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hommes il s’en trouve un peut-être qui a la faculté de vouloir et de savoir £e qu'il veut’. »
Mais cela n'est pas le caractère véritable, Peut-être sa définition pourra-t-elle convenir à l’école qui a prétendu voir dans l’amour et la haine des réactions chimiques comme le sucre et le vitriol. Pour Cherbuliez le caractère c’est le courage et l'esprit de suite, tous deux phénomènes très conscients, par lesquels l’acte de volonté se fait et se répète :
« Vouloir! ce n’est rien que de vouloir. Il faut que la volonté ait de la résistance et du souffle”. » C’est à l'obstacle à surmonter que se reconnaît le plus souvent la volonté têtue, mais c’est à la durée et à l'effort refait inlassablement qu’on évalue le caractère : « Tous les hommes forts ont débuté par un serment d'Annibal®. »
Cherbuliez a observé ce fait que l’homme de caractère a peu d'idées mais qu’elles sont fortes :
« Il entendait devenir un de ces hommes qui n’ont qu’une idée et qui sont prêts à tout lui sacrifier, jusqu’à leur vertu‘. ».
Il y revient constamment, car elles lui montrent en quelque sorte sa ligne de conduite, qui ainsi se trouve précisée et simplifiée :
« Quoique son caractère parût compliqué elle n'avait d’autres règles de conduite qu’un petit nombre d'idées très simples qui étaient à ses yeux des vérités évidentes, des axiomes”. »
Elles se substituent en lui au pouvoir d’abstraction, autre forme de simplification :
« L'homme fort voit les choses d'ensemble. » Chez lui l’idée prend forme, substance et vie : « On ne voit bien que ce qu’on regarde au travers d’une idée”. » [1 nous montre par exemple Jean Têterol, caractère fort par excellence, homme qui sait toujours ce qu’il veut : « Causant avec son idée qui lui répondait » et trouve avec Didier son porte-parole que dans ce monde : « il y a deux espèces d'homme, ceux qui pensent et ceux qui veulent, et que la médiocrité des sentiments est favorable à l’énergie des caractères? ».….
1, Le Grand Œuvre, p. 65.