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blie. De ce moment, cela est lout clair, la position de ceux qui y prendront part sera faite, et il n'y aura pas à craindre qu'elle change ou se détériore, car une fois notre journal en crédit, il ne saurait perdre de sa fortune, ainsi que cela a pu arriver à quelques-uns. Nous avons, nous, une barre solide, une idée toute positive, toute scientifique, qui comprend les sentiments et les désirs intimes de tous les partis, les intérêts de toutes les classes, ceux de la royauté comme ceux du carrefour; nous pouvons la suivre jusque dans ses conséquences les plus extrèmes sans danger pour personne, sans même, si nous voulons bien, heurter, froisser des opinions, et surtout, chose inouïe jusqu'à ce jour dans le monde de la politique, et chose qui assurera la stabilité et la durée de notre succès, sans risquer jamais d'aboutir soit au désordre, soit au despotisme. Ceci, qui est notre grande supériorité, n’a été le fait d'aucun journal encore. Tous les journaux qui ont défendu l'ordre jusqu'à présent ont été obligés de s'appuyer sur des principes qui ont pour conséquences souvént prochaines l’abus du pouvoir, le despotisme ; tous ceux qui ont arboré l’étendard de la liberté et s’en sont constitués les défenseurs, ont dû partir d'idées vraies, Justes au fond, comme les principes d’ordre de leurs adversaires, mais qui n’impliquent point une organisation conciliatrice des intérêts-et des classes, et conduisent inévitablement, dans l'application demandée, au désordre, à l’anarchie, Et cependant, des journaux conçus dans cet es-
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prit ont su faire fortune. Que ne sera-ce pas du nôtre, dis ? Aujourd'hui que, lassé de tant de disputes et de controverses vaines et irritantes, on demande une idée qui ne divise plus, une idée qui réconcilie non plus par un simple € embrassons-nous et que tout cela finisse », mais par une œuvre positive, une œuvre d'organisation. Soisen sûr, cela n'est pas douteux le moins du monde, il y a, à l'heure qu'il est, sans plus attendre, dans la société telle qu'elle est, en la prenant seulement par ses besoins d'idées nouvelles, d'idées d'ordre, d'organisation et de travail, et rien qu’en s’adressant aux gens qui pensent, il y a, dis-je, tous les éléments d’un brillant succès pour un journal quotidien de notre façon, et conséquemment toutes les chances d’une belle position pour nous autres qui avons pris la place, qui occupons le centre du fort et savons manier l’arme nouvelle. Ah! si nous avions un journal quotidien ! mais patience, cela ne saurait manquer, alors... »
Au mois de juin 1843, dans un « appel aux lecteurs de Za Phalange », Victor Considérant annonça au public que les nécessités de la propagande exigeaient désormais un journal quotidien, qui seul pourrait gagner de nouveaux partisans à la cause sociétaire. « Jusqu'ici, qu'on le remarque, nous n'avons jamais demandé de fonds qu’au dévouement pur. Aujourd’hui nous avons conquis assez de terrain pour que, si le dévouement fait ce qu’il doit, nous puissions réellement et consciencieusement présenter une affaire financièrement très bonne. »
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A un nouveau journal il fallait une organisation nouvelle : le 10 juin 1843 fut fondée à Paris la société « Victor Considérant et compagnie » pour la transformation de Za l’halange en journal quotidien. Cette société, dont Considérant était à la fois le directeur et le gérant, avait pour objet exclusif l'exploitation du journal; elle devait rester indépendante de celle fondée le 15 juin 1840 pour soutenir Za Phalange et les publications sociétaires, el qui resta € chargée de la librairie, des rééditions, publications nouvelles, etc. » Dans les statuts de la société nouvelle, il était stipulé que Considérant aurait seul la direction de la rédaction et de l'esprit du journal, « direction qui sera absolument indépendante du capital, c’est-à-dire soustraite à toute influence et surveillance individuelle ou collective des bailleurs de fonds actionnaires ou de leurs cessionnaires ». En outre, un conseil supérieur de la rédaction devait être constitué et choisi parmi les personnes connues comme ayant pris une part active au développement des idées que le journal devait représenter ; les membres de ce comité de rédaction furent Julien Blanc, Bourdon, Bureau, Cantagrel, Daly, Franchot, Laverdant, Pellarin.
Le premier numéro du nouveau journal parut le 1% août 1843 ; il avait pour titre : «€ Za Démocratie pacifique, journal des intérêts des gouvernements et des peuples » ; sa devise était faite pour montrer que l’organisation sociétaire étendue au monde entier devait faire l’unité de ce monde: Vos