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voulu lui opposer Edouard de Pompéry, peut-être parce que Considérant avait soin d’élaguer du système certaines excentricités ridicules de Fourier, par exemple celle de la queue couronnée d'un œil dont l'espèce humaine devait être pourvue après un laps de quinze mille ans.
Pourquoi est-ce à Considérant qu'on abandonna alors les destinées de l’école? C’est que d’abord son éducation fouriériste était fort complète; nous devons reconnaître, en effet, que nul ne savait mieux que lui faire la différence d’un anti-requin et d’une anti-baleine. Cette raison mise à part, le choix se porta sur lui parce que sa valeur intellectuelle était de beaucoup supérieure à celle des autres ; de plus, au sein même de la secte, se révélaient des divergences d'opinions relatives à la doctrine elle-même. Pour beaucoup de disciples, en eflet, l'adhésion aux idées fouriéristes avait été trop rapide et presque irréfléchie; ils avaient accepté avec fanatisme les assertions les plus étranges du maître ; ils ne les avaient pas admises à la suite d’une longue méditation ; si bien que, le premier moment d'enthousiasme passé, ils retrouvaient les habitudes anciennes de leur esprit. Ceux-là étaient des interprètes peu sûrs, quelquefois ignorants, et au lieu d’affermir la doctrine qui avait besoin de résister aux impulsions et aux attaques du dehors, ils enlevaient plutôt des forces à l’école. Chez d’autres, l'adhésion avait été moins absolue, moins formelle, car plusieurs se souvenaient qu'ils avaient prêché autrefois le