Leguay, p
4. Discours de Réception de M. Faguet, successeur de Cherbuliez, 48 avril 1904.
d’ardeur intellectuelle en fous sens, entre sa sortie de l’Université et ses débuts dans la vie‘! »
« Votre éducation supérieure dura quinze ans », lui dira plus tard Renan... « Paris et les principales universités d'Allemagne vous virent assidu aux chaires savantes, avide de toutes les branches nouvelles?. »
Une éducation ainsi poursuivie, par volonté et par goût, au delà des limites honnêtement proscrites, n'est-ce pas là ce qui constitue à proprement parler la marque d’un esprit foncièrement épris de savoir ?
Conscient de l'importance de la tâche qu’ils’imposait ainsi pour se préparer au métier d'écrivain, Cherbuliez semblait s'être donné pour devise : Recueillir autant d'informations sûres et précises qu’il se pourrait. Telle semblait sa préoccupation constante et son but inlassablement poursuivi. Il admirait profondément, nous le savons, avant tout les savants, les chercheurs, et sans doute avait-il à cœur de se modeler sur eux.
Ne sent-on pas comine une profession de foi ardente ou à tout le moins comme l’écho d’une affirmation convaincue dans cette phrase prononcée par lui au sujet de Dufaure au cours d’une cérémonie officielle ? |
« Il se fit une situation considérable par sa prodigieuse puissance de travail, ainsi que par son étrange habitude de ne parler jamais que de co qu’il savait *. »
Qu'on lise son premier ouvrage, celui qui fit sa réputation parmi les lettres : Les Causeries Athéniennes, et l’on ne pourra s'empêcher d'admettre que sa documentation était sûre et de reconnaître jusqu'à quel point il sut prodiguer à bon escient son étonnante érudition. Et cependant on a affirmé que ce livre fut composé et écrit dans un laps de temps comparativement très court, pendant la traversée du retour de son voyage en Grèce, à en croire quelques-uns.
Mais aux louanges prodiguées à Cherbuliez pour son érudition se mêlent fréquemment des critiques :
« En dépit de cette science un peu pédante, très genevoise et « précepteur suisse », le tout a un grand air dedistinction intelligente. Ge mélange