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Parmi les romans qui ont remporté un gros succès auprès du public, surtout féminin (celui qui fournit aux écrivains idéalistes la majorité de leurs lecteurs), il convient de citer :
Les Lettres à Françoise (deux séries, 1902, 1919) ; Les Vierges fortes (1900).
Dans ceux-ci au moins on trouve une élévation de sentiment et même une pureté qui les désignent comme appartenant en propre à la tradition.
René Boylesve, comme beaucoup de romanciers psychologues, ne semble pas pouvoir se défendre d’un certain pessimisme d’origine néanmoins nullement naturaliste. Citons de lui :
Mademoiselle Cloque (1899) ; La Becquée (1901);
L'Enfant à la Balustrade (1903) ; Le Bel Avenir (1905);
La jeune fille bien élevée (1912).
La « grâce sentimentale » dont parle M. Prévost, l’élégance et le charme que conseillait Sainte-Beuve en rehaussent le mérite.
Il est certain que pour le plus grand nombre des romanciers psychologues l’optimisme n’est guère en évidence. E. Rod, dont il a été question précédemment et que l’on range souvent parmi les auteurs du groupe présentement oublié, a écrit des livres empreints de mélancolie et de tristesse. E. Estaunié, romancier philosophe, accuse encore davantage cette tendance. « Ses derniers romans ont montré avec quel bonheur l’idéalisme s’allie chez ce psychologue aux dons d’observation précise et rigoureuse”. »
Signalons surtout entre autres œuvres :
La Vie secrète (1908);
L'Ascension de M. Baslèvre (1920) ; L'Appel de la route (1921);
L'Infirme aux mains de lumière (1923).
On a eu l’idée originale de représenter les trois grandes forces de réaction contre le naturalisme par trois B : Brunetière, Bourget, Barrès. Des deux premiers, il a déjà été question. De Barrès on peut dire qu’il a su aller de pair avec son temps et exalter les esprits d’une jeunesse ardente en se « faisant le peintre des traits