Buloz et ses amis; E.-L. Pailleron, 8 Lng
2. Revue Polilique du 24 décembre 1881, article de L. Ducros.
3. Extrait d’un article par Jean Régnier paru dans Le Figaro du 3 juillet 4899.
4, Revue d'histoire liltéraire de la France, avril-juin, 1998.
6. Victor Cherbuliez, recherches généalogiques, par Eugène Ritter, Genève 1899, in-8.
Fe
Areas DCE TRS ESA ET PRES ETATS À PES RS ee 208 A ENRSE AR ER ñ SFLA re ÿ mt
LE JEUNE HOMME q
degré ; qu’il l’était au vingtième degré de M®* deStaël. Ce sont là de pures curiosités. Mais voici qui est d’un intérêt plus direct. Si le nom de Cherbuliez est originaire du Dauphiné, comme le veut Renan, c’est dans le Jura vaudois que M. Ritter a rencontré le plus lointain ancêtre de Cherbuliez!, en ligne directe de mâle en mâle. [1 semblait qu’une tradition de famille, dont Renan aurait entendu parler, faisait venir les Cherbuliez du Dauphiné…
« En 1698 David Cherbuliez, originaire de Novale, baillage de Granson, était reçu habitant de Genève. Son fils, Jean-Marc Cherbuliez, mort en 1775, avait épousé Élisabeth Paret dont la famille était d’Annonay. Il était monteur de boîtes de montres, un métier essentiellement génevois. François Cherbuliez, fils de Jean-Marc. épousa également une jeune fille d’origine française, Jeanne-Claudine Chovin, dont le père, Abraham Chovin, faisait des ressorts de montres. Les Chovin, réfugiés à Genève pour cause de religion, étaient probablement originaires de Montélimar ou de cette région...
« Avec Abraham Cherbuliez, fils de François, nous franchissons une étape. Né en 1765, il commença par être commis des libraires Barde et Manget, auxquels il succéda... Bon négociant, il fit de sa librairie une maison importante que dirigèrent après lui son fils Joël et jusqu’en 1895 son petit-fils Alfred. En 1791, il avait épousé Louise-Sara Cornuaud, fille d’'Isaac Cornuaud, qui joua dans l’histoire intérieure de Genève au xvirr* siècle un rôle important et fut un publiciste fécond : il publia de 1777 à 1798 plus de cent trente brochures. Dans la dernière, publiée à la date où Genève était réunie à la France, il invitait ses compatriotes à ne pas pleurer leur misérable existence politique particulière, appelés qu'ils étaient à partager celle d'une grande et triomphante nation. »
Ce publiciste que Ritter nous assure avoir été « brouillon » ne gardait pas du moins rancune à la France du Directoire des erreurs, comme parle Renan, de l’ancienne politique. Il était, en effet, le petit-fils de Jacques Cornuaud, natif de Moncoutant en Poitou, et de Domergue Gay, d'Uzès, tous deux réfugiés.
Abraham Cherbuliez, de son mariage avec Louise-Sara Cornuaud, eut plusieurs enfants, dont quatre furent des écrivains : André, pasteur puis professeur, le père de Victor Cherbuliez; Antoine, économiste et professeur; Joël, un libraire érudit, l’éditeur de 1833 à 1866 de la Revue Critique des Livres Nouveaux, l'auteur anonyme d’une amusante parodie du Dernier Jour d'un Condamné de Victor Hugo’, et plus tard l'historien de Genève, ses institutions, son développement intellectuel et moral”; une fille, enfin, M*° Tourte Cher-