idéal grec, parfaitement opposé au réalisme malgré les scènes familières que ne dédaignaient point Homère ni Phidias. Cela est si vrai que l’art antique ne devint réaliste qu'à son déclin, lorsqu'il rechercha les types nationaux et individuels, le « caractéristique » en un mot, quittant l’épopée pour le drame et s’éloignant ainsi de son génie, au moins dans la statuaire, à mesure que le progrès naturel de l'intelligence cherchait à le rendre plus vivant, plus humain... » À ce compte et d’après ce que nous avons cru pouvoir affirmer sur l’ensemble de son œuvre de fiction, Cherbuliez serait un idéaliste décadent, un indiscipliné vénérant ses anciens maîtres mais jetant un coup d'œil intéressé sur les nouveaux. Îl croît certes, et très fermement à l’Idéal, mais son Idéalisme s’accommode fort bien de l’étude des types nationaux, voire internationaux, des individus « caractéristiques », côtoie parfois le drame bien que ce ne soit pas pour longtemps et ignore de propos délibéré l'épopée. Comme l’a dit peu charitablement un de ses critiques : « On ne voit nulle part chez lui cette préoccupation de l'infini... Mais c’est gentil tout de même!... » A notre avis si le romancier à pu se maintenir dans la tradition idéaliste et, ce qui est plus important, aider à en assurer la survie en France, c’est précisément parce que sa conception de l'Idéal, ou plutôt sa réalisation était à mi-hauteur entre ciel et terre, était capable d’accrocher quelques reflets du monde en action dans la douleur ou le plaisir. Mais il est à croire que Cherbuliez a été plus qu'un écolier indiseipliné, ce serait un véritable rebelle entièrement réfractaire à certains dogmes de la tradition idéaliste. Monnier dans l’article précédemment cité dit en eflet : « Mais il est encore un point qui me déconcerte un peu dans le nouveau livre. L'auteur n'accepte pas la distinction qu’on a faite entre l’art classique, complet parce qu’il est fini, et l’art romantique, incomplet parce qu’il est infini... » Il est bon de faire observer ici que justement ce qui a généralement été considéré comme le mérite le plus particulier de Victor Cherbuliez c’est son indépendance d’esprit : Naguère après de fortes études classiques dans lesquelles Platon et Aristote reçurent tour à tour son hommage assidu (il avait auparavant tourné dédaigneusement Le dos à la philosophie matérialiste venue d’Angleterre parce qu'on

voulait la lui enseigner de force), il se passionna pour Kant, ce qui chez lui devait prendre couleur de discipline mentale. Sans crier gare il courut ensuite s’abîmer dans les brumes hégéliennes, tout juste assez longtemps pour les apprécier sans en être atteint; et tout à coup, faisant volte-face, ce fut vers les dieux clairs de la Grèce qu'il porta son adoration; ce qui ne l’empêcha nullement de rester en coquetterie avec Goethe et Hegel sa vie durant. Il semble bien qu'il ait sans le vouloir peut-être fait tout son possible pour maintenir en lui-même en équilibre les plateaux de la balance de son idéal : caractère, sensibilité de l’esprit; idéal nordique, idéal méditerranéen ; poésie, analyse. Il est malaisé de pouvoir l’assimiler à une école ou à un mouvement en vogue. C’est parce qu'il est à bien des ‘égards en marge qu’il a un idéalisme plus vivace et plus actif. On lui a trouvé souvent comme une parenté spirituelle avec Renan surtout dans le « déniaisement » (qui faisait si peur à Amiel) et l’éclectisme intellectuel. De même avec Sainte-Beuve, « cet esprit le plus rompu aux métamorphoses... » Ils étaient là toute une lignée, toute une « famille d’esprits », tous de nature indépendante, nullement inféodés aux écoles mais leur empruntant quand il le fallait leurs procédés. Cette indépendance s’affirmait dans une sorte de résistance à couleur de classicisme mais sans violence ni peut-être sans grande conviction. Brunetière était trop partisan pour être vraiment de leur bord, Taine trop dogmatique pour appartenir à un parti dépourvu de programme. Tous ils avaient adoré quelques dieux dans leur jeunesse, et tous ils les avaient brûlés. Le Français est ainsi fait qu’il peut concilier le culte sincère de la tradition avec la curiosité de l’avenir; le présent peut l’enthousiasmer mais il s’en lasse vite. L’idéalisme tel que le concevait Cherbuliez et ses contemporains correspond assez exactement à cet esprit, c’est pourquoi ses chances de plaire et de durer sont excellentes. Il faut noter cependant qu’il diffère absolument du dilettantisme débilité à force d’indifférence réelle ou prétendue : c’est presque une banalité que d’affirmer que le Français se distingue des autres peuples par son intérêt passionné pour les abstractions. Point n’est besoin qu’un homme de chez nous ait reçu une bonne instruction pour que des mots tels que justice, patrie, égalité, exercent sur lui un magnétisme surprenant. L’idéalisme qui affecte de semblables termes convient donc parfaitement au génie de la race.

