Notices généalogique de Geliffe, 15° volume
5, Intermédiaire des Chercheurs et des Curieux du 25 mai, 1883, livre 16, p. 318, signature : C. D.
ami de Voltaire, ce Cornuaud a laissé des mémoires intéressants qui parurent à Genève il y a quelques années, je crois. Enfin Bourrit, un bisaïeul maternel du romancier, est l’explorateur qui, le premier avec Saussure, parcourut la vallée de Chamonix et conquit le Mont-Blanc!. »
Française donc son origine s’il faut en croire Renan et plusieurs autres, mais avec des variantes :
« Sa famille française d'origine s'était fixée dans le canton de Vaud au xvi* siècle?. »
Mais l’on n’est guère d’accord quant aux dates :
« Cherbuliez... d’ancienne famille française émigrée en Suisse à la
Révocation de l’Édit de Nantes...‘ » « Cependant Cherbuliez lui-même n’était pas absolument très convaincu de sa double filiation française dont il était fier *. »
Du côté paternel, en effet, il y avait doute. Dans une lettre intime citée par Ritter, il en trouvait la généalogie directe « un peu confuse ». C’est donc en se rapportant au côté maternel à la branche des Cornuaud, qu'il a fait valoir ses droits de Français, et ainsi qu'il a pu écrire encore :
«C’est en qualité de descendant de Cornuaud que je me suis fait réintégrer dans mes droits de Français’; en remontant de ma grand'mère paternelle jusqu’au premier Cornuaud qui quitta le Poitou, cette filiation est de degré en degré tout à fait limpide. »
« La femme d’Isaac Cornuaud, Marie-Judith Séchehaye, était elle-même, par sa mère, d’origine française »,
ajoute un critique, M. P. Leguay*.
Empruntons à ce critique le passage suivant dont la substance vient de Ritter‘ et soulignons l'intérêt que présente le jugement d’un Suisse impartial départageant les adversaires qui s'étaient un peu trop laissé aller au parti-pris :
« Nous sommes aujourd’hui, grâce aux recherches généalogiques d'Eugène Ritter, beaucoup mieux renseignés que ne l'était Renan sur l’ascendance de Cherbuliez. Nous savons qu'il était l’arrière-neveu de Sébastien Castellion, le premier des théologiens tolérants; qu’il était doublement parent de Jean-Jacques Rousseau au onzième et au douzième