Id., p
et
« On voit par une lettre qu'il avait écrite en 1576 à Orazio Capponi pour lui exposer le canevas de son poème qu’en ce temps il avait déjà renoncé à l'épisode d’Olinde et Sophronie, chef-d'œuvre de passion chaste et contenue *. »
« Le 24 avril de la même année Le Tasse écrit à Gonzague ?... »
Une phrase dans legenre de la suivante, pour n’être pas une preuve, est du moins un indice que Cherbuliez posséda les finesses de la langue italienne :
« Cette gravité superbe qu’on appelaitle sussiego et qui est le contraire de la sprezzatura *, »
On aurait évidemment mauvaise grâce à demander à notre auteur de définir et d'expliquer.
Doutera-t-on de la solidité des connaissances classiques de l’auteur? Là il semble plus facile de faire les preuves de son savoir. Le fils d’un professeur de grec, latin et hébreu qui « veilla soigneusement à l'éducation du jeune homme »*, ne saurait que se reférer à l’original ancien quand il écrit ceci :
« Il recourut au vieil Homère, et il récita tout d’une haleine le passage de l’Iliade où le divin aëde décrit l’allégresse d'un pâtre contemplant les astres du haut d’un rocher. »
Les témoignages qui lui ont été rendus par ses contemporains lettrés devraient d’ailleurs suffire à nous persuader que ses connaissances classiques étaient de bon aloi :
« Les langues anciennes tinrent naturellement dans son éducation la plus large place‘. »
« À quinze ans, nous dit un de ses amis de jeunesse, il savait du grec autant qu'homme en France; à vingt ans, il commentait Platon et Porphyre”... »
Mais sur quelle branche des lettres et des arts Cherbuliez n’a-t-1l