‹ Victor Cherbuliez: Romancier, Publiciste, PhilosopheChapitre 73 sur 298 · Le Comte Kostia, p · texte numérisé non relu

Le Comte Kostia, p

3. Leguay, p. 72 (référence à Esmiens. Cours élémentaire d'histoire du Droit français 3e éd., 1898, p. 221, note 8).

questions périmées et réglées pour longtemps. Mais précisément, pour nous, lecteurs français d'aujourd'hui qui savons la conclusion qu'ignorait l’auteur, ce livre prend un caractère étrange et presque tragique. Au détour d’une page, souvent une phrase nous fait tressaillir. La Prusse faisait peur à Cherbuliez, et c'était la peur d’un esprit clairvoyant. Aurait-on trouvé en France, à cette date, un autre publiciste capable d'écrire un livre comme celui-ci ? La documentalion en est abondante. Cherbuliez, lecteur assidu de la Gazette d’Augsbourg, l’un des organes les ‘ plus éclairés de l'esprit moderne en toutes choses et du Beobachter de Stuttgart, organe du parti républicain, connaissait quantité de livres ou de brochures sur la situation politique de l’Allemagne au moment où il écrivait. Il savait aussi admirablement l’histoire de l’Allemagne, et en particulier celle de la Prusse, depuis ses lointaines origines, en passant par le Grand Électeur, Frédéric [*, Frédéric-Guillaume I°", Frédéric II. Et comme cette érudition ne semble pas acquise de la veille, comme elle est au service d’un esprit parfaitement juste, le lecteur a l’impression d’être en sécurité... Celivre sur l’Allemagne Politique depuis la paix de Prague faisait présager le Valbert des années suivantes !. »

« Comme en 1869, elle avait envoyé Cherbuliez en Allemagne, la Revue des Deux Mondes, en 1873, l’envoya en Espagne. Depuis la révolution de 1868, qui avait chassé la reine Isabelle, ce pays était le théâtre de troubles continuels... C'est pendant la dictature de Castelar que Cherbuliez fit son voyage en Espagne. Les articles qu’il écrivit à cette occasion parurent du 4° septembre au 15 décembre 1873. Ils furent réunis en volume, / Espagne politique, 1868-1873, paru en 1874. Cherbuliez, qui savait lire l'espagnol, «admirable langue », dit-il, qui connaissait bien l'histoire et la littérature de l'Espagne, dont le livre est farci de citations de Tirso de Molina, de Lope de Vega, de Calderon, d’Alarcon et de Servantès, était bien qualifié pour aller s'informer sur place de tous ces événements qui, à distance, paraissaient un peu confus, Il y avait 1à matière à un très bon reportage. Mais le reportage n’était pas encore à la mode en 1873, el ce n’était pas, au surplus, le métier de Cherbuliez... Ce livre... ne supporte pas la comparaison avec son admirable Allemagne Politique ?...»

Tout de même, réussi ou non, ce livre indiquait bien à quatre ans d'intervalle que les talents d’historien de notre auteur avaient été appréciés. Nous verrons que comme publiciste il fut appelé à donner son opinion sur les événements contemporains et que son jugement comptait auprès du grand public.

C'est surtout Valbert, collaborateur à la Revue des Deux Mondes, qui prouve ses titres d’érudit authentique :

« Le premier article portant la signature : G. Valbert, est du 1*% octobre 1875... Il écrira désormais à peu près régulièrement un article par mois. Le dernier parut le 1° juillet 1899, le jour même de sa mort... Sauf

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