Mais Cherbuliez s’il a voulu faire triompher un idéal s’est bien gardé de se cantonner dans des sujets où l’abstraction règne en

souveraine maîtresse ; cela parce qu’il n’a qu’une médiocre confiance en elle : « Rousseau », dit-il, « est le plus abstrait des grands esprits, et l’abstraction est l’ennemie mortelle de la vraie philosophie. Les esprits abstraits ne saisissent jamais une vérité tout entière, mais une moitié, une tranche, une surface de la vérité ! La vérité est chose vivante et elle vit parce qu’elle est organisée, parce que toutes ses parties sont étroitement unies et s’animent les unes les autres. L'esprit abstrait tue les vérités, parce qu’il les isole. Rien de plus simple que la guillotine. IL faut se défier des vérités trop simples... » (L’Idéal Romanesque en France, pp. 140-141).

C'est donc pourquoi Cherbuliez pense qu'il faut faire intervenir le sentiment dans l’Idéal. Or : « Sentir, c’est penser confusément; et c’est pour cela que nous avons souvent tant de peine à exprimer ce que nous sentons. Car pour l’exprimer, il faudrait le penser nettement et le propre du sentiment est d'être confus » (Jbid., p. 131). Il a dit ailleurs : « Ce sont les idées vagues qui gouvernent le monde ». Mais l’idée d’un ensemble vivant, d’une harmonie, nous est quand même donnée par le sentiment. Il emprunte à Leibnitz la notion du microcosme, révélé à nous par les « petites perceptions », les « perceptions vagues », les « perceptions confuses », « par . lesquelles nous pouvons concevoir le tout, l'infini du monde » (Jbid., p. 131). « Leibnitz cherche à supprimer le grand divorce entre la nature et l’esprit »... « Le nom commun qui s’applique également à la nature et à l'esprit, c’est la force. tout est force dans le monde » (Ibid., p. 129). De là la justification de la peinture des caractères par le moyen des petites perceptions, ce qui est bien la méthode de notre auteur ‘. Et il ajoute à l’appui de sa thèse : « Je répète, c’est comme l’a dit Leibnitz, ce qui fait la variété de nos caractères, nous le devons à nos idées confuses plus qu’à nos idées claires » (Ibid, p. 133).

Si on veut une conclusion à la conception personnelle de Cherbuliez de la notion d’idéalisme dans le roman, qu’il nous soit permis de citer le passage suivant dans lequel il exprime le désir de voir s'orienter la littérature nouvelle : « C’est ce xix° siècle-là (celui qui est respectueux pour toutes les gloires du passé... qui possède ce calme, cette mesure, cet équilibre de l'esprit...) dont j'aimerais à retrouver la sagesse dans quelques-uns des chefs-d'œuvre du roman moderne, cette sagesse qui concilie une foi ardente à l'idéal avec la tolérance pour la vie et les hommes, et avec la conviction qu’au

4. Voir le chapitre Style, particulièrement ce qui a trait aux caractéristiques réalistes de l’auteur.

milieu des désordres et des reculs apparents, une force divine agit sur Les sociétés et les ramène nécessairement dans la voie de leurs destinées. Cet amour de la perfection uni à la foi au progrès, si nous la rencontrions dans quelques héros de roman, ce serait assurément dans un sage qui posséderait une faculté inconnue et à la belle âme et à l’égotiste; je veux dire la faculté de s’oublier. Car du moment qu’on aime le bien encore plus que soi-même, il devient plus facile de le découvrir hors de soi, et c'est à l'humilité seule qu’il est réservé de réconcilier l’homme avec les réalités de ce monde » (L'Idéal Romanesque, p. 299).

:Par quoi l’idéalisme dans les romans de Cherbuliez diffère-t-1l de celui de ses prédécesseurs immédiats, par quoi leur ressemble-t-1l ? .« Le roman idéaliste de George Sand, dit M. Des Granges, doit au

romantisme son caractère personnel, son lyrisme. Il lui emprunte

aussi ses théories sur Le droit à la passion ; ses antithèses sociales, bref toutes ses utopies morales. George Sand dans sa première et sa

deuxième manières représente cette forme-de son idéalisme. Puis.

le genre s’assagit et ne mérite plus son titre que par le goût des sujets sentimentaux, le choix des personnages distingués et le style élégant et poétique. L’idéalisme des romans de G. Sand comporte suivant les époques : l’amour-passion, la philantropie sentimentale, la nature... Elle simplifie la nature et elle trouve dans la réalité tous les traits qu’elle idéalise* ». M. Pellissier trouve que l’idéalisme de G. Sand « est instinctif... tourne parfois au romanesque... est tout sentimental? »

A part quelques pages disséminées dans son œuvre entière, mais peut-être plus fréquentes dans son premier roman, l'élément lyrique est pour ainsi dire absent de l’idéalisme de Cherbuliez. Bien moins que G&. Sand il s'inspire du romantisme et on ne peut certes dire qu'il essaie de démontrer des thèses, sauf pour une faible mesure dans Olivier Maugant, ouvrage par ailleurs plutôt réaliste. Surtout il ne simplifie pas, et comme nous l'avons vu son’romanesque n’est guère qu’un moyen.

Toutefois, on n’a pas été sans faire remarquer que l'Idéalisme de George Sand était un « idéalisme de sentiment dans un cadre de réalité... » Dans une lettre inédite à M. D..., citée par Rocheblave, elle a écrit : « J'ai passé bien des heures de ma vie à regarder pousser l’herbe ou à contempler la sérénité des grands pins au clair

Page 1